Au Salon de Genève 1976, trois ans après la version trois portes, Saab lance une version 5 portes de la 99 Combi-Coupé. Comme sur la 3 portes, la banquette arrière est repliable. Une fois celle-ci dépliée, elle dispose d'un volume de chargement de près de 1,5 m³. La 99 Combi-Coupé 5 portes est uniquement proposée en finition GL avec le moteur 2 litres de 108 ch avec boîte manuelle 4 vitesses ou automatique.
Innocenti Mini Cooper
Depuis qu'elle a commencé à assembler l'Austin A40 en 1960, l'usine métallurgique milanaise Innocenti a complété sa gamme avec de nombreux autres modèles de la BMC, en y apportant sa touche personnelle.
La gamme Mini Minor italienne est désormais complétée par une version Cooper. Elle reçoit le moteur de 998 cm³ avec double carburateur, développant 61 ch SAE. La Cooper d'Innocenti présente par ailleurs de nombreuses caractéristiques propres au modèle Cooper S avec un renforcement des arbres de transmission et du différentiel, des moyeux de roues avec des roulements coniques, des jantes plus larges (4,5 au lieu de 3,5"), des freins à disque avant plus grands et une surface de plaquettes augmentée. De plus, l'Innocenti Mini Cooper est équipée d'une assistance au frein Lockheed-Bonaldi, de pneus radiaux SR-10 de taille 145, d'un volant en alliage léger et de fauteuils avant améliorés et plus luxueux.
Opel Kadett Aero
Au Salon de Genève en mars 1976, Opel diversifie sa gamme Kadett en proposant une version découvrable. La Kadett Aero est réalisée par le carrossier Baur et se caractérise par un arceau intégré à la carrosserie. Les places avant sont recouvertes d'un toit amovible et les places arrière d'une capote repliable. La Kadett Aero est équipée du moteur 1.2 S de 60 ch et son équipement comprend notamment un volant sport et des jantes larges. La fabrication artisanale de l'Aero induit un prix de vente élevé.
La production est arrêtée début 1978 après 1 242 exemplaires.
Volvo 265 DL
Au Salon de Genève 1976, Volvo propose une version break de la 264 : la 265. Elle reçoit une version à carburateur du moteur V6 dont la puissance est réduite de 140 à 125 ch.
Maserati Kyalami
Avec la Kyalami présentée au Salon de Genève 1976, Maserati retrouve un coupé 2+2 qui avait disparu de son catalogue depuis la suppression de la Mexico. En difficulté, Maserati a été repris par un organisme d'état et Alessandro de Tomaso en 1975 et, en toute logique, la Kyalami est étroitement dérivée de la De Tomaso Longchamp dont elle reprend le châssis et les suspensions. Les lignes de la carrosserie sont signées Pietro Frua. Elle est mue par le moteur V8 de 4136 cm³ développant 270 ch. Le nom Kyalami évoque la victoire remportée en 1967 sur le circuit du même nom par Pedro Rodriguez sur une Cooper à moteur Maserati.
Lamborghini Silhouette
En grande difficulté, Lamborghini s'est vu accorder un crédit conséquent par le gouvernement italien. Cela lui permet d'exposer une nouveauté à Genève, la Silhouette dérivée de l'Urraco. La Silhouette se caractérise par des passages de roues élargis, des pneumatiques taille basse, un large spoiler à l'avant sous la calandre et un toit amovible qui se ange contre la cloison arrière de l'habitacle. Des haut-parleurs sont montés dans les appuie-têtes afin de pouvoir encore entendre la radio même quand on roule toit enlevé. Le moteur est le V8 3 litres de 260 ch.
Triumph Dolomite
En mars 1976, la British Leyland décide de rationnaliser la gamme des berlines Triumph et de les regrouper sous la dénomination Dolomite. Elles disposent toutes désormais d'un pare-brise en verre feuilleté, d'appuie-têtes et d'un dispositif amélioré de colonne de direction.
En entrée de gamme, la Dolomite 1300 remplace la Toledo. Elle conserve la face avant de cette dernière avec ses petits phares rectangulaires mais hérite en revanche de la poupe longue des autres berlines et des jantes plus larges (4,5 pouces au lieu de 4). Son équipement est amélioré et comprend notamment une lunette arrière chauffante.
La Dolomite 1500 est identique à la 1300 mais reçoit le moteur de 1493 cm³ développant 71 ch et d'une sellerie en nylon brossé au lieu de vinyle.
La Dolomite 1500 HL succède à la 1500 TC. Extérieurement, elle s'apparente à la 1850 avec, notamment, ses doubles phares ronds.
La Dolomite 1850 HL est une version améliorée de la 1850 de 1972. Elle reçoit des vitres teintées.
En haut de la gamme, la Dolomite Sprint est reconduite, pratiquement inchangée.
Lancia Gamma
Avec la Gamma, dévoilée au Salon de Genève en mars 1976, Lancia renoue avec la tradition des grandes berlines qui avait été interrompue avec l’arrêt de la fabrication de la Flaminia en 1969. L’entrée en production de la berline est annoncée pour l’été tandis que le coupé la suivra à l’automne. La Gamma a entièrement été dessinée par Pininfarina. Son concept, avec la traction avant et le moteur boxer, semble être un testament au regretté professeur Fessia dont cela était le crédo technique dès 1946 avec la Cemsa-Caproni et ensuite avec la Lancia Flavia apparue en 1961.
La berline se caractérise par ses quatre portes et un hayon à l’arrière. Deux petites fenêtres latérales supplémentaires augmentent la surface vitrée. Les pare-chocs, recouverts d’une protection en plastique, sont prolongés jusqu’aux découpes latérales des roues à l’avant comme à l’arrière.
Le coupé est élégant et reprend certains éléments de style déjà vus sur le coupé Fiat 130 et la Lancia Monte Carlo. Le coupé est établi sur un empattement de 255,5 cm, soit 10 cm de moins que celui de la berline.
Il est surprenant qu’un moteur quatre cylindres ait été choisi pour un modèle de haut de gamme. Il s’agit d’un boxer de 2484 cm³ à deux arbres à cames, développant 140 ch à 6000 t/min. Il est alimenté par un double carburateur. Le moteur boxer est une solution particulièrement adaptée à la traction avant, car il maintient le centre de gravité bas et assure une bonne charge sur les roues avant. La boîte de vitesse est manuelle à cinq rapports.
La Gamma vient renforcer le rôle de Lancia sur le marché en tant que voiture de classe émergente. Elle souligne que la marque conserve non seulement son indépendance technique au sein du groupe Fiat, mais qu'elle peut également la renforcer encore davantage grâce aux ressources de la société mère. La relation technique de la Lancia Beta avec Fiat a pu laisser l'impression que la marque ne survivrait à l'avenir qu'en tant que constructeur de versions de luxe des Fiat. Cependant, Fiat estime apparemment que les fusions ne doivent pas conduire à diluer l'identité des sociétés regroupées, mais au contraire à la renforcer.
Moteur : 4 cylindres à plat, 2484 cm³ (102 x 76 mm), 140 ch à 5400 t/min.
Carburateur inversé double corps Weber.
Boîte de vitesse 5 rapports.
Empattement : 267 cm. Dimensions : 458 x 173 x 141 cm.
Poids : 1320 kg
Vitesse maximale : 195 km/h
Coupé : mêmes caractéristiques que la berline, sauf :
Empattement : 255,5 cm. Dimensions : 448,5 x 173 x 133 cm.
Poids : 1270 kg
Salon de Genève 1976
Le 46ème Salon international de l'automobile de Genève ouvre ses portes le 11 mars 1976. Si la crise énergétique semble surmontée, l'humeur n'est cependant pas au beau fixe dans le monde de l'automobile en Suisse. Le prix de l'essence a franchi la barre du franc. Les importateurs ont enregistré 189 945 nouvelles immatriculations en 1975, le plus faible résultat depuis 1968. Le projet de nouvelles réglementations sur les émissions et le bruit fait craindre que quarante pour cent des modèles de véhicules en circulation ne soient plus utilisables. Mais cette période morose ne dissuade toutefois pas 462 610 visiteurs de venir découvrir les nouveautés du salon.
Sensation chez Bertone
Le carrossier Bertone surprend dans le hall des carrosseries spéciales avec la Navajo, tournant sur un
carrousel rotatif. Elle est construite sur un châssis d'Alfa Romeo 33 Stradale et se caractérise par une silhouette en coin. A l'intérieur, le tableau de bord est équipé d'écrans numériques.
Les autres carrosseries spéciales exposées à Genève paraissent presque ordinaires aux côtés de la Navajo. Pietro Frua présente une variante de son coupé sur base BMW 3.0. Felber est présent avec la Beach Car, une voiture de plage dessinée par Giovanni Michelotti et basée sur une Ferrari 365 GTC/4. Quant à Pininfarina, il a installé le coupé Lancia Gamma sur son stand.
Ford dévoile la Mustang III, prototype d'un coupé à traction avant dérivé de la future Fiesta.
General Motors présente l'Opel GT2, déjà dévoilée en 1975.
Enfin, Caruna propose un coupé spécial doté de la mécanique de la Porsche 911.
Nouvelles voitures de sport
L'intérêt pour les voitures de sport reste intact et plusieurs nouveautés sont dévoilées à Genève. Sur le stand Lamborghini est lancée la Silhouette, version à toit rétractable de l'Urraco 3 litres.
A côté, chez Maserati, le nouveau propriétaire Alejandro de Tomaso présente la Kyalami, un coupé 2+2 fort ressemblant à la De Tomaso Longchamp.
Ferrari présente pour la première fois en Suisse la 308 GTB.
Bristol est présent avec le cabriolet 412 et TVR dévoile une version Turbo de la 3000 M.
Beaucoup de nouveautés venues d'Allemagne
Une des principales attractions du salon 1976 est le nouveau coupé BMW 630 CS ou 633 CSi. Genève est aussi le premier salon pour la nouvelle série Mercedes-Benz W123 avec les modèles 200 à 280 E à essence et 200 D à 300 D Diesel. La nouvelle Ford Taunus est aussi présente.
Opel surprend avec une version Aero, décapotable, de la Kadett réalisée par le carrossier Baur.
Audi lance à Genève la 80 GTE à moteur 1,6 litres à injection. Chez Volkswagen, les innovations sont plus discrètes avec essentiellement la Passat LX dotée d'un équipement plus luxueux.
Modèles déjà connus chez les Français
Chez les constructeurs français, les nouveautés sont déjà connues depuis quelques mois, telles que la Renault 20, le coupé Peugeot 104 ZS plus puissant ou la Simca 1307/1308.
Chez les Britanniques
Aucun nouveau modèle majeur ne figure parmi les voitures britanniques. Chez British Leyland sont mises en évidence la Princess 6 cylindres et la Jaguar XJ-S.
Elégance et sportivité chez les Italiens
Une autre nouveauté majeure du Salon 1976 est la Gamma, modèle de haut de gamme chez Lancia.
Fiat expose une série spéciale du spider X 1/9, orné de bandes noires sur les flancs.
Et chez les Japonais
Aucune première mondiale n'est dévoilée à Genève. Le coupé Corolla Liftback de Toyota et la deuxième génération de la Datsun Cherry ont déjà été vues à Bruxelles en janvier.
Honda expose la Civic ESS, version améliorée à l'initiative personnelle d'Edgar Schwyn, représentant de Honda à Zurich, et qui comporte notamment des sièges Recaro, des jantes en alliage et des vitres électriques.
Première mondiale suédoise
Saab propose la version 5 portes du Combi-Coupé 99 en première mondiale. Quant à Volvo, il présente pour la première fois la 343, fruit de la collaboration entre DAF et Volvo, et le break 265.
Les constructeurs suisses
Monteverdi, comme toujours, dispose d'un stand imposant, où il présente le nouveau 4x4 Safari.
Felber présente la FF Lancia Michelotti, un roadster exclusif basé sur la Lancia Fulvia. Sbarro renouvelle sa réplique de la BMW 328 avec une version America à moteur 6 cylindres.
Salon de Genève 1966
Le salon de l’Auto qui se tient à Genève du 10 au 20 mars 1966 est l’occasion pour les constructeurs de dévoiler de nouveaux modèles. La Suisse n’a pas d’industrie automobile propre mais tous les constructeurs se trouvent dès lors sur pied d'égalité, ce qui favorise une libre et saine concurrence sur le marché.
En novembre 1965, au Salon de Turin, on a pu découvrir un châssis Lamborghini équipé d'un moteur V12 monté transversalement à l'arrière. Celui-ci revient à Genève, désormais habillé d’une magnifique carrosserie dessinée chez Bertone. Ce bolide d’avant-garde, dénommé Miura P400, est la vedette du salon. Si Bertone s’est réservé la primeur de la Miura, le stand Lamborghini présente aussi une autre nouveauté, la 400 GT 2+2 dont le pavillon a été rehaussé pour pouvoir accueillir deux passagers à l’arrière. La 400 GT 2+2 reprend les lignes de la 350 GT mais s’en distingue par quelques détails dont les doubles optiques à l’avant.
Alfa Romeo expose un nouveau Spider 1600 dérivé de la Giulia. Il a été dessiné chez Pininfarina. Ses formes sont très arrondies, aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. Il ne manque plus qu'un nom à ce spider. Pour l’attribuer, Alfa Romeo a lancé un concours international. Toute personne intéressée est invitée à retirer une carte sur le stand du constructeur ou auprès d'un agent de la marque, puis à l'adresser avec ses suggestions dans un délai de deux mois. L'heureux vainqueur remportera l'un des premiers modèles à sortir de chaîne. Dans la gamme des coupés Giulia Sprint, la GT Veloce de 125 ch vient s’intercaler entre le modèle de base de 121 ch et la GTA de 133 ch. La troisième nouveauté du constructeur milanais est la berline Giulia 1300 TI de 82 ch.
Chez Fiat, l’unique nouveauté est la 1100 R. La présentation de la 124 qui était attendue est reportée de quelques semaines.
ASA présente la Roll-Bar 1300, un spider à châssis tubulaire habillé d’une carrosserie en polyester réalisé par Limaplas. Le toit est escamotable comme sur la Porsche 911 Targa.
OSI expose un élégant coupé réalisé à partir de la Ford Taunus 20M répondant à une commande de Ford Cologne. Ce coupé pourrait constituer une alternative intéressante et moins onéreuse à la Ford Mustang. Quant au spider OSI dérivé de la Fiat 1100, il évolue en adoptant la mécanique de la nouvelle 1100 R et une face avant modernisée avec des phares rectangulaires.
Chez Moretti, les visiteurs découvrent une berlinette 2+2 réalisée pour un client danois sur base d’une Maserati 3500 de 1962. La carrosserie Touring d’origine a été détruite dans un accident et son propriétaire a préféré lui offrir de nouvelles lignes plutôt que de la faire réparer. Outre ce modèle unique, Moretti propose aussi le coupé deux places Sportiva dérivé de la Fiat 850.
Pininfarina expose le prototype d’un cabriolet deux places Ferrari. Son nom, 365 California, annonce qu’il est principalement destiné au marché américain.
Giovanni Michelotti réinterprète une nouvelle fois la Fiat 2300 S avec un coupé au style, cette fois, peu inspiré.
A la demande de Giorgio Tarchini, l'importateur Jaguar en Italie du Nord, Bertone a réalisé un coupé quatre places sur la base de la berline 420. Sa dénomination « FT » rend hommage à Ferruccio Tarchini, fondateur de la société. Le souhait de l'importateur est de diffuser ce modèle par le biais du réseau italien de Jaguar, voire à l'étranger. Bertone présente aussi un roadster sur base Porsche 911 qui pourrait être produit en petite série pour le marché californien.
Chez les constructeurs britanniques, les nouveautés sont la Rover 2000 TC plus puissante, la Morris 1800 équivalente à l’Austin sortie en 1964 et les break Austin 1100 Countryman et Morris 1100 Traveller. Chez Ford, un break Corsair réalisé par le carrossier E.D. Abbott, vient compléter la gamme.
Sur le stand Vauxhall trône la XVR (pour eXperimental Vauxhall Research), un prototype dont les lignes rappellent celles de la Chevrolet Mako Shark II. La partie supérieure de l'habitacle se soulève latéralement en deux parties comprenant le pare-brise.
Rolls Royce expose les versions deux portes de la Rolls-Royce Silver Shadow et de la Bentley T, carrossées par H.J. Mulliner Park Ward.
Chez Jaguar, la version 2+2 du coupé Type E, qui n’avait pas pu être présentée à Londres en octobre 1965, est enfin prête.
Le carrossier français Henri Chapron présente un coupé 2+2 basé sur la Citroën DS 21. Il est opportunément baptisé Le Léman.
Les nouveautés des constructeurs allemands sont le break Audi Variant, la BMW 2000 (déjà présentée en janvier mais qui participe à son premier salon) et l’inédite 1600 à deux portes
Chez Skoda, la 1000 MB est proposée dans une version deux portes sans montant central. Saab présente le coupé Sonett II à carrosserie en fibre de verre.
Les constructeurs japonais ont peu d’expérience en matière de style et c’est ainsi qu’Isuzu a confié à Ghia la réalisation du coupé 117 dérivé de la Bellett 1600 GT.
Le salon de Genève est toujours l’occasion de découvrir les réalisations des carrossiers locaux. Chez Ghia Aigle, c’est la Jaguar Type E dont les traits ont été, maladroitement, revus par Pietro Frua. Graber revient avec une nouvelle version de l’Alvis 3 Litres. Elle reçoit un moteur plus puissant alimenté par trois carburateurs et une poupe au dessin remanié. Graber présente aussi un cabriolet deux portes sur base de la Rover 2000 (Rover a racheté Alvis en juin 1965).
BMW 630 CS / 633 CSi
Dévoilés en première mondiale à Genève, les coupés BMW 630 CS et 633 CSi remplacent les séries 3.0 CS et 3.0 CSi dont la production a été arrêtée fin 1975.
Lors du développement des nouveaux coupés, BMW a mis l'accent sur des critères de plus en plus importants aujourd'hui, tels que le confort de conduite, la sécurité passive et la pollution. Reprenant la nomenclature utilisée depuis le lancement de la berline 520 en 1972, le chiffre « 6 » indique la série et le « 30 » et le « 33 » indiquent la cylindrée. Le châssis a été spécifiquement conçu pour le nouveau coupé et certains éléments proviennent de la Série 5.
Par rapport à la précédente génération de coupés, la surface vitrée est augmentée de 7% et la ceinture de ceinture est légèrement plus haute et le pare-brise plus plat. L’empattement est identique, à 262,5 cm mais la longueur passe de 466 à 475,5 cm en raison de la zone de déformation avant. La rigidité du toit a été améliorée grâce à l'installation d'un arceau de sécurité et d'un montant de porte central. Au niveau de l’aérodynamique, le pare-chocs avant est doté d'un déflecteur d'air intégré qui réduit la portance et la traînée générées à grande vitesse. L’habitabilité est nettement améliorée grâce à la largeur de caisse augmentée de 5,5 cm.
Le modèle de base est la 630 CS équipée du moteur six cylindres de 2986 cm³, alimentée- par un carburateur double corps Solex 4 AI et développant 185 ch à 5800 t/min.
La cylindrée du moteur de la 633 CSi a été réduite de 3295 à 3210 cm³ par rapport à celle de la berline 3.3 L (course 86 au lieu de 88,4 mm). Le système d'injection D-Jetronic est remplacé par le système L-Jetronic dans lequel le volume d'air d'admission (via le débitmètre d'air) et non le vide du collecteur d'admission est mesuré pour attribuer la densité de carburant requise. L’avantage est une quantité de polluants moindre et de meilleures propriétés de fonctionnement à froid.
L'usine spécifie une vitesse de pointe de 210 km/h pour la 630 CS et de 215 km/h pour la 633 CSi. Malgré son poids plus élevé (environ 70 kg), la variante à carburateur accélère de 0 à 100 km/h en seulement 8,9 secondes, tandis que le moteur à injection ne prendrait que 7,9 secondes.
Alfa Romeo Giulia Sprint GT Veloce
En mars 1966, au Salon de Genève, Alfa Romeo propose une version Veloce du coupé Giulia Sprint GT. Le moteur gagne quelques chevaux supplémentaires (109 ch). Extérieurement, le coupé Veloce se distingue par sa calandre à trois barres horizontales et au quadrifoglio verde ornant les panneaux de custode.
Salon de Genève 1956
Du 8 au 18 mars 1956 se tient le 26ème Salon de Genève. L'intérêt du public est grandissant pour l'exposition avec 15 000 visiteurs de plus qu'en 1955. Ils sont notamment venu voir la Citroën DS 19, exposée pour la première fois à Genève.
Les microvoitures
La demande de voitures motorisées va en croissant et une nouvelle catégorie de voitures voit le jour offrant un confort comparable à celui d'une voiture à un prix légèrement supérieur à celui des motos. A Genève, ces petites voitures, qu'elles proviennent de Heinkel, BMW (Isetta), Glas (Goggomobil) ou Messerschmitt, sont exposées dans le hall des motos ou dans celui des accessoires. Parmi les petites voitures, la Soletta 750 fait sensation, une microvoiture suisse équipée d'un moteur Condor de 750 cm³ et d'une boîte de vitesses à trois rapports.
Les voitures de luxe
Si les constructeurs automobiles européens conçoivent des voitures compactes, les Américains propose des voitures imposantes débordant d'abondance à l'image d'une Cadillac Eldorado. La Chevrolet Corvette est présentée dans sa dernière version avec un moteur V8.
La vedette du salon vient de France
La Renault Dauphine est présentée pour la première fois et devient immédiatement la vedette du salon.
Elle notamment présentée sous forme de maquette en coupe.
La Citroën DS 19 suscite également un vif intérêt. Elle met en valeur les performances de sa suspension hydropneumatique.
Chez Fiat, l'attraction est la 600 Multipla et ses trois rangées de sièges. La Fiat 600 à toit ouvrant escamotable, présentée pour la première fois, passe presque inaperçue à côté d'elle.
Carlo Abarth, est présent pour la première fois au Salon de Genève. Il expose non seulement des Fiat préparées, mais aussi l'intégralité du stock de pièces nécessaires à leur fabrication.
Chez Lancia, la nouveauté est la berline Appia revue en profondeur.
Alfa Romeo présente de son côté une nouvelle version du coupé 1900 Super Sprint.
25 marques automobiles britanniques démontre à Genève l'étendue de la gamme de leur produits : AC, Alvis, Armstrong-Siddeley, Arnolt-Bristol, Aston Martin, Austin, Austin-Healey, Bentley, Bristol, Daimler, Ford, Hillman, Humber, Jaguar, Lagonda, MG, Morris, Riley, Rolls-Royce, Rover, Standard, Sunbeam, Triumph, Vauxhall et Wolseley sont tous présents, à l'exception de Morgan.
La voiture la plus chère du salon est la Silver Wraith, carrossée par James Young et dotée de tous les équipements de luxe, affichée à 84 000 francs suisses sur le stand Rolls-Royce.
Chez Volkswagen, la Coccinelle est déclinées dans des coloris variés, tandis que la Karmann-Ghia, relativement récente, se démarque. Porsche expose deux 356 restylées. Chez BMW, les voitures de sport 503 et 507 attirent naturellement tous les regards, tout comme les rapides 300 SL et élégantes 190 SL de Mercedes-Benz.
Les carrosseries spéciales
Comme chaque année, le salon de Genève offre un large choix de carrosseries spéciales. Citons notamment l'Abarth 215A et l'Alfa Romeo 1900 BAT de Bertone.
Les carrossiers suisses sont beaucoup plus sobre en matière de design. Beutler présente un coupé basé sur une Volkswagen, tandis que Graber dévoile des cabriolets Alvis et Bentley.
Un coupé BMW 503 est exposé chez Worblaufen, tandis que Ghia présente une version élégante de la Jaguar XK 140 et un roadster décapotable basé sur un châssis Dodge. Chez Boano, on peut admirer un coupé Ferrari 250 GT avec des ailerons arrière.
Pinin Farina est plus sage avec un coupé basé sur la Mercedes-Benz 300 ou la très élégante Ferrari 410 Superamerica.
Soletta 750
Willy Ernst Salzmann dirige son propre bureau d'ingénierie pour la construction de véhicules à Soleure, en Suisse. Il conçoit notamment un nouveau type de système de suspension arrière pour automobiles appelé Zweigelenk-Elastikachse Salzmann (essieu élastique à deux articulations Salzmann). Les principales caractéristiques de cette suspension sont un différentiel fixe ou semi-fixe avec des demi-arbres oscillants et des ressorts hélicoïdaux, les demi-arbres étant reliés par une traverse suspendue sous le différentiel et fixée aux arbres par des ressorts en caoutchouc. Salzmann souhaite présenter sa suspension à l'occasion du Salon de Genève, mais pour ne pas être relégué dans l'espace dédié aux pièces et accessoires, il décide de concevoir une automobile autour de sa suspension, pour pouvoir l'exposer dans le hall principal. Salzmann confie la fabrication de la carrosserie en plastique (seuls les panneaux de portes sont en acier) au carrossier Hess à Bellach. Le moteur, monté à l'arrière, est un bicylindre à plat refroidi par air d'une cylindrée de 745 cm³. Il a été construit par Condor-Werke AG de Courfaivre, qui l'a utilisé sur sa moto militaire A750.
La Soletta 750 est présentée au Salon de Genève en mars 1956. Elle apparait ensuite, la même année, au Salon de Paris avec une carrosserie remaniée. La Soletta 750 est restée un exemplaire unique. Quelques constructeurs et aussi une agence gouvernementale de la République démocratique allemande ont manifesté leur intérêt pour le projet, mais cela n'a pas abouti à une production en série.
Alfa Romeo 1900 Super Sprint
En vue de sa présentation au Salon de Genève, en mars 1956, le coupé deux places 1900 Super Sprint reçoit une nouvelle carrosserie réalisée par Touring. Comparé à la version précédente, qui disposait de deux petites fenêtres latérales derrière les portes, seules les deux fenêtres latérales pouvant être rétractées dans les portes sont désormais disponibles. Le moteur est disposé légèrement plus bas, ce qui a permit de dessiner un capot plus incliné à l'avant. La 1900 Super Sprint reçoit un levier de changement de vitesse au plancher. La boîte est à cinq rapports.
Lancia Aurelia B20 GT (série 5)
Au Salon de Genève en mars 1956, Lancia présente la cinquième série du coupé Aurelia B20 GT. Elle bénéficie de nombreuses amélioration au niveau du moteur et de la transmission. Ainsi, la quatrième vitesse n'est plus conçue comme un overdrive, mais comme une vitesse directe et fonctionne donc pratiquement en silence. Les embrayages synchroniseurs des deuxième, troisième et quatrième vitesses ont été agrandis et renforcés. Le système de freinage a également été nettement amélioré. Les quatre freins sont équipés de tambours en aluminium. La carrosserie ne diffère du modèle précédent que par une lunette arrière plus haute et plus large ainsi que de petites modifications de finition. A l'intérieur, les instruments sont modifiés, et on découvre un nouveau volant à trois branches, un nouveau design des deux sièges et une meilleure accessibilité et utilisation de l'espace arrière.
Lancia Appia (série 2)
La deuxième série de l'Appia, présentée au Salon de Genève en mars 1956, est profondément remaniée. Lancia vise aussi à intégrer de nombreuses petites caractéristiques requises pour une voiture dans cette gamme de prix, sans nuire au caractère légèrement sportif, à la conduite et à l'utilisation de l'Appia. Le moteur 4 cylindres en V étroit (10°) de 1090 cm³ conserve son architecture. Les chambres de combustion hémisphériques et la position des bougies ont été modifiées, tandis que les deux groupes de soupapes (admission et échappement) sont désormais de même longueur. Le type carburateur, légèrement plus grand, est désormais équipé d'une pompe d'accélération. Malgré le taux de compression réduit de 7,4 à 7,2 : 1, la puissance est désormais de 43,5 ch au lieu de 38 ch au régime inchangé de 4800 tr/min. En conséquence, la vitesse maximale atteignable passe de 120 à 128 km/h, selon l'usine.
Si les principales caractéristiques du design, à savoir la carrosserie autoportante, la suspension avant caractéristique de la Lancia et l'essieu rigide arrière, n'ont pas été modifiées, en revanche, les dimensions de la voiture sont changées en augmentant l'empattement de 248 à 251 cm et la longueur totale d'environ 10 cm, tout en réduisant la hauteur d'environ 3 cm. La partie arrière de la carrosserie a été entièrement repensée et comprend désormais une poupe séparée avec un coffre beaucoup plus grand et une lunette arrière plus large. Les pare-chocs en alliage sont remplacés par des pare-chocs en acier inoxydable chromé avec des butoirs protecteurs. L'intérieur de la voiture est également considérablement amélioré. L'extension de l'empattement et l'abaissement du plancher permettent de gagner significativement plus d'espace intérieur. Les instruments sont regroupés en deux groupes. Pour éviter les reflets sur le pare-brise, la moitié supérieure du tableau de bord est recouverte de cuir synthétique. La direction est désormais de série à gauche, mais la voiture est toujours disponible avec conduite à droite sur demande. Les sièges individuels sont remplacés par une banquette facilement ajustable en longueur.
Moteur : 4 cylindres en V, 1090 cm³ (68 x 75 mm), 43,5 ch CUNA à 4800 t/min.
2 arbres à cames latéraux. Carburateur inversé Solex.
Empattement : 251 cm. Lx l x h : 397 x 142 x 140,5 cm
Vitesse maximale : 128 km/h
Renault Dauphine
Le 6 mars 1956, Renault présente la Dauphine au Palais de Chaillot à Paris. C'est une nouvelle berline quatre portes au style moderne et à carrosserie autoporteuse. Elle conserve l'architecture mécanique de la 4 CV avec son moteur placé en porte-à-faux en arrière de l'essieu. Son moteur est d'une cylindrée de 845 cm³ obtenue par augmentation de l'alésage du moteur de la 4 CV. Il développe 30 ch, ce qui permet à la Dauphine d’atteindre une vitesse maximale d'environ 115 km/h. La Dauphine innove dans sa catégorie avec une suspension à roues indépendantes, offrant un confort de conduite supérieur par rapport à ses concurrentes. La boîte de vitesses manuelle à 3 rapports est simple à manier, ce qui contribue à l’agrément de conduite. Une des caractéristiques originales de la Dauphine est la roue de secours qui est logée derrière un portillon sous le coffre à l'avant.
Evolution
L'embrayage électromagnétique Ferlec est disponible sur demande à partir du Salon de l'auto 1956. En mai 1957, les Dauphine reçoivent de nouvelles jantes à voile plein. En octobre 1957, quelques nouveautés sont proposées : sièges avant avec bourrelet supérieur, capot sans baguette chromée. Sur les modèles 1959, le taux de compression est plus élevé et la puissance monte à 31 ch.
En octobre 1960, des clignotants ronds sont montés à l'avant et ceux qui étaient placés sur le panneau de custode disparaissent. Les Dauphine reçoivent la suspension "aérostable". Ce dispositif, mis au point par l'ingénieur J.A. Grégoire, se compose de ressorts hélicoïdaux plus souples et de tampons en caoutchouc à l'avant ou de coussins pneumatiques à l'arrière. Il assure une flexibilité variable à la suspension. Pour 1961, les réglages du moteur sont revus afin de réduire la consommation. La puissance est ramenée aux 30 ch. Sur le modèle 1962, la boîte 3 vitesses est entièrement synchronisée.
Sur le modèle 1963, la puissance monte à 32 ch. Les jantes sont maintenant ajourées. Pour 1964, les freins avant sont à disque. La gamme est complétée par la Dauphine Export à boîte 4 vitesses et dont la présentation est semblable à celle de la Dauphine Gordini, provisoirement supprimée du catalogue. La Dauphine Export est proposée durant les millésimes 1964 et 1965 jusqu'au retour de la Gordini.



Ferrari 330 GTC
Au Salon de Genève, en mars 1966, Ferrari présente un nouveau coupé qui combine le châssis court de la 275 GTB et le moteur de la 330 GT. La carrosserie a été dessinée par Pininfarina dans un style qui rappelle celui de la 500 Superfast.
Moteur : V12, 3967 cm³ (70 x 71 mm), 300 ch à 7000 t/min
Deux arbres à cames en tête. 3 carburateurs Weber 40 DFi double corps.
Empattement 240 cm. Longueur 447 cm, largeur 167 cm, hauteur 130 cm.
Vitesse maximale 245 km/h
Holden Torana LX
En février 1976, Holden présente la Torana modèle LX, évolution de la LH. La gamme est complétée par une version coupé hatchback avec hayon arrière. Elle est disponible en version de base ou SL avec le moteur V8 de 3310 cm³ (135 ch) et SS avec le gros moteur de 5047 cm³ (240 ch). Le moteur 4,2 litres (4146 cm³, 185 ch) est en option. Le coffre n’est pas aussi profond qu’il n’en a l’air mais en rabattant la banquette arrière, il est possible de disposer d’un bel espace de chargement. De plus, Holden propose un accessoire dénommé « Hatch-Hutch », une sorte de tente en polyester à installer sur le hayon ouvert et formant un petit espace pour le camping.
L’ensemble des modèles LX bénéficient d’une instrumentation revue et d’une finition améliorée. Les nouveaux sièges baquets offrent un meilleur soutien et sont plus confortables. Extérieurement, la LX se distingue de la LH par des phares ronds au lieu de rectangulaires et par des encadrements de vitres noirs.
Avec la Torana LX, Holden souhaite rivaliser plus intensément avec la puissante concurrence japonaise. Charles Chapman, le nouveau directeur général de Holden (précédemment chez Opel), a expliqué que les voitures australiennes de la General Motors montreront une certaine référence au design européen à l'avenir.
Quelques mois après son lancement, en novembre 1976, la Torana voit sa tenue de route améliorée en adoptant la « Radial Tuned Suspension ». Au même moment, Holden propose un modèle d’entrée de gamme équipé du moteur 4 cylindres 1900 Opel afin de mieux concurrencer les voitures japonaises.
Renault 15 et 17
Cinq ans après leur lancement, les Renault 15 et 17 bénéficient d’une remise au goût du jour en février 1976. La face avant est redessinée et, à l’arrière, le hayon est désormais plan et la lunette arrière est agrandie. Les sièges sont de type "tulipe" avec des soutiens latéraux. La Renault 15 n’est plus proposée qu’avec le seul moteur 1300 de 60 ch en finition TL ou GTL. La Renault 17 se distingue toujours par ses doubles phares ronds et le traitement de ses vitres latérales. Sur la 17 TS, la puissance du moteur est augmentée de 90 à 98 ch. La 17 Gordini conserve le moteur 1,6 litres à injection électronique (108 ch) de la précédente génération.
Renault 5 GTL
Présentée en février 1976, la 5 GTL est une version économique. Elle reprend le moteur 1300 de la 5 TS mais il est alimenté par un seul carburateur et la puissance est réduite de 20 ch (44 ch au lieu de 64). La consommation de carburant est ainsi de seulement 6,7 l/100 km. La 5 GTL se distingue extérieurement par de larges protections latérales qui prolongent les boucliers.
Audi Variant
Audi, la marque ressuscitée à l'automne 1965, dévoile la version break deux portes de son modèle, qui sera présentée au Salon de Genève. Le break Audi adopte la dénomination Variant comme le break Volkswagen 1500. Le break dispose de trois vitres latérales dont la centrale est articulée. Le hayon arrière s'ouvre vers le haut sur toute sa largeur. Grâce à la traction avant, la zone de chargement est basse et plate sur toute sa surface. La banquette arrière peut être rabattue vers l'avant augmentant l'espace de chargement de 1,1 à 1,9 mètres. La mécanique est identique à celle de la berline à savoir notamment le 4 cylindres de 1696 cm³ développant 72 ch et les freins à disque à l'avant.
Salon d'Amsterdam 1956
Le Salon d’Amsterdam qui ouvre ses portes du 23 février au 4 mars 1956 est l'occasion de mettre en avant l’essor de l'économie néerlandaise, à juste titre appelé le « miracle néerlandais ». Il suffit de voir la longue file d'exposants néerlandais d'accessoires pour se faire une idée de la polyvalence et de la puissance productive de l'industrie néerlandaise. Sur les 60 000 voitures vendues au Pays-Bas en 1955, environ 18 000 ont été assemblées en Hollande part des entreprises efficaces et qui ont vu le jour récemment. Certes, les Pays-Bas restent relativement pauvres en termes de nombre de véhicules motorisés (1 pour 44 habitants) en comparaison aux autres pays mais il semble bien que l'automobile ne soit plus considérée comme un simple objet de luxe, mais qu'elle soit devenue indispensable dans la vie quotidienne. Depuis le précédent Salon de l'automobile d'Amsterdam en 1954, le nombre de voitures particulières aux Pays-Bas a augmenté d'environ 100 000 unités, si bien qu'aujourd'hui le pays compte près de 280 000 voitures particulières. De loin, la plus grande part du marché automobile néerlandais est encore représentée par l'industrie ouest-allemande. Au cours des onze premiers mois de 1955, 26 634 voitures ont importées (et assemblées) en provenance d'Allemagne de l'Ouest, ce qui représente 45,1 % du total des importations néerlandaises de voitures particulières durant cette période. L'Angleterre est deuxième avec 22,6 %, la France troisième avec 13,9 % et les États-Unis quatrièmes avec 12,9 %. Tous les autres pays réunis représentent 5,5 % du marché. Il convient de noter que les importations de voitures anglaises et américaines aux Pays-Bas diminuent depuis un certain temps, tandis que les livraisons allemandes ne cessent d'augmenter. Parmi les marques allemandes, Volkswagen et Opel connaissent le plus grand succès. De janvier à fin novembre 1955, 8 859 Olympia Rekord et 1 016 Kapitän ont vendues aux Pays-Bas, et durant la même période, 10 274 Volkswagen.
Le Salon d'Amsterdam 1956 est le plus grand salon de l'automobile jamais connu aux Pays-Bas. En plus des services et des caravanes, des ambulances et d’une très large gamme d'accessoires qui composent une grande partie de l'exposition, le Salon accueille 65 marques de huit pays différents : 20 d'Angleterre, 16 des États-Unis, 13 d'Allemagne de l'Ouest, 7 de France, 4 d'Italie, 3 d'Allemagne de l'Est et une de Suède et une de Tchécoslovaquie. La surprise vient de Ford Angleterre qui dévoile en première mondiale à Amsterdam ses nouvelles Consul 1700, Zephyr 2500 et Zodiac 2500. Parmi les autres attractions, citons la Citroën DS 19, le coupé Mercedes-Benz 190 SL, la Volkswagen Karmann-Ghia, la Fiat 600 Multipla, les Wartburg et Zwickau est-allemandes et, la plus chère de l’exposition qui n’est pas une Rolls Royce, mais la Continental Mark II affichée au prix de 55 000 florins. Les micro-voitures suscitent aussi un intérêt particulier. A 3 490 florins, la Goggomobil est la moins chère du Salon. Un regret : que la Renault Dauphine attendue soit absente.
Inscription à :
Commentaires (Atom)
-
Au Salon de Genève en mars 1976, Opel diversifie sa gamme Kadett en proposant une version découvrable. La Kadett Aero est réalisée par le ca...
-
En mars 1976, la British Leyland décide de rationnaliser la gamme des berlines Triumph et de les regrouper sous la dénomination Dolomite. El...
-
Depuis qu'elle a commencé à assembler l'Austin A40 en 1960, l'usine métallurgique milanaise Innocenti a complété sa gamme avec d...
































