Salon de Paris 1976

Le Salon de l'automobile de Paris 1976 est plus sobre que les précédentes éditions tenues à la Porte de Versailles. Le « plan Barre », destiné à lutter contre l'inflation galopante, occupe manifestement le milieu de l’automobile française. Le nouveau Premier ministre attaque clairement l'ensemble du secteur du transport motorisé. L'avenir du propriétaire de véhicule n'est donc pas très prometteur, mais aussi celui de l'industrie automobile et de ses concessionnaires. Le budget des automobilistes va de nouveau être mis à rude épreuve par la vignette, qui augmentera à partir du 1er décembre, ainsi que par l'augmentation des prix des carburants. Ces mesures auront certainement un effet néfaste tant sur les ventes que sur la production automobile.
 
A Paris, Ferrari propose deux nouveaux modèles, la 400 automatique 2+2 places et le coupé à moteur central BB 512, évolutions des 3.65 GT/4 2+2 et 365 GT/4 BB.
Les nouvelles Skoda 105 et 120 plus spacieuses et plus puissantes sont présentées pour la première fois au public occidental.
 
L’originale Bertone « Navajo » réalisée sur un châssis modifié de l'Alfa Romeo 33 attira la foule de visiteurs qui n'avaient pas encore vu cette voiture, présentée pour la première fois au Salon de Genève en mars. Parmi les autres réalisations des stylistes, citons aussi la Medici dérivée de la Maserati Indy. Par rapport à la première version de ce prototype vue à Turin en 1974, le capot est moins incliné. Bar, télévision, radio, téléphone et deux sièges rabattables soulignent la touche luxueuse de cette limousine élégante. Chez General Motors, le véhicule expérimental rouge vif « Banshee » attire les regards. Dérivé de la Pontiac Firebird, il se caractérise par des pare-chocs en forme de coin en mousse d'uréthane, intégrés à la carrosserie, ainsi que des vitres latérales dans lesquelles de petits éléments électriques sont intégrés, assurant une faible résistance à l'air et une plus grande douceur. Des carrossiers français les plus réputés, seul subsiste Chapron. Cette année, en plus d'une Peugeot 104 Coupé avec une banquette arrière montée transversalement, il présente une Peugeot 604 avec un intérieur fortement révisé équipé d’un bar, d’un téléphone et d’un bureau pliant. Le couturier Cacharel a fait découper la Renault 5 par le designer Maurice Calka pour en faire une charmante décapotable.
La carrosserie Marland-Vitrex surprend avec son tout nouveau roadster « Jorgia », dont la structure rappelle les voitures des années 1930. Elle dissimule la mécanique familière de la Citroën Dyane. Du même constructeur, nous découvrons la nouvelle voiture de ville à trois roues « Ribud » avec deux sièges, une carrosserie en plastique, un moteur 2 temps de 47 cm³ et une vitesse maximale de 45 km/h.

L'attraction principale chez Citroën est sans aucun doute la LN 3 portes, issue de l'alliance Citroën-Peugeot. Avec cette petite voiture particulièrement compacte, d'une longueur de seulement 338 cm, Citroën dispose désormais aussi d'un modèle extrêmement adapté à la ville. Pour la première fois, l'entreprise, réputée pour sa technologie avant-gardiste, reprend des composants d'une marque étrangère. La carrosserie avec hayon pratique ainsi que le châssis proviennent de la Peugeot 104 Coupé. Cependant, la transmission sous la forme du moteur boxer bicylindre refroidi par air de 602 cm³ de 32 ch correspond à celle des modèles Dyane 6 et Ami 8. Grâce à la refonte de l'avant avec phares ronds et à l'emblème typique de la marque, la nouvelle LN se présente néanmoins comme un produit indépendant. Par ailleurs, les modèles CX 2200 sont remplacés par les CX 2400 avec une cylindrée plus grande. Le moteur quatre cylindres de 2347 cm³, issu de l'ancienne DS 23, est identique à celui de la CX Prestige. Il développe 115 ch au lieu de 110 ch et, surtout, affiche une courbe de couple plus favorable. Dans toutes les versions CX, des angles d'ouverture plus grands facilitent l'accès à l'intérieur. 

Sur le stand Renault, la 14, lancée au printemps, est l'attraction principale pour les visiteurs du salon. Avec ce modèle compact à quatre portes, Renault enrichit sa gamme de la classe moyenne inférieure. Le moteur quatre cylindres 1,2 litre provient de l'usine de moteurs de Douvrin, exploitée conjointement par Renault et Peugeot. La gamme Renault extrêmement étendue, qui comprend les séries 4, 5, 6, 12, 16, 15, 17 et 20/30, a subi de nombreux changements de détail et retouches pour l'année modèle 1977, visant à offrir une présentation plus agréable, un confort accru, une sécurité accrue et un entretien simplifié. L’ Alpine A 310 est désormais propulsée par le V6 PRV de 150 ch et bénéficie de quelques retouches esthétiques. 

Peugeot ne peut plus ignorer la tendance de plus en plus évidente pour les voitures pratiques avec hayon arrière. Alors que les deux versions coupé 104 ZL et ZS ne présentent pas de changements significatifs, Peugeot lance désormais également la berline quatre portes 104 avec un hayon s’ouvrant jusqu'au pare-chocs. La grande lunette arrière améliore la vue arrière. En plus du modèle GL de base avec un moteur transversal de 954 cm³, la gamme comprend désormais les versions GL 6 et SL avec un moteur quatre cylindres de 1124 cm³ développant 57 ch au lieu de 44,5 ch. Tandis que la 204 se retire, la 304, disponible en neuf versions, reçoit un tableau de bord et un levier de vitesses manuels redessinés. La nouvelle variante diesel 304 GLD adopte le moteur 1,3 litre de 45 ch de l’ancienne 204 D. La berline 504 TI avec moteur à injection est équipée de la direction assistée de série. Les versions Familiale et Break GL sont désormais également disponibles avec des essuie-glaces arrière. Sur le modèle 504 GLD, le moteur 2,1 litres est remplacé par le 2,3 litres XD2 développant 70 ch à 4500 t/min.

Chez Chrysler France, la petite Simca 1000 se présente avec d’importantes retouches stylistiques. Le visiteur remarque immédiatement la façade redessinée avec des phares rectangulaires et une calandre noire mat. La Simca 1000, qui a été produite en plus de 1,8 million d'unités à ce jour, est disponible en quatre versions : la 1005 LS avec une cylindrée de 944 cm³, la 1006 GLS avec un moteur de 1118 cm³ et des équipements plus luxueux, et les sportives Rallye 1 et Rallye 2 avec des moteurs 1,3 litre de 60 et 86 ch respectivement. Sur la série 1100 avec les versions LE, LX, GLX, ES et TI, les ceintures à enrouler et les appuie-têtes avant ainsi que le chauffage de la lunette arrière font désormais partie de l'équipement de série. Un pare-brise en verre laminé (de série pour la 1100 TI) est disponible en option. Les Chrysler-Simca 2 litres Automatique et 1610 avec un moteur 1,8 litre — le modèle 160 est abandonné — reçoivent un nouvel intérieur et un système d'allumage à transistors facile d'entretien. Sur la Matra-Simca Bagheera, les sections avant et arrière sont redessinées avec des pare-chocs intégrés tandis que les grandes surfaces vitrées et les nouvelles jantes de roue sont frappantes.

Parmi les dernières nouveautés étrangères présentes au Salon de Paris, il y a la petite Ford Fiesta à traction avant, la VW Golf GTI, qui dégage une puissance particulièrement énergique de 110 ch, mais surtout la VW Golf Diesel avec un moteur 1,5 litre. Les conducteurs paresseux s'intéressent à la Volvo 343 avec transmission Variomatic. Les principales attractions venues de l'Extrême-Orient sont la compacte Honda Accord avec un design fastback et la traction avant, ainsi que la nouvelle version de carrosserie Liftback de la Toyota Corolla.

Les nouvelles grandes voitures de luxe venues de l'étranger attirent aussi les visiteurs dans les allées du salon, telle la « petite » Mercedes 200/280, le coupé BMW 630 CS/633 CSi, les berline et coupé Lancia Gamma, l'élégante Audi 100 comme nouveau fleuron du groupe VW, la très jolie Alfasud Sprint coupé d'Alfa Romeo, mais aussi la nouvelle Princess de British Leyland avec une forme en coin accentuée et les nombreuses voitures américaines de l'année modèle 1977. En revanche, la toute nouvelle Rover 3500 est absente du salon et il faudra attendre l’année prochaine pour la voir à Paris. 

Renault 5 Cacharelle



Ferrari BB 512

Au Salon de Paris 1976, Ferrari dévoile une évolution de son modèle le plus rapide et le plus cher, la BB. L'alésage du 12 cylindres à plat passe de 81 à 82 mm, et la course de 71 à 78 mm, ce qui donne une cylindrée de 4942 cm³, soit près de cinq litres. La désignation "BB 512" ne correspond pas à la capacité de chaque cylindre mais signifie : moteur 5 litres, 12 cylindres ; BB signifie toujours Berlinetta Boxer.
Bien que le taux de compression soit augmenté de 8,8:1 à 9,2:1, la Ferrari BB voit sa puissance légèrement diminuer passant de 380 ch DIN à 7200 t/min à 360 ch. Cette puissance est toutefois déjà disponible à 400 t/min en dessous. La longueur totale a augmenté de 6 cm, et grâce à l'utilisation de pneus plus larges à l'arrière (225/70 VR15), la largeur a également augmenté de 8 cm. A l'avant, la BB 512 est équipé de pneus de taille 215/70 VR 15, tout comme sa devancière. Un nouvel aileron avant est ajouté et a pour mission de réduire l'appui aérodynamique de l'avant de la voiture à grande vitesse. Deux ouvertures d'admission d'air sont placées devant les découpes des roues arrière et servent à refroidir les freins arrière très sollicités. Des radiateurs supplémentaires sont également destinés à améliorer l'alimentation en refroidissement du compartiment moteur. Les performances du coupé à moteur central, qui pèse environ 1400 kg, devraient rester inchangées avec une vitesse maximale indiquée par le constructeur de 302 km/h.




Ferrari 400

Au Salon de Paris, en octobre 1976, Ferrari présente un nouveau coupé 2+2 à hautes performances qui est le premier modèle de la marque à être équipé d'une boîte automatique ! La 400 automatique remplace la 365 GT/4 2+2 dont la production est arrêtée. Elle en diffère non seulement par sa transmission mais aussi par le moteur dont la cylindrée passe de 4390 à 4823 cm³ en augmentant la course de 71 à 78 mm (alésage inchangé de 81 mm). La puissance maximale reste identique à 340 ch DIN mais cependant, elle est déjà disponible à 6500 t/min au lieu de 6800 t/min sur le 4,4 litres. Les mesures de désintoxication des gaz d'échappement « consomment » en fait une partie de la puissance. La boîte automatique provient de chez General Motors. Il s'agit de la Turbo Hydra Matic à trois rapports. Le coupé Ferrari voit ses performances légèrement réduite à cause de la boîte automatique, avec une vitesse maximale annoncée de 245 km/h au lieu de 250 km/h. D'autres éléments distinguent la 400 de la 365 GT/4 2+2. Le bouclier avant est doté d'un aileron qui permet d'améliorer l'apport d'air frais dans le compartiment moteur. Des phares antibrouillard sont désormais intégrés à l'avant et sur le panneau arrière, il n'y a plus que quatre feux au lieu de six. Le rétroviseur extérieur côté conducteur peut être réglé électriquement depuis l'intérieur. Les sièges avant et arrière ont également été repensés. Pour faciliter l'entrée et la sortie des passagers arrière, les fauteuils avant avancent légèrement lorsque leur dossier est rabattu vers l'avant. Les panneaux intérieurs des portes, le tableau de bord et la console centrale, d'où ressort le levier de sélecteur automatique, ont également été modernisés. 




Opel séries spéciales

A l'automne 1976, Opel propose de nouveaux modèles spéciaux. 
La Kadett City est disponible dans une version J.  L'équipement comprend de série des appuie-têtes, des ceintures de sécurité à enrouleur, des phares H4 et un pare-brise en verre laminé. Le moteur est le 1,2 litre à essence normale de 52 ch DIN. Extérieurement, la Kadett City J se distingue par des rétroviseurs extérieurs, des pare-chocs, des encadrements de vitres et une calandre noirs mats. Une décoration latérale à plusieurs rayures noires est conçue pour séduire les jeunes acheteurs.
La Commodore 2500 CL est proposée à un prix inférieur à celui du modèle de base. Elle reçoit une boîte manuelle à quatre vitesses, des rétroviseurs extérieurs ajustables depuis l'intérieur, des sièges inclinables avec appuie-tête réglables, la direction assistée, un toit en vinyle et des jantes GS avec pneus à ceinture en acier de taille 175 HR 14. Le pare-brise en verre stratifié est de série. Moyennant un supplément, la 2500 CL peut également être équipée d'une boîte automatique à trois vitesses.
La série Euro-Kadett, proposée sur les berlines 2 ou 4 portes, City et Caravan, comprend un système de nettoyage des phares, des phares à faisceau halogène, des jantes et un volant sport, ainsi qu'un bouchon de remplissage de carburant verrouillable. 
A l'occasion de la sortie de la millionième Rekord de l'actuelle génération, Opel lance deux versions spéciales sous le nom de Millionaire : la berline 4 portes et le break Caravan, tous deux équipés du moteur 2 litres de 100 ch. L'équipement supplémentaire comprend un essuie-glace de phares, des phares halogènes supplémentaires, un rétroviseur extérieur ajustable de l'intérieur, un bouchon de carburant verrouillable, des poches de rangement sur les portes avant et, pour la berline, un toit en vinyle ainsi qu'un déverrouillage électrique du coffre depuis l'intérieur. La break Caravan est équipée d'un lave-glace de lunette arrière et d'un contrôle manuel de niveau. Une boîte automatique est disponible pour les deux modèles moyennant un supplément.






Volkswagen Golf Diesel

En septembre 1976, la VW Golf reçoit un moteur Diesel dérivé du 1.5 litres essence. Il développe 50 ch. La Golf Diesel est disponible en berline trois ou cinq portes en finition N, L ou GL.




AMC Hornet AMX

Absente de la gamme depuis trois ans et l'arrêt de la production du coupé Javelin, l'AMX fait son retour pour 1977. Elle est basée sur ma Hornet Hatchback et elle se distingue par toutes sortes d'accessoires sportifs tels que les spoilers, les stores, les jantes de sport, etc. La sélection des moteurs pour tous les modèles Hornet 1977 comprend les deux six cylindres et le V8 5 litres.




Ford/Mercury modèles 1977

Chez Ford, ce sont le modèles « intermédiaires » qui reçoivent une nouvelle carrosserie pour 1977. Les dénominations changent aussi, la Ford Torino devenant LTD II et la gamme des Mercury (anciennement Montego) étant uniformément renommée Cougar. Le coupé Thunderbird, également redessiné et à la taille nettement réduite (25,5 cm de moins en longueur), est basé sur les LTD II et Cougar et remplace la Ford Elite apparue en 1974. Le V8 7,5 litres, auparavant uniquement moteur disponible sur la Thunderbird, est remplacé par des unités plus petites de 5,0, 5,8 et 6,6 litres. La Thunderbird, qui n'est plus aussi luxueusement équipée, dispose toujours de la direction et de freins assistés, mais désormais les vitres électriques, le toit en vinyle, la radio et la climatisation sont en option.
Dans le domaine technique, Ford propose également des innovations intéressantes. Les réglementations plus strictes en matière d’émissions sont rencontrées par des catalyseurs d'échappement plus volumineux et plus efficaces d'une part, et des systèmes de carburateurs améliorés de l'autre. Une innovation qui mérite d'être imitée est le carburateur avec tube venturi variable ; des volets d'air supplémentaires au-dessus du tube Venturi contrôlent la quantité d'air, qui dépend à son tour de l'angle d'ouverture des papillons d'accélérateur. Pour l'instant, les moteurs V6 2,8 litres et V8 5 litres seront équipés de ce nouveau carburateur. Les culasses révisées des moteurs six cylindres en ligne et des deux V8 de 5 et 5,8 litres devraient non seulement offrir une combustion « plus propre », mais aussi un peu plus de puissance.

Ford LTD II Coupé

Ford Thunderbird

Mercury Cougar Brougham Sedan

Mercury Cougar XR7




Peugeot 204 Cabriolet

Au Salon de Paris, en octobre 1966, Peugeot présente les coupé et cabriolet 204. Ils sont établis sur un empattement raccourci de 29 cm. Le cabriolet dispose de deux places. Les 204 C sont produites jusqu'en mars 1970 et alors remplacés par les coupé et cabriolet 304.

Carrosserie : cabriolet 2 portes, 4 places
Moteur : 4 cylindres en ligne, 1130 cm³ (75 x 64 mm), 53 ch à 5800 t/min.
Empattement : 2305 mm, voies : 1320/1250 mm, Lxlxh : 3740 x 1560 x 1320 mm
Poids : 850 kg
Vitesse maxi : 139 km/h




Peugeot 204 Coupé

Fin septembre 1966, Peugeot présente les coupé et cabriolet 204 qui seront révélés au public à l'occasion du salon de Paris. Ils sont établis sur un empattement raccourci de 29 cm. Le cabriolet dispose de deux places et le coupé est un 2+2 places avec un hayon arrière. 

Ils sont produits jusqu'en mars 1970 et alors remplacés par les coupé et cabriolet 304.

Carrosserie : coupé 3 portes, 4 places
Moteur : 4 cylindres en ligne, 1130 cm³ (75 x 64 mm), 53 ch à 5800 t/min.
Empattement : 2305 mm, voies : 1320/1250 mm, Lxlxh : 3740 x 1560 x 1300 mm
Poids : 875 kg
Vitesse maxi : 143 km/h


Alfa Romeo Alfasud Sprint

Le 21 septembre 1976, Alfa Romeo dévoile un nouveau coupé qui va venir épauler les berlines Alfasud. Il reprend la dénomination Sprint évoquant les versions sportives de la gamme.  La carrosserie, dont le style rappelle celui de l'Alfetta GT, a été dessinée par le même styliste, Giorgetto Giugiaro. Le coupé Alfasud Sprint ne repose pas sur une plate-forme raccourcie. Pour des raisons d'économie, Alfa Romeo a conservé le soubassement et la mécanique de la berline. Premier coupé à traction avant de la marque, la sprint est dotée d'un hayon arrière sans pour autant jouer la modularité, la banquette arrière n'étant pas rabattable. Plus long que la berline (129 mm de plus), un peu plus large (+ 20 mm) et nettement plus bas (- 65 mm), le coupé propose quatre vraies places. Le moteur 4 cylindres à plat passe de 1186 à 1286 cm³grâce à l'allongement de la course de 59 à 64 mm. La puissance grimpe à 76 ch pour une vitesse de pointe de 165 km/h. La boîte de vitesse est à cinq rapports.







Vauxhall Viva

La Vauxhall Viva est entièrement revue pour 1967. La carrosserie est allongée avec de nouvelles lignes plus fluides. La longueur passe de 394 à 410 cm et l'empattement de 232 à 243 cm. L'augmentation du poids (entre 770 et 805 kg) est compensée par plus de puissance. 
La moteur est plus grand. La cylindrée passe de 1057 à 1159 cm³ en raison d'un alésage plus grand (77,7 au lieu de 74,2 mm, la course restant de 60,96 mm comme auparavant). Les puissances sont de 48 ch sur le modèle de base et de 60 ch sur le modèle "90". La Viva "90" reçoit des freins à disque à l'avant.
Une autre nouveauté est l'adoption d'un essieu arrière avec ressorts hélicoïdaux.
La gamme comprend d'abord la berline deux portes en finition de base, de Luxe ou SL.

En février 1967, une boîte automatique Borg Warner est proposée en option. En juin 1967, la gamme est élargie avec un break. En juin 1968, quelques retouches sont apportées et le moteur 1600 (72 ch) de la Victor est également disponible. En septembre 1968, la Viva est enfin disponible en berline quatre portes. La Viva HB est produite jusqu'en août 1970.





Ford Pinto

La plus petite Ford américaine, la Pinto, bénéficie d’une nouvelle face avant inclinée, plus aérodynamique, pour 1977. Le modèle correspondant dans la gamme Mercury, la Bobcat, conserve en revanche la calandre droite. Les versions Runabout reçoivent une plaque de verre coloré à la place de la porte classique de hayon, ce qui améliore sensiblement la visibilité arrière. Quelques autres retouches esthétiques sont aussi à noter comme de nouveaux feux arrière plus grand.



Skoda 105/120

Entreprise d'état, Skoda doit se soumettre à la bonne volonté des autorités. Or, celle-ci a d'autres préoccupations que de permettre à Skoda de lancer un nouveau modèle de conception moderne à moteur avant bien que des prototypes aient été développés.
C'est donc sur base de la 100/110 à moteur arrière, elle même issue de la 1000 MB de 1964, que Skoda développe son nouveau modèle, le type 742. Le style du nouveau modèle ne trahit pas son architecture "tout à l'arrière". La face avant est garnie d'une calandre et il n'y a plus aucune prise d'air latérale. Seules quelques fentes sur la face arrière indiquent la présence du moteur.  
La nouvelle Skoda est dévoilé en septembre 1976 à la Foire de Brno. Skoda décline la gamme en quatre modèles : les 105 S et L et les 120 L et LS. La cylindrée des moteurs passent de 988 et 1107 cm³ à 1046 et 1174 cm³. Les 105 développent une puissance de 46 ch tandis que les 120 délivrent respectivement 52 et 58 ch pour les modèles L et LS. 
La présence d'une calandre à l'avant se justifie par le déplacement du radiateur. Le réservoir migre sous les sièges arrière. La sécurité passive est assurée par une zone de déformation, la colonne de direction de sécurité avec deux joints universels, les jambes longitudinales en fer profilé dans les portes et le pare-brise en verre laminé. Comme les 100/110, les 105/120 reçoivent des freins à disque à l'avant et des tambours à l'arrière. 
L'équipement complet comprend des sièges inclinables, un siège conducteur de forme anatomique, des essuie-glaces avec position intercalée, des verrous pour enfants sur les portes arrière, des tampons en caoutchouc sur les pare-chocs, des déflecteurs de vitres à l'avant, un système de chauffage et de ventilation plus performant et des pneus radiaux. La carrosserie à quatre portes offre de la place pour cinq personnes, et le coffre peut être chargé depuis le trottoir grâce au capot avant s'ouvrant vers la gauche. 
Alors que l'empattement (240 cm), les voies (128/125 cm) et la longueur totale (416 cm) restent inchangés par rapport à la série 100/110, la largeur diminue de 2 cm pour atteindre 159,5 cm et la hauteur augmente de 2 cm pour atteindre 140 cm. Le poids à vide augmente d'environ 50 kg et se situe désormais entre 855 et 885 kg, selon le modèle. 
Le modèle de haut vde gamme, la 120 LS reçoit un moteur plus puissant (58 ch au lieu de 52), un servofrein, des doubles optiques rondes à l'avant et une large moulure horizontale sur la calandre.






Ford Taunus 15M

En septembre 1966, Ford Cologne présente les nouveaux modèles Taunus 12M et 15M (P6) qui succèdent à la 12M (P4). Les nouvelles Taunus conservent l'empattement et la traction avant de la génération précédente mais se distinguent par une nouvelle carrosserie plus spacieuse et aux lignes modernisées. L'essieu avant est de type McPherson. La Taunus 15M se caractérise par des phares rectangulaires et des feux arrière allongés. Deux niveaux de finition sont proposés : de base ou XL. La 15M reçoit les moteurs de 1.5 litres de 55 ou 65 ch puis, à partir de fin 1967, de 1.7 litres de 70 ch (75 ch fin 1968) sur les modèles TS et RS. En septembre 1967, la dénomination "Taunus" est abandonnée et le modèle est simplement nommé 15M. En septembre 1968, quelques retouches sont apportées.










Ford Taunus 12M

En septembre 1966, Ford Cologne présente les nouveaux modèles Taunus 12M et 15M (P6) qui succèdent à la 12M (P4). Les nouvelles Taunus conservent l'empattement et la traction avant de la génération précédente mais se distinguent par une nouvelle carrosserie plus spacieuse et aux lignes modernisées. L'essieu avant est de type McPherson. La Taunus 12M se caractérise par des phares ronds et des feux arrière en forme de goutte.  La 12M est équipée du moteur V4 dont la cylindrée est portée de 1.2 à 1.3 litres (1305 cm³). Il développe 50 ou 53 ch. La 12M est disponible en berline 2 ou 4 portes, break et coupé.

En septembre 1967, la dénomination "Taunus" est abandonnée et le modèle est simplement nommé 12M. En septembre 1968, quelques retouches sont apportées. La Taunus P6 n'obtiendra pas le succès commercial escompté étant largement devancée par sa principale rivale, l'Opel Kadett. Fin 1970, elle est remplacée par une nouvelle Taunus de conception plus conventionnelle.











Daf 44

En septembre 1966, Daf monte en gamme avec le modèle 44 qui est construit dans la nouvelle usine de Born au Limbourg. Il reçoit une carrosserie plus spacieuse et au style plus moderne dessinée par Giovanni Michelotti. La Daf 44 est proposée en berline 2 portes et en break. Le moteur est le 2 cylindres de la Daffodil dont la cylindrée est portée à 844 cm³, la puissance grimpant de 28 à 34 ch. 

Chrysler Avenger

Le 14 septembre 1976, Chrysler UK présente l'Avenger modèle 1977. Elle abandonne le nom de la marque Hillman au profit de Chrysler. Quelques retouches esthétiques sont apportées : grands phares rectangulaires avec clignotants débordant vers les ailes, feux arrière redessinés. Le modèle d'entrée de gamme est la De Luxe dotée du moteur 1300 (1295 cm³, 60 ch) ou du 1600 (1598 cm³, 70 ch). Elle est proposée en berline deux ou quatre portes et en break. L'Avenger Super, mieux équipée, est disponible avec les mêmes moteurs et carrosseries que la De Luxe. En haut de gamme, l'Avenger GLS n'est disponible qu'en berline 4 portes et reçoit un moteur 1600 plus puissant (81 ch).





Austin 3-Litre

Au Salon de Londres, en octobre 1967, Austin présente la berline 3-Litre destinée à remplacer l'A110 Westminster. Elle reprend la cellule centrale de la 1800 à laquelle sont accouplés une proue et une poupe allongées sur un empattement de 293 cm au lieu de 269 cm. La mécanique est le moteur BMC 6 cylindres de 2912 cm³ qui équipe la Westminster et sa puissance est portée à 125 ch. La 3-Litre n'est pas une traction avant comme la 1800 mais elle revient à la propulsion. La boîte de vitesse est manuelle à quatre rapports avec overdrive en option ou l'automatique Borg Warner. La suspension est de type Hydrolastic et les freins sont tous équipés de disques avec servo. Lors du lancement commercial en juillet 1968, les phares ovales d'origine sont remplacés par des doubles optiques rondes. La 3-Litre se veux une voiture luxueuse avec notamment des placages en bois à l'intérieur, mais cependant pas de sièges en cuir. 
Elle arrive toutefois sur le marché à l'époque de la fusion entre la BMC et Leyland et elle va être délaissée par le nouveau groupe British Leyland au profit des Rover et Triumph. Envisagées, les versions Wolseley et Vanden Plas ont par ailleurs été abandonnées. La 3-Litre n'a donc pas obtenu de succès commercial et elle est supprimée du catalogue dès en avril 1971 après seulement 9.992 exemplaires produits.





Alvis TF 21

L'Alvis 3-Litre série IV ou TF21, lancée en mars 1966, reçoit un moteur encore plus puissant (153 ch) et une direction assistée. Les performances sont améliorées avec une vitesse de 193 km/h mais la TF 21 ne fait pas le poids face à sa concurrente Bristol 409 qui avec son V8 Chrysler atteint les 2310 km/h. Chez Alvis, on a envisagé de concevoir un moteur V8 mais le projet a été abandonné.  
La production des automobiles Alvis est arrêtée en 1967 avec le 106ème et dernier exemplaire de la TF 21. Alvis, qui a été racheté par Rover en 1965, concentre alors son activité sur la seule construction d'engins militaires. Rover avait cependant un projet de coupé Alvis à moteur central V8 d'origine Buick (celui monté sur la P5B) mais avec l'intégration de Rover dans le groupe British Leyland, celui-ci est abandonné. 

Alvis TE 21

Lancée au Salon de Londres, en octobre 1963, l'Alvis 3-Litre Série III ou TE 21 reçoit un moteur plus puissant (132 ch) et une face avant redessinée avec des doubles optiques disposées verticalement. Proposée en coupé et en cabriolet, l'Alvis TE21 est carrossée par Mulliner-Park Ward. Des modèles spéciaux sont également réalisés par le carrossier suisse Hermann Graber. L'Alvis TE 21 dispose d'une suspension à quatre roues indépendantes et des quatre freins à disque. La boîte de vitesse est une manuelle 5 rapport ou automatique ZF.
L'Alvis TE 21 vendue à 352 exemplaires entre 1963 et 1966.


 

Alvis TD 21

Evolution de la TC 108 G, la TD 21, apparue en octobre 1958, reçoit un moteur 3 litres plus puissant (118 ch) et des freins avant à disque. La boîte automatique est en option. La carrosserie est fabriquée chez Park Ward, le prestigieux carrossier qui est passé sous le contrôle de Rolls-Royce. La collaboration avec Hermann Graber se poursuit néanmoins pour la réalisation de modèles spéciaux.
La TD 21 se distingue de la TC 108 G par des ailes arrière et des vitres de custode redessinées.
Le coupé est rejoint par un cabriolet (drophead coupé). 
n avril 1962, la TD 21 reçoit quatre freins à disques.
De 1958 à 1963, la TD 21 est fabriquée à 1 073 exemplaires.

 

Alvis TC 108 G

En 1955, Alvis perd se principaux carrossiers, Mulliners étant racheté par Standard-Triumph et Tickford par Aston Martin. Alvis reçoit alors l'offre du carrossier suisse Hermann Graber, qui avait déjà carrossé quelques châssis de la marque depuis 1948. Graber propose une élégante carrosserie deux portes de type ponton en rupture avec le style archaïque de la TC 21.  
La nouvelle Alvis, dénommée TC 108 G, est présentée au Salon de Paris en octobre 1955. Elle se distingue par un empattement et un capot longs et une classique calandre verticale. 
Le moteur 6 cylindres de 2993 cm³ est conservé. Il développe 104 ch. 
En mars 1956, Graber présente aussi ses propres carrosseries en finition Special ou Super. 
De 1956 à 1958, 37 exemplaires de la TC 108 G sont réalisés, 22 directement à Wichtrach chez Graber et 15 chez le sous-traitant Willowbrook à Loughborough.
 
 

Alvis TC 21

En octobre 1953, l'Alvis 3 Litres prend la dénomination TC 21 en recevant quelques retouches : tours de vitres latérales garnis de chromes. Doté d'une nouvelle culasse et de deux carburateurs, le 6 cylindres développe désormais 100 ch. Les carrosseries, conservant leur style suranné, sont réalisées chez Mulliners pour la berline et Tickford pour le cabriolet. 
Alvis en propose une variante, la TC 21/100 "Grey Lady" dotée d'un moteur plus puissant, de jantes à rayons et de phares supplémentaires. La "Grey Lady" peut atteindre la vitesse de 100 mph (160 km/h).
La TC 21 est produite jusqu'en octobre 1954 et la TC 21/100 jusqu'en février 1956 avec un total de 757 exemplaires.