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Salon de Francfort 1953

Avec ses 584 exposants répartis sur 19 halls et une superficie de plus de 50 000 m², le 36ème Salon international de l'automobile à Francfort, qui se tient du 19 au 29 mars 1953, se présente, comme son prédécesseur en 1951, plus comme une foire professionnelle que comme un véritable salon de l’auto. Outre l’industrie automobile allemande, de nombreux fabricants d’accessoires se doivent d’y être présents. Au cours des deux dernières années, en Allemagne comme dans presque tous les pays européens, le marché des vendeurs s'est transformé en un marché d'acheteurs, ce qui oblige les fabricants à se tourner de plus en plus vers eux.
Outre les modèles présentés pour la première fois en Allemagne ou dans un salon, mais déjà lancés au cours des derniers mois, trois nouveaux modèles sont dévoilés à Francfort chez Opel, Auto-Union (DKW) et Borgward, tandis que Volkswagen, Ford et Goliath baissent les prix de leurs modèles légèrement améliorés. Les constructeurs étrangers ne présentent rien de nouveau mais ils sont néanmoins présents en nombre avec 39 exposants provenant de 10 pays.
Les principales attractions du public à l'exposition sont les nouvelles Opel Olympia Rekord et DKW, ainsi que la surprise du salon, un nouveau coupé de course Borgward, qui doit être construit en petite série et vendu au prix de 18 000 DM. Son moteur de 1500 cm³ avec deux arbres à cames en tête est une variante du moteur qui a été utilisé avec succès dans certaines courses de voitures de sport en 1952. Il est seulement compressé à 8:1 et produit 110 ch à 5500 t/min. La vitesse maximale est estimée à 225 km/h, ce qui est beaucoup pour une voiture d'un litre et demi. Alors que le modèle 2400, lancé en hiver, avec une transmission 4 vitesses ou automatique entièrement synchronisée, est désormais aussi disponible en berline Pullman avec coffre séparé à l’arrière, la 1500 disparaît du programme de production de Borgward. Sur le modèle 1800, la lunette arrière a été agrandie.
Chez Opel, la finition « Olympia » continue d'être livrée au prix inchangé de 5900 DM aux côtés de la nouvelle « Rekord », vendue 6250 DM. Un break, spacieux, attirera certainement également beaucoup d'acheteurs pour 6550 DM.
En plus de la Meisterklasse DKW, Auto Union présente également un nouveau break à carrosserie entièrement métallique, l'« Universal », ainsi qu'un fourgon de livraison urbain.
La veille de l'ouverture du salon, le directeur général de Volkswagen, Heinz Nordhoff a été le premier à annoncer des baisses de prix, suivi de Ford et Goliath. La Volkswagen, dont la barre centrale a disparu de la lunette arrière, est moins chère de 250 DM (en version luxe ou standard), tandis que Ford réduit le prix du modèle standard « Taunus 12 » de 310 DM et celui de la « 12M » jusqu'à 425 DM pour arriver à 5875 et 6575 DM respectivement. Deux nouveaux modèles Ford, une décapotable quatre places et un break, coûteront respectivement 8750 et 7250 DM. Goliath réduit le prix de sa berline de 280 DM et elle reçoit une lunette arrière plus large et un nouveau tableau de bord
La BMW 501 est désormais exposée pour la première fois dans sa version de série.
Gutbrod présente une version quatre places et assez spacieuse de son modèle de 663 cm³, qui doit être commercialisé à partir de juillet. Quant au moteur trois cylindres deux temps refroidi par air de 900 cm³, récemment installé dans le fourgon de livraison Atlas, il est également exposé sur le stand des voitures particulières et on peut probablement conclure que ce moteur sera bientôt aussi utilisé dans les voitures particulières. A la surprise générale, la petite Lloyd, qui vient tout juste d'être équipée de carrosseries plus agréables et d'un moteur plus puissant, propose d'autres modifications, notamment des freins hydrauliques, de nouveaux sièges rabattables et, en version export, des parois latérales en tôle jusqu'aux vitres, de sorte que la sellerie en imitation cuir se limite désormais à une bande formée par le capot, le toit et l'arrière. Une autre petite voiture, la Champion, dont l’usine a été déplacée de Paderborn à Ludwigshafen, apparaît inchangée à l'extérieur mais présente quelques modifications au châssis et à la direction. Elle est désormais équipée de moteurs Heinkel de 400 cm³ (berline) ou 500 cm³ (break). Le scooter cabine Fend, exposé pour la première fois en Allemagne et sous le nom de Messerschmitt, est surtout regardé par les visiteurs comme une curiosité, tout comme ses voisins de stand, le Kleinschnittger et la Fuldamobil, désormais équipée d'une carrosserie en aluminium. 
Les ateliers de carrosserie sont représentés par les trois entreprises Karmann, Rometsch et Dannenhauer & Stauss. Ils d’intéressent particulièrement aux petites et moyennes voitures, notamment VW, DKW, Opel et Goliath. Comme en Italie, les carrossiers allemands tendent désormais également à la production en série de certains modèles, si possible pour le compte du constructeur du châssis concerné. C'est le cas de Karmann avec le nouveau cabriolet DKW Meisterklasse à deux places et de Rometsch avec la voiture de sport Goliath. En plus de sa VW décapotable, qui a été affinée au niveau du style, Rometsch présente également un taxi VW à empattement allongé et quatre portes. Le cabriolet VW de Dannenhauer & Stauss est également très agréable.
Parmi les nouveaux véhicules étrangers figurent la Fiat 1100 ainsi que la Glöckler-Porsche de Hans Stanek, déjà présentée à Genève, et chez Renault, un coupé sportif doté du moteur 1063 conçu par le représentant général sud-allemand Zink. Les entreprises américaines exposent presque tous leurs nouveaux modèles, y compris les prototypes Skylark de Buick et Panamerican de Packard, tandis que l'Austin-Healey 100 et le modèle à turbine à gaz de Rover attirent l’attention des visiteurs parmi les nombreux modèles anglais présents.
Les entreprises Mercedes-Benz, Volkswagen, Ford, DKW, Bosch et Continental disposent de leur propre hall au sein de la foire. Le pavillon Mercedes-Benz, décoré de tissu bleu clair, est remarquable avec la présence de la 300 SL victorieuse de la Carrera Panamericana mexicaine. Ce faisant, l'usine d'Untertürkheim souligne l'importance de la course pour le développement des châssis et des moteurs des voitures de série. 
Le pavillon VW est imaginatif avec notamment la diffusion d’un film couleur tridimensionnel, un nouveau procédé qui attire l'attention du visiteur sur les avantages de la VW grâce à des lunettes spéciales, qu'il reçoit à cet effet à l'entrée du cinéma et rend ensuite. 

Salon de Turin 1956

Le 38ème Salon de l'automobile de Turin est inauguré le samedi 21 avril 1956 par le chef de l'Etat Giovanni Gronchi. Le salon, qui se tient jusqu'au 2 mai, marque l'essor de l'automobile dans le nord de l'Italie et propose de nombreuses innovations.
Une des nouveautés les plus importantes est la Lancia Flaminia. Cette nouvelle voiture remplacera l'Aurelia et doit entrer en production à l'automne.
Alfa Romeo présente à nouveau la Sportiva, un coupé deux places à moteur 2 litres développant 135 ch. Il peut atteindre la vitesse de 210 km/h. La carrosserie de la berline 1900 Super est désormais traitée de manière bicolore.
Chez Fiat, les modèles de haut de gamme 1400 B et 1900 B bénéficient de nombreuses améliorations et de performances supérieures.
Le salon turinois est aussi l'occasion de découvrir plusieurs nouveaux prototypes tels que la Super Flow de Pinin Farina sur base Alfa Romeo 3,5 litres et le coupé Chrysler Dart de Ghia, extrapolé de la Gilda vue en 1955. 





Salon de Belgrade

Du 5 au 15 avril 1976 se tient le 15ème salon de l'Auto de Belgrade. C'est l'occasion de (re)découvrir la production du principal constructeur local, Zastava. Sa gamme comprend la 750 (ex-Fiat 600 D), la 1100 (une Fiat 128 à hayon arrière) et la 1300/1500 (dérivé de l'ancienne Fiat des années 1960) qui est aussi désormais proposée dans une exécution luxueuse "Elegant". Zastava qui a assemblé sa millionième voiture (une 1100) fin mars, assure aussi le montage des Polski-Fiat 126P et 125P, des Lada et de la Fiat 132. 
Mais Zastava n'est pas le seul constructeur automobile présent en Yougoslavie. A Nova Garica, Cimos assemble les Citroën 2 CV, Ami 8 et GS. A Novo Mesto, IMV, déjà connu pour l'assemblage des caravanes Adria, monte également des Renault et un véhicule utilitaire (à mécanique Renault 16 ou Mercedes Diesel). Enfin, à Sarajevo, la fabrique TAS assemble les Volkswagen Coccinelle qui seront prochainement rejointes par la Golf. 

Production automobile 1975 Importations 1975
Crvena Zastava                 Skoda                         7.500
Zastava 101/1100     59.798         Wartburg                         5.000
Zastava 750             47.020         Moskvitch/ZAZ/Volga 6.500
Zastava 1300/1500     12.741         Opel                         2.460
Montage :                         Audi                            1.620
Polki-Fiat 125P     10.875         Simca                         1.180
Lada 1200/1500      9.002         Ford                            1.000
Fiat 132                      1.407         Peugeot                         1.000
                            140.843 Volkswagen                 900
IMV                                                Sunbeam                         800
Renault 4                     15.026         British Leyland         480
Renault 12             3.933         Fiat                                 450
Renault 16             107         Renault                         400
                            19.066
TAS                                         Exportations 1975
VW 1200                11.047         vers :
VW 1303                1.563         Tchécoslovaquie 1.832
VW Passat             398         Egypte                 1.368
                            13.008         France                 1.262
Cimos                                 Pologne                 1.050
Citroën 2 CV 6     2.905         Koweit                 1.000
Citroën Ami 8             3.156         RDA                 924
Citroën GS             2.079         Danemark         855
                            8.140         Belgique                 824
Total                     181.057 Pays-Bas                 821
                                        RFA                         747
                                        Total export         11.836




Salon de Genève 1976

Le 46ème Salon international de l'automobile de Genève ouvre ses portes le 11 mars 1976. Si la crise énergétique semble surmontée, l'humeur n'est cependant pas au beau fixe dans le monde de l'automobile en Suisse. Le prix de l'essence a franchi la barre du franc. Les importateurs ont enregistré 189 945 nouvelles immatriculations en 1975, le plus faible résultat depuis 1968. Le projet de nouvelles réglementations sur les émissions et le bruit fait craindre que quarante pour cent des modèles de véhicules en circulation ne soient plus utilisables. Mais cette période morose ne dissuade toutefois pas 462 610 visiteurs de venir découvrir les nouveautés du salon. 

Sensation chez Bertone

Le carrossier Bertone surprend dans le hall des carrosseries spéciales avec la Navajo, tournant sur un 
carrousel rotatif. Elle est construite sur un châssis d'Alfa Romeo 33 Stradale et se caractérise par une silhouette en coin. A l'intérieur, le tableau de bord est équipé d'écrans numériques. 
Les autres carrosseries spéciales exposées à Genève paraissent presque ordinaires aux côtés de la Navajo. Pietro Frua présente une variante de son coupé sur base BMW 3.0. Felber est présent avec la Beach Car, une voiture de plage dessinée par Giovanni Michelotti et basée sur une Ferrari 365 GTC/4. Quant à Pininfarina, il a installé le coupé Lancia Gamma sur son stand. 
Ford dévoile la Mustang III, prototype d'un coupé à traction avant dérivé de la future Fiesta. 
General Motors présente l'Opel GT2, déjà dévoilée en 1975. 
Enfin, Caruna propose un coupé spécial doté de la mécanique de la Porsche 911. 

Nouvelles voitures de sport

L'intérêt pour les voitures de sport reste intact et plusieurs nouveautés sont dévoilées à Genève. Sur le stand Lamborghini est lancée la Silhouette, version à toit rétractable de l'Urraco 3 litres. 
A côté, chez Maserati, le nouveau propriétaire Alejandro de Tomaso présente la Kyalami, un coupé 2+2 fort ressemblant à la De Tomaso Longchamp. 
Ferrari présente pour la première fois en Suisse la 308 GTB.
Bristol est présent avec  le cabriolet 412 et TVR dévoile une version Turbo de la 3000 M.

Beaucoup de nouveautés venues d'Allemagne

Une des principales attractions du salon 1976 est le nouveau coupé BMW 630 CS ou 633 CSi. Genève est aussi le premier salon pour la nouvelle série Mercedes-Benz W123 avec les modèles 200 à 280 E à essence et 200 D à 300 D Diesel. La nouvelle Ford Taunus est aussi présente. 
Opel surprend avec une version Aero, décapotable, de la Kadett réalisée par le carrossier Baur. 
Audi lance à Genève la 80 GTE à moteur 1,6 litres à injection. Chez Volkswagen, les innovations sont plus discrètes avec essentiellement la Passat LX dotée d'un équipement plus luxueux. 

Modèles déjà connus chez les Français

Chez les constructeurs français, les nouveautés sont déjà connues depuis quelques mois, telles que la Renault 20, le coupé Peugeot 104 ZS plus puissant ou la Simca 1307/1308. 

Chez les Britanniques

Aucun nouveau modèle majeur ne figure parmi les voitures britanniques. Chez British Leyland sont mises en évidence la Princess 6 cylindres et la Jaguar XJ-S.

Elégance et sportivité chez les Italiens

Une autre nouveauté majeure du Salon 1976 est la Gamma, modèle de haut de gamme chez Lancia.
Fiat expose une série spéciale du spider X 1/9, orné de bandes noires sur les flancs. 

Et chez les Japonais

Aucune première mondiale n'est dévoilée à Genève. Le coupé Corolla Liftback de Toyota et la deuxième génération de la Datsun Cherry ont déjà été vues à Bruxelles en janvier. 
Honda expose la Civic ESS, version améliorée à l'initiative personnelle d'Edgar Schwyn, représentant de Honda à Zurich, et qui comporte notamment des sièges Recaro, des jantes en alliage et des vitres électriques.
 
Première mondiale suédoise

Saab propose la version 5 portes du Combi-Coupé 99 en première mondiale. Quant à Volvo, il présente pour la première fois la 343, fruit de la collaboration entre DAF et Volvo, et le break 265. 

Les constructeurs suisses

Monteverdi, comme toujours, dispose d'un stand imposant, où il présente le nouveau 4x4 Safari.
Felber présente la FF Lancia Michelotti, un roadster exclusif basé sur la Lancia Fulvia. Sbarro renouvelle sa réplique de la BMW 328 avec une version America à moteur 6 cylindres. 



Salon de Genève 1966

Le salon de l’Auto qui se tient à Genève du 10 au 20 mars 1966 est l’occasion pour les constructeurs de dévoiler de nouveaux modèles. La Suisse n’a pas d’industrie automobile propre mais tous les constructeurs se trouvent dès lors sur pied d'égalité, ce qui favorise une libre et saine concurrence sur le marché.

En novembre 1965, au Salon de Turin, on a pu découvrir un châssis Lamborghini équipé d'un moteur V12 monté transversalement à l'arrière. Celui-ci revient à Genève, désormais habillé d’une magnifique carrosserie dessinée chez Bertone. Ce bolide d’avant-garde, dénommé Miura P400, est la vedette du salon. Si Bertone s’est réservé la primeur de la Miura, le stand Lamborghini présente aussi une autre nouveauté, la 400 GT 2+2 dont le pavillon a été rehaussé pour pouvoir accueillir deux passagers à l’arrière. La 400 GT 2+2 reprend les lignes de la 350 GT mais s’en distingue par quelques détails dont les doubles optiques à l’avant. 
Alfa Romeo expose un nouveau Spider 1600 dérivé de la Giulia. Il a été dessiné chez Pininfarina. Ses formes sont très arrondies, aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. Il ne manque plus qu'un nom à ce spider. Pour l’attribuer, Alfa Romeo a lancé un concours international. Toute personne intéressée est invitée à retirer une carte sur le stand du constructeur ou auprès d'un agent de la marque, puis à l'adresser avec ses suggestions dans un délai de deux mois. L'heureux vainqueur remportera l'un des premiers modèles à sortir de chaîne. Dans la gamme des coupés Giulia Sprint, la GT Veloce de 125 ch vient s’intercaler entre le modèle de base de 121 ch et la GTA de 133 ch. La troisième nouveauté du constructeur milanais est la berline Giulia 1300 TI de 82 ch.
Chez Fiat, l’unique nouveauté est la 1100 R. La présentation de la 124 qui était attendue est reportée de quelques semaines. 
ASA présente la Roll-Bar 1300, un spider à châssis tubulaire habillé d’une carrosserie en polyester réalisé par Limaplas. Le toit est escamotable comme sur la Porsche 911 Targa.
OSI expose un élégant coupé réalisé à partir de la Ford Taunus 20M répondant à une commande de Ford Cologne. Ce coupé pourrait constituer une alternative intéressante et moins onéreuse à la Ford Mustang. Quant au spider OSI dérivé de la Fiat 1100, il évolue en adoptant la mécanique de la nouvelle 1100 R et une face avant modernisée avec des phares rectangulaires.
Chez Moretti, les visiteurs découvrent une berlinette 2+2 réalisée pour un client danois sur base d’une Maserati 3500 de 1962. La carrosserie Touring d’origine a été détruite dans un accident et son propriétaire a préféré lui offrir de nouvelles lignes plutôt que de la faire réparer. Outre ce modèle unique, Moretti propose aussi le coupé deux places Sportiva dérivé de la Fiat 850.
Pininfarina expose le prototype d’un cabriolet deux places Ferrari. Son nom, 365 California, annonce qu’il est principalement destiné au marché américain.
Giovanni Michelotti réinterprète une nouvelle fois la Fiat 2300 S avec un coupé au style, cette fois, peu inspiré. 
A la demande de Giorgio Tarchini, l'importateur Jaguar en Italie du Nord, Bertone a réalisé un coupé quatre places sur la base de la berline 420. Sa dénomination « FT » rend hommage à Ferruccio Tarchini, fondateur de la société. Le souhait de l'importateur est de diffuser ce modèle par le biais du réseau italien de Jaguar, voire à l'étranger. Bertone présente aussi un roadster sur base Porsche 911 qui pourrait être produit en petite série pour le marché californien. 

Chez les constructeurs britanniques, les nouveautés sont la Rover 2000 TC plus puissante, la Morris 1800 équivalente à l’Austin sortie en 1964 et les break Austin 1100 Countryman et Morris 1100 Traveller. Chez Ford, un break Corsair réalisé par le carrossier E.D. Abbott, vient compléter la gamme.
Sur le stand Vauxhall trône la XVR (pour eXperimental Vauxhall Research), un prototype dont les lignes rappellent celles de la Chevrolet Mako Shark II. La partie supérieure de l'habitacle se soulève latéralement en deux parties comprenant le pare-brise.
Rolls Royce expose les versions deux portes de la Rolls-Royce Silver Shadow et de la Bentley T, carrossées par H.J. Mulliner Park Ward.
Chez Jaguar, la version 2+2 du coupé Type E, qui n’avait pas pu être présentée à Londres en octobre 1965, est enfin prête.
Le carrossier français Henri Chapron présente un coupé 2+2 basé sur la Citroën DS 21. Il est opportunément baptisé Le Léman. 
Les nouveautés des constructeurs allemands sont le break Audi Variant, la BMW 2000 (déjà présentée en janvier mais qui participe à son premier salon) et l’inédite 1600 à deux portes
Chez Skoda, la 1000 MB est proposée dans une version deux portes sans montant central. Saab présente le coupé Sonett II à carrosserie en fibre de verre.
Les constructeurs japonais ont peu d’expérience en matière de style et c’est ainsi qu’Isuzu a confié à Ghia la réalisation du coupé 117 dérivé de la Bellett 1600 GT.

Le salon de Genève est toujours l’occasion de découvrir les réalisations des carrossiers locaux. Chez Ghia Aigle, c’est la Jaguar Type E dont les traits ont été, maladroitement, revus par Pietro Frua. Graber revient avec une nouvelle version de l’Alvis 3 Litres. Elle reçoit un moteur plus puissant alimenté par trois carburateurs et une poupe au dessin remanié. Graber présente aussi un cabriolet deux portes sur base de la Rover 2000 (Rover a racheté Alvis en juin 1965). 

Salon de Genève 1956

Du 8 au 18 mars 1956 se tient le 26ème Salon de Genève. L'intérêt du public est grandissant pour l'exposition avec 15 000 visiteurs de plus qu'en 1955. Ils sont notamment venu voir la Citroën DS 19, exposée pour la première fois à Genève. 

Les microvoitures

La demande de voitures motorisées va en croissant et une nouvelle catégorie de voitures voit le jour offrant un confort comparable à celui d'une voiture à un prix légèrement supérieur à celui des motos. A Genève, ces petites voitures, qu'elles proviennent de Heinkel, BMW (Isetta), Glas (Goggomobil) ou Messerschmitt, sont exposées dans le hall des motos ou dans celui des accessoires. Parmi les petites voitures, la Soletta 750 fait sensation, une microvoiture suisse équipée d'un moteur Condor de 750 cm³ et d'une boîte de vitesses à trois rapports. 

Les voitures de luxe

Si les constructeurs automobiles européens conçoivent des voitures compactes, les Américains propose des voitures imposantes débordant d'abondance à l'image d'une Cadillac Eldorado. La Chevrolet Corvette est présentée dans sa dernière version avec un moteur V8. 

La vedette du salon vient de France

La Renault Dauphine est présentée pour la première fois et devient immédiatement la vedette du salon.
Elle notamment présentée sous forme de maquette en coupe. 
La Citroën DS 19 suscite également un vif intérêt. Elle met en valeur les performances de sa suspension hydropneumatique. 

Chez Fiat, l'attraction est la 600 Multipla et ses trois rangées de sièges. La Fiat 600 à toit ouvrant escamotable, présentée pour la première fois, passe presque inaperçue à côté d'elle.
Carlo Abarth, est présent pour la première fois au Salon de Genève. Il expose non seulement des Fiat préparées, mais aussi l'intégralité du stock de pièces nécessaires à leur fabrication.
Chez Lancia, la nouveauté est la berline Appia revue en profondeur. 
Alfa Romeo présente de son côté une nouvelle version du coupé 1900 Super Sprint.

25 marques automobiles britanniques démontre à Genève l'étendue de la gamme de leur produits : AC, Alvis, Armstrong-Siddeley, Arnolt-Bristol, Aston Martin, Austin, Austin-Healey, Bentley, Bristol, Daimler, Ford, Hillman, Humber, Jaguar, Lagonda, MG, Morris, Riley, Rolls-Royce, Rover, Standard, Sunbeam, Triumph, Vauxhall et Wolseley sont tous présents, à l'exception de Morgan.
La voiture la plus chère du salon est la Silver Wraith, carrossée par James Young et dotée de tous les équipements de luxe, affichée à 84 000 francs suisses sur le stand Rolls-Royce.

Chez Volkswagen, la Coccinelle est déclinées dans des coloris variés, tandis que la Karmann-Ghia, relativement récente, se démarque. Porsche expose deux 356 restylées. Chez BMW, les voitures de sport 503 et 507 attirent naturellement tous les regards, tout comme les rapides 300 SL et élégantes 190 SL de Mercedes-Benz.

Les carrosseries spéciales

Comme chaque année, le salon de Genève offre un large choix de carrosseries spéciales. Citons notamment l'Abarth 215A et l'Alfa Romeo 1900 BAT de Bertone. 
Les carrossiers suisses sont beaucoup plus sobre en matière de design. Beutler présente un coupé basé sur une Volkswagen, tandis que Graber dévoile des cabriolets Alvis et Bentley.
Un coupé BMW 503 est exposé chez Worblaufen, tandis que Ghia présente une version élégante de la Jaguar XK 140 et un roadster décapotable basé sur un châssis Dodge. Chez Boano, on peut admirer un coupé Ferrari 250 GT avec des ailerons arrière. 
Pinin Farina est plus sage avec un coupé basé sur la Mercedes-Benz 300 ou la très élégante Ferrari 410 Superamerica.

Salon d'Amsterdam 1956

Le Salon d’Amsterdam qui ouvre ses portes du 23 février au 4 mars 1956 est l'occasion de mettre en avant l’essor de l'économie néerlandaise, à juste titre appelé le « miracle néerlandais ». Il suffit de voir la longue file d'exposants néerlandais d'accessoires pour se faire une idée de la polyvalence et de la puissance productive de l'industrie néerlandaise. Sur les 60 000 voitures vendues au Pays-Bas en 1955, environ 18 000 ont été assemblées en Hollande part des entreprises efficaces et qui ont vu le jour récemment. Certes, les Pays-Bas restent relativement pauvres en termes de nombre de véhicules motorisés (1 pour 44 habitants) en comparaison aux autres pays mais il semble bien que l'automobile ne soit plus considérée comme un simple objet de luxe, mais qu'elle soit devenue indispensable dans la vie quotidienne. Depuis le précédent Salon de l'automobile d'Amsterdam en 1954, le nombre de voitures particulières aux Pays-Bas a augmenté d'environ 100 000 unités, si bien qu'aujourd'hui le pays compte près de 280 000 voitures particulières. De loin, la plus grande part du marché automobile néerlandais est encore représentée par l'industrie ouest-allemande. Au cours des onze premiers mois de 1955, 26 634 voitures ont importées (et assemblées) en provenance d'Allemagne de l'Ouest, ce qui représente 45,1 % du total des importations néerlandaises de voitures particulières durant cette période. L'Angleterre est deuxième avec 22,6 %, la France troisième avec 13,9 % et les États-Unis quatrièmes avec 12,9 %. Tous les autres pays réunis représentent 5,5 % du marché. Il convient de noter que les importations de voitures anglaises et américaines aux Pays-Bas diminuent depuis un certain temps, tandis que les livraisons allemandes ne cessent d'augmenter. Parmi les marques allemandes, Volkswagen et Opel connaissent le plus grand succès. De janvier à fin novembre 1955, 8 859 Olympia Rekord et 1 016 Kapitän ont vendues aux Pays-Bas, et durant la même période, 10 274 Volkswagen.
Le Salon d'Amsterdam 1956 est le plus grand salon de l'automobile jamais connu aux Pays-Bas. En plus des services et des caravanes, des ambulances et d’une très large gamme d'accessoires qui composent une grande partie de l'exposition, le Salon accueille 65 marques de huit pays différents : 20 d'Angleterre, 16 des États-Unis, 13 d'Allemagne de l'Ouest, 7 de France, 4 d'Italie, 3 d'Allemagne de l'Est et une de Suède et une de Tchécoslovaquie. La surprise vient de Ford Angleterre qui dévoile en première mondiale à Amsterdam ses nouvelles Consul 1700, Zephyr 2500 et Zodiac 2500. Parmi les autres attractions, citons la Citroën DS 19, le coupé Mercedes-Benz 190 SL, la Volkswagen Karmann-Ghia, la Fiat 600 Multipla, les Wartburg et Zwickau est-allemandes et, la plus chère de l’exposition qui n’est pas une Rolls Royce, mais la Continental Mark II affichée au prix de 55 000 florins. Les micro-voitures suscitent aussi un intérêt particulier. A 3 490 florins, la Goggomobil est la moins chère du Salon. Un regret : que la Renault Dauphine attendue soit absente.



Salon de New York 1976

Du 24 janvier au 1er février 1976 se tenait le salon de l’automobile de New York au Coliseum en présence de tous les constructeurs américains et aussi de nombreuses marques européennes et japonaises.
Pontiac propose une série spéciale 50ème anniversaire de la Firebird Trans Am de couleur noir et or.
La firme Custom Cloud Motors de Miami présente cet original coupé Chevrolet Monte Carlo affublé d’une calandre dans le style de celle des Rolls Royce. 
Parmi les constructeurs européens présents à New York, il y a Lancia qui est de retour sur le marché américain après huit ans d’absence.

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Salon de Bruxelles 1956

Le 39ème salon de l'Automobile de Bruxelles s'ouvre dans une atmosphère remplie d'enthousiasme pour l'avenir avec un marché en plein développement. pour les automobilistes, les bonnes nouvelles viennent de la réduction du prix de vente de certains modèles, notamment chez Mercedes-Benz et chez Volvo. Les deux nouveaux modèles venu d'Allemagne de l'Est surprennent aussi par leur prix attractif : 55 000 francs pour la Zwickau et 75 000 francs pour la Wartburg. 
Les préparations de l'Exposition universelle de 1958 qui ont commencé ont hélas obligé les organisateurs du salon à réduire considérablement l'espace d'exposition et les fabricants et importateurs d'accessoires ne sont pas présents. L'espace réduit n'empêche cependant pas Ford d'occuper un pavillon latéral entier pour la deuxième fois consécutive. Tous les autres exposants se retrouvent réunis dans le grand palais central. 
Comme chaque année, le Salon de Bruxelles est l'occasion de découvrir la nouvelle gamme européenne des constructeurs américains.
La voiture de sport anglaise AC Ace est exposée à Bruxelles avec un moteur Bristol de 105 ch. Abarth présente une version sportive de la Fiat 600, la 750 qui se caractérise par sa livrée bicolore et son moteur à la cylindrée portée à 747 cm³ pour une puissance de 41,5 ch. L'Abarth 750 se vend au prix de 79 500 francs (contre 54 500 pour la Fiat 600 de base). 
Chrysler crée la surprise en proposant un moteur Diesel perkins sur ces modèles économiques Plymouth, DeSoto Diplomat et Dodge Kingsway. Ce Diesel de 3,15 litres développe 64 ch à 3000 t/min et est associé à une boîte manuelle trois vitesses.
EMW présente pour la première fois la Wartburg P-311 qui remplace l'IFA F9. La puissance du moteur est portée à 38 ch. L'empattement est allongé de 10 cm. l'assemblage de la Wartburg en Belgique doit débuter en mai.
A Bruxelles, Ferrari présente la 410 Super America dont le châssis avait été exposé en octobre à Paris. Elle est habillée d'une élégante carrosserie dessinée par Pinin Farina, ce qui en fait une des plus belles voitures du salon. Chez Maserati, les visiteurs découvrent le modèle A6G/54 Gran Turismo en deux versions de carrosserie réalisé par Zagato et par Allemano.
Sur son stand, Fiat présente un modèle innovant, la 600 Multipla offrant jusqu'à sept places.
L'importateur belge de la voiturette Isetta annonce qu'il va la remplacer par la version française du même modèle, fabriquée par Velam.
Chez Panhard, l'importateur présente un cabriolet quatre places réalisé par le carrossier Albert d'Ieteren dont le prix affiché est de 119 500 francs. Le cabriolet repose sur la structure de la berline mais les panneaux latéraux arrière ont été étendus vers l'avant et les quatre portes ont été remplacées par deux portes en matière plastique. 
La marque belge Minerva présente un nouveau véhicule tout-terrain de 7 à 10 places. Il est disponible en deux empattements différents et avec quatre moteurs au choix, soit le Continental de 2,6 ou de 2,3 litres, soit un Diesel Jenbach 2 cylindres de 1,4 litres ou 3 cylindres de 2,1 litres. 
Volvo présente une variante de la PV 444 équipée d'un moteur de 70 ch. Un pare-soleil sur le pare-brise et une nouvelle face du radiateur la distinguent du modèle précédent. Elle est disponible immédiatement et coûte 97 000 francs.
Enfin, sept ateliers mécaniques de Herstal se sont associés dans le projet de construire sous licence la Moretti 1200 Sport en Belgique. Il ne s'agit encore que d'un projet et le début de la production n'est pas attendu avant six mois. Il existe des opportunités particulièrement intéressantes pour ce type d'entreprises à Herstal où des centaines de petits ateliers se concentrent principalement sur la fabrication d'armes. Cependant, la question se pose du choix de la Moretti, une voiture de sport n'étant pas le véhicule idéal pour mener au succès commercial.
Parmi les attractions du salon pour les visiteurs, il y avait bien entendu la Citroën DS 19 ou la prestigieuse Continental Mark II mais aussi, arrivée quelques jours après l'ouverture, sur le stand du carrossier Pinin Farina d'une Jaguar Mk VII spéciale dont le style s'inspire de celui de la Lancia Florida.


Extrait d’un article de Jacques Ickx publié dans la revue Automobile du 25 janvier 1956 à l’occasion du salon de l’automobile de Bruxelles

Bien que le Salon de l'automobile de Bruxelles offre de nombreuses nouveautés cette année, il ne peut être comparé aux autres expositions du printemps et de l'automne, qui ont lieu tous les deux ans, car le Salon de l'automobile de Bruxelles est avant tout une manifestation dédiée à l'industrie automobile nationale belge. Les exposants estiment qu'ils pourraient très bien se passer du salon. Mais puisque cette exposition existe, il est nécessaire d'y être présent et d'accepter les frais, même si, selon de nombreuses entreprises, il ne sera pas possible de gagner un seul client supplémentaire. Le test aura lieu en 1958, lorsque les bâtiments qui abritent aujourd'hui l'exposition automobile seront réservés à l'Exposition universelle. Certains craignaient, d'autres espéraient, que les travaux préparatoires rendent impossible le salon de l'année prochaine ; cependant, ces difficultés pouvaient être évitées grâce à une organisation habile. Cependant, le Salon de Bruxelles de cette année a déjà été réduit d'une partie de son champ d'action habituel. Par exemple, les fabricants et importateurs de pièces accessoires ne sont plus représentés. De plus, chaque année il faut plus de stands d'exposition, ce qui aurait posé un gros problème si la Ford Motor Company n'avait pas décidé, comme l'an dernier, de transformer un pavillon situé dans un emplacement défavorable en son propre salon au sein du salon.
Bien que les exposants soient enclins à nier la valeur de l'exposition, le marché automobile belge montre une courbe ascendante. Malheureusement, il n'est pas possible de dire combien d'unités possède actuellement le parc automobile belge, car une amélioration du système statistique aurait entraîné un retard des chiffres disponibles jusqu'au 15 décembre 1953. À cette époque, 368 000 voitures particulières, 159 000 camions, 3 300 autocars circulaient en Belgique, ainsi que 203 000 motos et 72 000 vélos avec moteurs auxiliaires. Selon la Chambre syndicale, le nombre de voitures voyageurs a augmenté d'au moins 100 000 depuis lors. Au cours de l'année 1954, 93 864 véhicules ont été vendus, et le chiffre pour 1955 est estimé à 106 780. L'importation et l'assemblage des camions sont restés inchangés à environ 18 000 unités. 
Nous examinons maintenant comment les ventes de véhicules sont réparties entre les différents pays producteurs, en particulier le profit ou la perte de la part de marché exprimé en pourcentage. Les marques françaises ont réalisé le plus de progrès, mais les autres pays peuvent également se satisfaire de leur développement en Belgique, à l'exception du Royaume-Uni, dont le déclin est d'autant plus important que le marché automobile belge a globalement augmenté de 12,5 %. L'Allemagne reste en tête, mais ses principaux adversaires, la France et les États-Unis, ont réussi à réduire leur écart, tandis que l'Italie, la Tchécoslovaquie et la Suède profitent également d'une augmentation de leur part de marché. Comment expliquer ces différents phénomènes ? En particulier, le déclin relatif de la part allemande et la croissance de la part américaine ne sont pas très évidents à une époque où les cercles moins favorisés sont eux aussi en train de se mobiliser. En fait, cette évolution favorise principalement les fabricants de petites voitures moins chères. Ainsi, la proportion de voitures américaines, qui constituait la majorité avant la guerre, a diminué régulièrement. En ce qui concerne les pertes des marques anglaises, il faut souligner, comme partout en Europe, que les conceptions britanniques ne peuvent pas suivre la concurrence techniquement et disposent souvent d'un réseau de services moins développé. L'Italie doit entièrement son succès au nouveau modèle Fiat 600, la Tchécoslovaquie bénéficie de l'amélioration des relations commerciales et la marque suédoise Volvo a su se forger une bonne réputation. Dans le cas de la France, ces efforts commencent à avoir un impact sur le secteur commercial, et la réaction du public acheteur face aux publications de la presse parisienne sur leurs propres véhicules a également eu un effet positif sur leur succès commercial. Neuf voitures vendues sur dix sont assemblées en Belgique. Sur les 106 780 voitures vendues en Belgique en 1955, 94 809 ont été assemblées dans des usines d'assemblage belges. Les chiffres correspondants pour les camions sont de 15 687 unités sur 18 767 unités, soit environ 110 000 véhicules utilitaires désormais importés en Belgique.
La question de l'assemblée obligatoire en Belgique, qui était très débattue il y a deux ou trois ans, semble désormais tranchée à la satisfaction de tous, notamment parce que l'évolution des choses a dépassé même les prévisions les plus optimistes et parce que le niveau des prix n'a pas augmenté à l'ampleur attendue. Dans ce contexte, il convient de mentionner que les deux marques, Morris et Simca, répondent à leurs exigences belges issues de l'assemblage néerlandais ; cette règle n'est pas contraire aux dispositions belges, puisque la Hollande est un pays du Benelux. Il convient également de mentionner que chaque marque peut importer 250 voitures par an, dont l'assemblage peut avoir lieu n'importe où. De nombreuses entreprises n'ont même pas atteint cette limite l'année dernière. La réexportation des voitures assemblées en Belgique est également devenue très importante ; on estime qu'environ 20 % des exportations totales aujourd'hui proviennent d'automobiles.

En ce qui concerne les voitures américaines, les acheteurs belges semblent avoir une forte préférence pour les nouvelles quatre portes hard-top, proposées par les trois grandes entreprises : General Motors, Chrysler et Ford. Dans ce contexte, il faut également mentionner que General Motors a testé cette forme de carrosserie sur six voitures Buick en Belgique dès 1955. La stabilité des programmes modèles américains est également très appréciée en Belgique. La nouvelle Studebaker, cependant, est bien plus réussie dans sa nouvelle forme. En revanche, lâ nouvelle Rambler de l'American Motors Corporation ne trouve pas la réaction souhaitée, probablement principalement en raison des couleurs moins modérées de ce modèle. Les efforts de la Chrysler Corporation dans le domaine des moteurs diesel pour voitures particulières ont désormais conduit à l'installation du moteur diesel Perkins dans les berlines Plymouth. Cette mesure vise principalement à équiper les « taxi verts », très courants en Belgique, et qui avaient déjà réalisé cette conversion à leurs propres frais. À ce stade, il convient également de mentionner l'essai de sept ateliers mécaniques à Herstal qui souhaitent construire le modèle Moretti 1200 Sport en Belgique. Pour l'instant, cependant, le plan n'est que prévu, et il n'y a pas de projet de début de production avant six mois. Il ne fait aucun doute qu'il existe des opportunités particulièrement intéressantes pour ce type d'entreprises dans la ville industrielle de Herstal, car il y a des centaines d'excellents petits ateliers qui se concentrent principalement sur la fabrication d'armes. Cependant, il ne serait pas facile de produire une voiture sportive comme la Moretti 1200 en version plus grande sous licence. Après tout, une voiture de sport n'est pas le véhicule idéal pour mener à un meilleur succès commercial.

Une fois de plus, Pinin Farina est la star du salon. Elle occupe non seulement la position de leader parmi les carrossiers spécialisés, mais montre aussi son influence sur de nombreuses marques. Le tout nouveau coupé qu'il a conçu pour la Ferrari 410 Super America possède des caractéristiques si captivantes qu'on en oublie presque la magnifique 250 Gran Turismo. Le dernier modèle Florida, initialement destiné au châssis Lancia Aurelia B 55, a également influencé le nouveau prototype de Jaguar. Ce véhicule témoigne du grand intérêt qu'une voiture anglaise peut susciter, à condition qu'elle réponde dans une certaine mesure aux exigences continentales. Cette Jaguar spéciale était fort entourée et admirée par les visiteurs. Il n'y avait que deux autres voitures capables de suivre ce succès public, à savoir la nouvelle Citroën DS 19 et la coûteuse Continental Mark II. De ce modèle, vendu en Belgique, 775 000 francs, trois exemplaires ont déjà été vendus lors de l'exposition. Parmi les véhicules plus petits, le modèle Multipla de Fiat en particulier fut un succès complet, dépassant largement toutes les attentes. Cette petite six places a su convaincre immédiatement les acheteurs. La Goggomobil, vendue en Belgique sous le nom d'Isard, commence également à se présenter assez bien, ce qui ne peut pas être dit de l'idiosyncratique Isetta pour le moment. Sous le nom de « Velam », une version française du véhicule construite sous licence entre désormais sur le marché belge. Il semble qu'en Belgique, tous les tricycles et autos miniatures ne soient pas bien reçus, sauf s'ils sont aussi proches que possible d'une voiture normale.

Salon de Bruxelles 1966

Le 45ème salon de l'automobile de Bruxelles ouvre ses portes le 12 janvier 1966. Il attire peu de véritables nouveautés. La nouvelle voiture de compétition de Porsche, la Carrera 6, aurait pu être l'attraction du salon mais la firme de Stuttgart a préféré la dévoiler au Racing Show de Londres. Les visiteurs peuvent cependant découvrir quelques modèles modifiés ou exposés pour la première fois tels que la Ford GT 40 dans sa version routière, la Mercury Comet avec sa nouvelle carrosserie plus spacieuse ou la Renault 10 à boîte automatique.
Le salon bruxellois est l'occasion de voir, pour la première fois en Europe occidentale, la nouvelle Zaporojetz soviétique qui sera commercialisée en Belgique sous la marque Yalta au prix de 43 900 francs, un des plus bas du marché (La Fiat 500 est affichée 39 500 francs). La Yalta est équipée d'un moteur V4 de 887 cm³ développant 27 ch.
Du côté des artisans locaux, Apal présente une monoplace de Formule Vee tandis que la nouvelle société liégeoise Méan Motor Engineering, fondée par Jacques D'Heur, présente les prototypes d'un spider à moteur central et d'un coupé à moteur arrière. Le châssis tubulaire emprunte des éléments de Volkswagen à l'avant. Le moteur est celui de la Ford Cortina GT. Les carrosseries sont réalisées en résine polyester. Quant au carrossier Jacques Coune, il expose trois de ses créations : un break BMW 1800, un coupé Peugeot 204 et une nouvelle version de la MGB, un spider dénommé Gemini. MG produisant désormais une version coupé du modèle B, Jacques Coune a arrêté la fabrication de sa propre version coupé du modèle. 
L'intérêt croissant des automobilistes belges pour les voitures d'exception est comblé avec la présence au salon de marques comme ASA, Lamborghini, De Tomaso, Ghia, Alpine et Morgan.
Il faut souligner la présence de deux constructeurs japonais pour la première fois au salon de Bruxelles: Hino et Toyota.
Enfin, il est à noter que les voitures du groupe Rootes sont désormais exposées par Chrysler. Le groupe américain reprend à son compte la distribution des marques britanniques Hillman, Humber, Singer et Sunbeam en Belgique.





Salon de Bruxelles 1976

Le premier salon de l’année ouvre ses portes le 9 janvier 1976. Les visiteurs peuvent y découvrir quelques premières mondiales, européennes ou nationales.
La principale attraction du salon est la nouvelle Ford Taunus mais nous mentionnerons aussi la présence des Lancia Beta 2000, Porsche 924 et Renault 20 dont c’est le premier salon.
British Leyland présente un modèle anniversaire de la Mini 1000 richement équipé. Il est proposé en série limitée sur le marché belge.
Une autre exclusivité belge est la version Grand Luxe de la Toyota 1000 qui reçoit une lunette arrière chauffante, une radio, un allume-cigare, des pneus radiaux et des sièges avec un tissus à rayures.
Nouvelle gamme Vauxhall VX
La nouvelle série VX de Vauxhall remplace les Victor, VX 4/90 et Ventora. Trois modèles sont présentés à Bruxelles, les VX 1800, 2300 et 2300 GLS. Par rapport à la Victor, les phares et la calandre sont modifiés et l’intérieur redessiné. Plusieurs modifications ne sont pas visibles de l’extérieur : essieu arrière modifié, arbre principal de transmission renforcé, renforts de porte pour éviter les collisions latérales et alternateur plus puissant. Les moteurs gagnent en puissance ; la 1800 délivre désormais 88 ch au lieu de 77 et la 2300, 108 au lieu de 100. Ces meilleures performances ont été obtenues grâce à des culasses redessinées, une nouvelle courbe d'allumage, un dispositif rotatif pour les soupapes d'échappement et un renforcement du vilebrequin. En haut de gamme, la 2300 GLS dispose en série d'une direction assistée et de la transmission automatique. 
Saab 99 GLE
Sur le stand Saab, la nouveauté est la 99 GLE qui n’est autre qu’une 99 GL équipée du moteur 2 litres à injection de 118 ch de la 99 EMS. Elle bénéficie d’un équipement luxueux : direction assistée, transmission automatique, jantes en alliage, phares antibrouillard, vitres teintées, sièges avant chauffants, rétroviseurs extérieurs à réglage électrique et haut-parleurs stéréo intégrés. Sur la sportive EMS, la suspension est renforcée et les amortisseurs sont à gaz comprimé. 
Nouveautés japonaises
Plusieurs voitures dévoilées au dernier salon de Tokyo font leurs débuts européens à Bruxelles, mais aussi quelques modèles déjà vus en 1974 au Japon comme la version FII de la Datsun Cherry. La gamme Cherry FII comprend les berline 2 portes et le break 100 A (988 cm³, 45 ch) et les berline 4 portes et coupé 120 A (1171 cm³, 52 ch). Datsun expose aussi les nouvelles berlines 220 C (avec moteur diesel de 2134 cm³) et 260 C (avec moteur six cylindres de 2563 cm³).
Chez Mazda, les nouvelles 818 LN et 929 (nouvelle calandre et sellerie revue) sont présentées.
Toyota, qui se classe désormais à la troisième place sur le marché belge, annonce sept premières. En « première mondiale », nous découvrant le coupé Liftback de la Corolla dont la version prototype avait été vue à Tokyo. La version Liftback de la Celica, déjà vendue au Japon depuis 1974, arrive enfin en Europe en versions 1600 ST (86 ch) ou 2000 GT (118 ch). D'autres nouveautés majeures chez Toyota sont les versions 1976 de la Carina et de la Celica dont l’empattement est allongé de 70 mm. Enfin, la Corona est désormais également disponible avec le moteur 2000 de 86 ch.
Premières américaines
Certains nouveaux modèles américains sont présentés en première européennes à Bruxelles. C’est le cas des jumelles Dodge Aspen et Plymouth Volare mais aussi de la Chevrolet Monza Towne Coupé, de la Pontiac Sunbird et de la Chevrolet Camaro à moteur 5 litres. Les Oldsmobile Omega et Cutlass Supreme sont également présentes dans leur exécution luxueuse Brougham. 
Nouveautés venues de l’Est
Chez Lada est proposée une 1200 Luxe qui dispose du moteur 1,2 litres et de l’équipement supérieur de la 1300.
La Wartburg 353 dispose désormais de freins à disque avant, d'un système de freinage à double circuit et d'un levier de vitesses central.
La Zastava 1100 reçoit un équipement amélioré, et le modèle 125 PZ est équipé du moteur 1500 et dispose d'un nouveau tableau de bord et de nouveaux pare-chocs.

Salon de Tokyo 1965

Le 12ème Salon de l'automobile de Tokyo (29 octobre-11 novembre 1965) a été un peu plus calme que les années précédentes en termes de nouveautés, d'autant plus que les programmes de production des marques les plus importantes de l'industrie des voitures particulières commencent à se consolider. Les voitures japonaises se ressemblent de plus en plus dans leur forme extérieure, ainsi que dans les spécifications techniques. Néanmoins, il existe une richesse extraordinaire de modèles. Le salon de l'automobile est un événement important pour Tokyo, peu de temps après la libéralisation du commerce automobile japonais. L'afflux vers le parc des expositions, qui a été agrandi à 25 hectares. Avec ses places de parking pour 5000 voitures, il a répondu à toutes les attentes fixées pour plus d'un million de visiteurs. L'exposition de Tokyo peut également se targuer d'avoir pratiqué le prix d'entrée le plus bas de tous les salons de l'automobile, soit environ un franc (suisse). Au total, 167 voitures particulières, 310 véhicules utilitaires, 38 bus et 127 motos étaient exposés ; en somme, une démonstration impressionnante d'une industrie qui a également atteint en quelques années une position clé dans la balance commerciale, et dont l'impact se fait de plus en plus sentir sur les marchés d'exportation, d'autant plus que les produits ont acquis un visage international et sont également bien au-delà de ce qui est applicable au Japon en termes de performances de conduite sur la base des dispositions légales et du réseau routier. L’attirance pour des véhicules aux performances sportives et aux vitesses de pointe élevées et l'émergence de voitures de sport pures sont étonnantes, bien qu'au Japon, il n'y ait qu'une autoroute de 100 km de long entre Kobe et Nagoya et seulement quelques circuits de course où il n'y a pas de limite de vitesse. Les succès sportifs de Honda ont incité d'autres marques à prendre une part active à la course automobile. Il suffit de penser au coupé Prince qui s'est attaqué aux records du monde existants. Notons au passage que l'empereur du Japon passera bientôt de sa Rolls Royce à une voiture représentative japonaise, dont la production a été confiée à Prince Motors Ltd., affiliée à Nissan Motor C, Ltd. La limousine impériale de 6 m de long est équipée d'un moteur V8 de 6 litres. 

Moteur deux temps chez Mitsubishi

Dans le secteur des voitures particulières du grand groupe industriel japonais Mitsubishi, le moteur à deux temps avec refroidissement par air n'était jusqu'à présent utilisé que dans la petite Minica. Les modèles Colt 600 et Colt 1000 étaient équipés de moteurs à quatre temps. Aujourd'hui, l'entreprise s'engage à nouveau dans le moteur à deux temps avec trois cylindres en ligne et une cylindrée de 843 cm³. Avec un taux de compression de 7,6:1, le moteur produit 45 ch à 4500 tr/min. La courbe de couple, qui tourne à plat entre 2000 et 4000 tr/min, culmine à 8,3 mkg à 3000 tr/min. Les particularités de ce moteur à deux temps sont la commande de l'accélérateur du côté de l'admission et de l'échappement. Du côté de l'admission, le retour est évité par le fonctionnement automatique des clapets anti-retour ainsi que des contrepoids sur le vilebrequin, qui agissent comme des aubes rotatives. Du côté de l'échappement, la perte de gaz frais est réduite par les conditions d'écoulement dans le collecteur. La conception témoigne d'un travail de recherche très intensif dans le domaine des moteurs à deux temps. Le moteur ne fonctionne pas avec un mélange, mais avec une lubrification à l'huile fraîche, qui comprend une pompe à huile et un dispositif de dosage ainsi qu'un réservoir d'huile de trois litres. La circulation de la pression couvre les quatre paliers principaux du vilebrequin (roulements à billes) ainsi que les paliers de bielle et d'axe de piston. Le modèle Colt 800 présente une conception conventionnelle avec un moteur avant refroidi par eau, une boîte de vitesses à quatre vitesses entièrement synchronisée, et la propulsion arrière. L'élégante carrosserie autoportante se caractérise par des panneaux latéraux fortement bombés et des fenêtres également cintrées. Avec un empattement de 220 cm, la voiture à quatre places et  à deux portes mesure 365 cm de long.

Nouvelle 6 cylindres chez Nissan

Avec de nouvelles carrosseries et de nouvelles motorisations, la marque Nissan a su surprendre lors du salon. Le modèle Cédric, qui était autrefois construit en grande série, est présenté dans une nouvelle version avec le modèle Cédric Special. Le moteur est un six cylindres de 2 litres (l'ancien moteur Cédric était un quatre cylindres de 1,9 litre) avec arbre à cames en tête. Ses principales caractéristiques sont les suivantes : alésage 78 mm, course 69,7 mm (course courte), capacité 1998 cm³ (juste en dessous de la limite fiscale), taux de compression 9 : 1, 115 ch à 5200 tr/min, couple maximal 16,5 mkg à 4400 tr/min. Le vilebrequin est à sept paliers et l’alimentation est assurée par deux carburateurs horizontaux. La transmission est soit assurée par une boîte de vitesses à quatre rapports entièrement synchronisée, soit par la boîte automatique Borg-Warner. Les roues avant sont équipées de freins à disque. La Cedric Special a un poids à vide de 1290 kg. Alors que le modèle Cedric Special est tune des voitures de taille moyenne en raison de sa longueur de 468 cm, le modèle suivant, la President, est une voiture représentative de style américain. Il s’agit d’une berline quatre portes à six places qui mesure 5 m de long et 180 cm de large et pèse 1600 kg. Elle est propulsée par un moteur V8 de 4 litres développé par Nissan avec 180 ch de puissance et 32 mkg de couple. L'équipement standard comprend la direction assistée et des freins à disque à l'avant. L'équipement est le même que celui des voitures américaines (réglage électrique des sièges, fonctionnement des vitres, verrouillage des portes), mais il est complété par quelques détails moins connus, comme une lunette arrière chauffante, un allumage automatique de l'éclairage (notamment la luminosité des instruments sur le tableau de bord). Le prix est fixé à 3 millions de yens.

Coupé hardtop Toyota Corona

La Corona, qui est apparue en 1964 avec une nouvelle carrosserie à quatre portes, est maintenant également disponible en coupé à deux portes à toit rigide et poteau central rétractable. Le coupé Corona est équipé d'un moteur quatre cylindres de 1585 cm³developpant 90 ch à 5800 tr/min avec deux carburateurs SU. L'acheteur peut choisir entre une transmission à quatre vitesses entièrement synchronisée ou la transmission automatique Toyoglide. L'attraction principale du modèle est cependant sa carrosserie à toit rigide.

Une Subaru de taille moyenne

Subaru, constructeur de petites voitures à succès, a présenté une toute nouvelle voiture de taille moyenne en plus du modèle inchangé avec un moteur arrière de 360 cm³. La nouvelle Subaru dispose de la traction avant et d'un moteur boxer quatre cylindres, refroidi par eau, d'une capacité de 977 cm³ et d'une puissance de 55 ch à 6000 tr/min. Le châssis est équipé de ressorts à barre de torsion.

Et les autres …
Chez Daihatsu, qui fabrique de petites voitures avec des moteurs de 800 cm³, des essais ont commencé avec un moteur de 1000 cm³ de 65 ch à 6500 tr/min, qui fonctionne avec l'injection d'essence pour la première fois au Japon. Honda a augmenté la cylindrée de ses voitures de 600 à 800 cm³. Chez Suzuki, la petite Fronte 800 est maintenant incluse dans la production en série. Le moteur Wankel, construit sous licence par Toyo Kogyo, n'a pas encore atteint la production en série sur le modèle Mazda Cosmo. 

Source : Revue automobile, 18/11/1965

Mitsubishi Colt 800

Nissan Cedric

Nissan President

Toyota Corona 1600 Coupé

Subaru 1000



Salon de Genève 1975

Du 13 au 23 mars 1975 se tient le 45ème salon de l’automobile de Genève. Ce sont deux nouvelles voitures françaises qui en sont les vedettes. Renault et Peugeot présentent simultanément leur nouveau modèle de haut de gamme. Ils sont tous les deux équipé du moteur V6 PRV conçu conjointement par les deux constructeurs et Volvo. Au départ, si Renault avait programmé la présentation de la 30 à Genève, Peugeot envisageait de dévoiler la 604 à l’automne à Paris. Mais finalement, chez Peugeot, on a estimé qu’il valait mieux anticiper la présentation de la 604 afin de retenir la clientèle qui aurait pu, d’ici la fin de l’année, être tentée par la Renault 30.  

Ford, qui a présenté en janvier la deuxième génération de l’Escort, profite du salon de Genève pour y présenter la version sportive, la RS 2000. 

Volkswagen présente la Polo, copie conforme de l'Audi 50, mais avec un plus petit moteur de 900 cm³. La Polo vient compléter l’offre de Volkswagen à traction avant après la Passat en 1973, la Scirocco puis la Golf en 1974.

Chez Opel, les stylistes ont réalisé une étude de style aux formes pures avec des pare-chocs s’intégrant parfaitement dans la ligne générale de la carrosserie. Ce prototype est justement dénommé Genève. 

La General Motors expose également la Vauxhall Chevette, variante raccourcie de l’Opel Kadett munie d’un hayon arrière. La face avant, plongeante, est caractérisée par deux petits phares rectangulaires et une calandre réduite à sa plus simple expression.

Au sommet de la hiérarchie automobile, Rolls-Royce dévoile la Camargue. Sa carrosserie, dessinée par Pininfarina, présente un air de déjà vu, en particulier sur le coupé Fiat 130. C’est désormais la voiture la plus chère du monde. 

La British Leyland expose à Genève la Triumph TR7. Elle est dans un premier temps destinée à conquérir le marché américain. Ses lignes en coin sont en totale rupture avec le style des roadsters TR qui l’ont précédé. 

Lancia présente deux nouveaux modèles inédits qui complètent l’offre de la gamme Beta. La HPE (High Performance Estate) est un coupé doté d'un hayon et d'un arrière modulable. L'autre nouveauté est le coupé Montecarlo, dessiné par Pininfarina, qui reçoit un moteur 2 litres monté transversalement à l'arrière. La Beta Montecarlo est aussi exposée sur le stand du carrossier.

La Dino 308 GT/4 avait été présentée au Salon de Paris en octobre 1973 avec un V8 de 3 litres. Les voitures de plus de deux litres de cylindrée sont cependant lourdement taxées en Italie. Ferrari propose donc désormais une 208 GT/4, identique en apparence, mais doté d’un moteur à la cylindrée réduite. 

Giovanni Michelotti présente deux prototypes à Genève. Le premier est une voiture de ville aux formes cubiques, dotée de deux portes coulissantes vers l'arrière qui une fois ouvertes ne dépassent pas la longueur du véhicule. Le second est une Ferrari spécialement conçue par l’équipe américaine NART sur base de la 365 GTB/4. 

Chez Maserati, la gamme Merak est complétée par une version SS équipée d'un allumage électronique et d’un moteur plus puissant, gagnant 30 ch par rapport à la version de base. 

Chez les Américaines, la vedette du salon est l’AMC Pacer. Lancée en février aux Etats-Unis, elle est dévoilée en première européenne à Genève. 

Monteverdi propose un nouveau cabriolet, le Palm Beach, animé comme l'ensemble de ses productions par un V8 Chrysler de 7,2 litres.

Salon de Turin 1974

Après Paris et Londres, le Salon de l'Automobile de Turin est le dernier salon européen de l'année. Le salon ouvre ses portes le 30 octobre 1974 dans une ambiance plutôt morose. Les nouvelles de l'industrie automobile italienne ne sont en effet guère bonnes. Les ventes de véhicules neufs ont chuté au cours de ces derniers mois et la majorité de constructeurs ont dû passer au chômage partiel. Certaines petites usines ou fournisseurs ont même dû fermer leurs portes. A cela s'ajoute une crise gouvernementale et le salon a été ouvert sans aucune cérémonie officielle. Les ouvriers espèrent secrètement que le travail reprendra bientôt à raison de cinq jours par semaine et qu'ils retrouveront ainsi un niveau de salaire normal. Chez Innocenti, les employés sont cependant privilégiés car, grâce à la sortie de la nouvelle Mini, la filiale de la British Leyland n'a pas dû recourir à des mesures de réduction du temps de travail.
A Turin, les visiteurs découvrent les nouvelles Fiat 131 Mirafiori et Innocenti Mini 90/120. Fiat expose toute la gamme 131 ainsi que plusieurs modèles échancrés permettant de montrer aux visiteurs la protection exemplaire contre la corrosion, les mesures de sécurité et l'aménagement de l'espace intérieur. Le moteur de la 131 peut également être admiré, posé sur un piedestal. Fiat annonce qu'il travaille sur un moteur Diesel qui pourra être monté sur les 131. Chez Fiat, d'autres nouveautés attirent également les regards comme la 127 Special à l'intérieur luxueux et avec des pare-chocs renforcés.
Innocenti et sa société mère britannique, la British Leyland, créent la surprise du salon avec le lancement d'une nouvelle Mini aux lignes modernes, plus spacieuse et dotée d'un pratique hayon arrière. 
Chez Alfa Romeo, les récentes Giulia renovées et le coupé Alfetta GT sont particulièrement appréciées des spectateurs.
Chez Lancia, l'offre est élargie avec l'arrivée d'une version 1300 de la berline Beta dont le moteur double arbre est dérivé de celui de la Fiat 131. La Beta 1800 est déclinée dans une version GPL fonctionnant au gaz liquéfié dont le prix est de 30% inférieur à celui de l'essence. Le spider Beta, déjà vu à Genève, est également présent sur le stand Lancia. Sa production en petite série sera assurée par Zagato. Une exécution simplifée du coupé Fulvia, sans banquette arrière et sans pare-chocs, est lancée sous la dénomination "Safari". 
Sur le stand de Pininfarina, on peut découvrir l'Abarth SE 030, un prototype à moteur central V6 de 3.4 litres dérivé de celui de la 130. Il préfigure une future voiture de sport Fiat.
Chez Ferrari, il n'y a rien de neuf sur le stand mais la rumeur circule qu'une version 2 litres de la Dino est en gestation. Chez Maserati, c'est le nouvelle berline Quattroporte II, déjà présentée à Paris, qui joue la vedette. Pour faire face à la hausse du prix de l'essence, Lamborghini dévoile une version 2 litres de l'Urraco, la P 200. La cylindrée est réduite à 1994 cm³ pour une puissance de 182 ch. Quant à la P 300, elle reçoit un moteur de 2996 cm³ obtenu par allongement de la course. La P 300 délivre 265 ch et peut atteindre les 265 km/h. 
Le Salon de Turin est, comme d'habitude, aussi l'occasion de découvrir de nouveaux prototypes sur le stand des carrossiers. Chez Pininfarina, outre les berline Opera et break Maremma dérivés de la Fiat 130 Coupé et l'Abarth SE 030, nous découvrons la Cr 25, une étude aérodynamique basée sur mécanique Ferrari. Le nom Cr 25 fait référence à un coefficient de traine extraordinairement bas de seulement 0,256. La Cr 25 se caractérise aussi par des spoilers avant et arrière, des bouches d'aération au niveau du seuil des portes et des volets de freinage/stabilisation à extension automatique. Pour la Cr 25, Pirelli a développé des pleus larges spéciaux. 
Bertone dévoile le prototype "Studio 114" aux formes en coin. Il est basé sur la Lamborghini Urraco P300.   
Luigi Chinetti, importateur de Ferrari aux Etats-Unis, présente une originale Ferrari 365 GTB/4 habillée d'une nouvelle carrosserie de type spider, signée Giovanni Michelotti. 
Giorgetto Giugiaro (Ital Design) expose quant à lui quatre nouveaux prototypes. La principale est sans aucun doute la Maserati Medici, une berline 6 places de plus de 520 cm de long. A l'arrière, deux personnes peuvent s'asseoir en vis-à-vis comme dans un salon. Sur base de la Maserati Indy, Ital Design présente un coupé 2+2 au larges surfaces vitrées offrant une excellente vue panoramique. Pour la marque sud-coréenne Hyundai, Giugiaro a dessiné la berline Pony et en dérive un coupé à la strucutre de toit presque entièrement vitrée. 
Les nombreux autres carrossiers exposent divers modèles dérivés des Fiat. Moretti, Fissore et Fiore ont tous les trois conçu de jolis breaks sur base de la 127. Moretti et Savio utilisent la petite 126 comme base pour leurs véhicules de loisirs. Chez Moretti, le coupé 128, produit en petite série depuis quelques années, évolue. Il reçoit des pare-chocs renforcés et un hayon arrière. Giannini qui nous a habitué à proposer des Fiat survitaminées effectue cette année le chemin inverse en lançant la 350 EC (Economica), une Fiat 500 dotée d'un moteur à la cylindrée réduite à 390 cm³ et développant 16,5 ch au lieu de 18. Sa consommation serait de seulement 4 litres au 100 km. 
Notons aussi la voiturette à trois roues Charly d'Autozodiaco. Avec son moteur 1 cylindres de 49 cm³, elle ne consomme que 2 litres aux 100 km.
Les marques étrangères, qui représentent environ 25% du marché automobile italien, sont toutes présentes à Turin. Pour l'Italie qui taxe plus fortement les véhicules Diesel de plus de 2 litres, Opel propose une Rekord 2000 D à la cylindrée réduite à 1998 cm³. La puissance passe de 60 ch sur le 2,1 litres à 57 ch sur le 2 litres. Aux côtés des Skoda, la grande Tatra 613 fait sensation. Enfin, chez Triumph, la Spitfire adopte un moteur de plus grande cylindrée, un 1500.

Salon de Londres 1974

Quelques jours après Paris, c’est Londres qui accueille son traditionnel Motor Show. Etonnamment l’ambiance est plus joyeuse à Earl’s Court qu’à la Porte de Versailles. Ce n’est pas que l’industrie britannique soit en meilleure position que la française ; plusieurs constructeurs britanniques sont d’ailleurs dans une situation périlleuse. Ce n'est pas, non plus que les Britanniques soient plus enclins à abandonner leur ancienne voiture au profit d’une nouvelle. Au contraire, le résultat des récentes élections et la hausse des prix n’y est pas favorable. La gaieté dans les allées du salon londoniens provient en fait du décor amusant de certains stands. 
Commençons notre visite du salon par les constructeurs locaux. Le premier par ordre alphabétique est AC qui expose son prototype à moteur V6 3 litres Ford central. Celui-ci a évolué depuis l’année précédente mais n'est toujours pas commercialisé. 
Aston Martin présente la nouvelle Lagonda, berline à quatre portes, dérivée du coupé V8 et dont l’empattement est allongé de 30 cm.
Quelques modifications sont apportées aux modèles de la British Leyland. Ainsi, les MG ont été adaptées aux exigences du marché américain en étant dotées de nouveaux pare-chocs massifs à absorption d’énergie en caoutchouc noir. La petite Midget abandonne son vieux moteur BMC pour le 1500 cm³ Triumph pour répondre aux normes anti-pollution américaines. La nouvelle boîte provient de la Marina et est enfin entièrement synchronisée. 
Le stand Jaguar est splendide, dégageant une agréable atmosphère mais ne présente pas de vraies nouveautés. 
Le stand Ford, le plus grand du salon, se donne des airs de forum romain avec des arches et des colonnes classiques. Le break Cortina est proposé en version 2000E tandis que la Consul peut recevoir un moteur 2 litres à arbre à cames en tête, plus économique. 
Jensen propose le cabriolet Interceptor qui vise le marché californien. Lotus expose la récente Elite. 
Robert Jankel présente un nouveau modèle, cette fois inspire de la Bugatti Royale. La Panther de Ville est base sur une mécanique de Jaguar XJ 12. L’équipement est particulièrement riche : sellerie en cuir Connolly, tableau de bord en bois de noyer, instrumentation au style rétro, climatisation, autoradio à quatre haut-parleurs, direction assistée, vitres électriques sur toutes les portes et, en options, toit ouvrant électrique, téléphone, télévision ou mini-bar.
Rolls Royce a apporté quelques modifications aux châssis de ses modèles que reçoivent des pneus taille basse. Sur le stand figure une Phantom VI Landaulette dont la capote peut être manipulée à l’aide d’un simple bouton. 
Chez Chrysler, l’heure est aux breaks avec les Hillman Avenger et Humber Sceptre Estate. Pour 1975, les modèles de la gamme « Arrow » (Hillman Hunter et Humber Sceptre) bénéficient de quelques retouches esthétiques : nouvelle calandre, pare-chocs plus épais, motif chromé sur toute la largeur de la face arrière sur les berlines.
Chez Vauxhall, la Viva est proposée dans une série spéciale 2300 S Limited Edition. Le coupé Firenza et transforme en break Sportshatch. Il est toujours équipé du moteur 2.3 litres de 132 ch.
La Strada 4/88 est une nouvelle voiture de sport à châssis multitubulaire et suspension à roues indépendantes. Sa carrosserie aux formes en coin est en fibre de verre. La mécanique est celle de l’Escort Mexico. La transmission provient de chez Volkswagen. 
Côté constructeurs étrangers, la plupart des nouveautés vues à Paris sont également présentes à Londres mais on regrette l’absence des Citroën CX, Peugeot 504 V6 et Lamborghini Countach. En revanche, la Ferrari BB est bien là et vous pouvez l’acquérir si vous avez 16 380 livres sterling. 
Chez Opel, nous découvrons une Manta à moteur turbo développée en Grande-Bretagne chez Broadspeed.
BMW propose la 1602 Lux dont l’équipement comprend des parements en bois à l’intérieur et les sièges de la 3.0. 
Deux nouvelles voitures japonaises font leurs débuts à Earls Court. Le break Datsun 260 C reprend le moteur 6 cylindres de la berline et offre sept places. Toyota propose la petite 1000 aux lignes conventionnelles. 
Les Colt Lancer et Galant (Mitsubishi au Japon) sont aussi nouvelles pour la plupart des visiteurs. 

Salon de Paris 1974

Le 3 octobre 1974, les portes du 61ème Salon de l’Auto de Paris s’ouvrent à la Porte de Versailles, en présence du nouveau président de la République, Valéry Giscard d’Estaing.
L’attraction principale du salon est la nouvelle Citroën CX. Mais le public peut aussi découvrir d’autre nouveautés comme la Porsche 911 Turbo et une nouvelle berline de prestige chez Maserati
Un an après avoir présenté le prototype au Salon de Francfort, Porsche dévoile la 911 Turbo de série à Paris. Par rapport à la 911 de base, la Turbo se distingue par son aileron arrière et ses ailes larges. Le moteur, dont la cylindrée est portée à 2993 cm³ développe 260 ch.
Maserati dévoile une nouvelle berline à quatre portes qui succède au modèle des années 1960. La carrosserie a été dessinée par Bertone. La Quattroporte II reprend le moteur V6 3 litres de la Citroën SM, délivrant 220 ch. Longe de 517 cm, la Quattroporte II a un empattement de 307 cm qui permet d’offrir un habitacle spacieux.
Au Salon de Paris, Peugeot présente les coupé et cabriolet 504 dotés du moteur V6 conçu en collaboration avec Renault et Volvo. Sur les Peugeot, le V6 de 2664 cm³ est alimenté par deux carburateurs, un simple et un double corps. Il développe 136 ch. Quelques retouches esthétiques sont apportées, notamment aux phares et aux feux arrière. 
Chez Renault, en attendant l’arrivée en 1975 d’une berline équipée du moteur V6 PRV, on se contente de revoir la gamme des breaks 12 qui se décline en versions LN et TN (cette dernière avec la finition de la TS). Pour la nouvelle Coupe Renault Elf qui débutera en 1975, Renault propose un kit compétition sur la 5 LS. La puissance du moteur 1.3 litres est portée à 80 ch.
La luxueuse berline française Monica 560 créée par Jean Tastevin est présentée dans sa version définitive au Salon de Paris. Elle est mue par un V8 Chrysler de 5562 cm³ (285 ch) associé à une boîte ZF 5 rapports ou automatique Chrysler.
Chrysler France présente une version spéciale de la Matra-Simca Bagheera réalisée par le couturier André Courrèges. Elle est habillée de blanc (carrosserie, sièges) ou gold (tableau de bord, compartiment arrière).