Lancia Flaminia
Au milieu des années 1950, les Appia et Aurelia n’assurent plus la rentabilité de la marque turinoise qui est, par ailleurs, engagée dans un ambitieux programme en compétition qui pèsent lourdement sur ses finances. Gianni Lancia cherche alors à céder la direction de l’entreprise créée par son père Vincenzo. En 1955, c’est l’homme d’affaires Carlo Pesenti qui reprend la gestion de Lancia. Il confie à l’ingénieur Antonio Fessia la conception d’une nouvelle gamme de modèles. C’est dans ce contexte qu’au Salon de Turin 1955 est dévoilé le prototype Florida sur base mécanique de l’Aurelia. Dessiné par Pinin Farina, ce prototype annonce la future Flaminia. La Florida se caractérise par un esthétique moderne avec des flancs lisses traversés par un pli central et des ailes arrière prolongeant le panneau de custode. La berline Flaminia, présentée au Salon de Turin, fin avril 1956, en est directement dérivée. Il s’agit encore d’un modèle de présérie. Le moteur est un nouveau six cylindres en V de 2,5 litres. Du prototype Florida, la Flaminia conserve la forme générale de la carrosserie avec une sous-structure massive et un pavillon finement ciselé avec un pare-brise panoramique à encadrement chromés. En revanche, la Flaminia est plus courte et plus haute que la Florida, et les phares ont retrouvés un positionnement traditionnel de part et d'autre de la large calandre horizontale.
Salon de Turin 1956
Le 38ème Salon de l'automobile de Turin est inauguré le samedi 21 avril 1956 par le chef de l'Etat Giovanni Gronchi. Le salon, qui se tient jusqu'au 2 mai, marque l'essor de l'automobile dans le nord de l'Italie et propose de nombreuses innovations.
Une des nouveautés les plus importantes est la Lancia Flaminia. Cette nouvelle voiture remplacera l'Aurelia et doit entrer en production à l'automne.
Alfa Romeo présente à nouveau la Sportiva, un coupé deux places à moteur 2 litres développant 135 ch. Il peut atteindre la vitesse de 210 km/h. La carrosserie de la berline 1900 Super est désormais traitée de manière bicolore.
Chez Fiat, les modèles de haut de gamme 1400 B et 1900 B bénéficient de nombreuses améliorations et de performances supérieures.
Le salon turinois est aussi l'occasion de découvrir plusieurs nouveaux prototypes tels que la Super Flow de Pinin Farina sur base Alfa Romeo 3,5 litres et le coupé Chrysler Dart de Ghia, extrapolé de la Gilda vue en 1955.
Ford Zephyr Mk IV
En avril 1966, Ford renouvelle la Zephyr qui reçoit une nouvelle carrosserie et une nouvelle plate-forme à l'empattement allongé de 20 cm pour une longueur totale augmentée de 11 cm. Cela lui confère une silhouette particulière avec un arrière très court à l'image des Falcon et Mustang américaines. La nouvelle Zephyr bénéficie aussi que de quatre roues indépendantes et quatre freins à disque. La Zephyr 4 emprunte le moteur V4 de 1996 cm³ développant 83 ch de la Corsair GT tandis que la Zephyr 6 reçoit un nouveau moteur 6 cylindres en V de 2496 cm³ à course courte délivrant 104 ch.
Fin 1966, Ford propose une exécution de Luxe de la Zephyr. Elle se distingue par une calandre chromée semblable à celle de la Zodiac mais avec des phares simples.
Ford Zodiac Mk IV
En avril 1966, Ford présente de nouveaux modèles haut de gamme. Ils reçoivent une nouvelle plate-forme avec suspension arrière à roues indépendantes et ressorts hélicoïdaux et quatre freins à disque. La carrosserie se caractérise par son capot long et sa poupe courte. La Zodiac se distingue de la Zephyr par ses doubles optiques à l'avant. Le moteur est un nouveau V6 de 2994 cm³ à course courte développant 128 ch.
Fiat 1900 B
La Fiat 1900 B arrive en avril 1956. Elle reçoit quelques
modifications et un moteur encore plus puissant (80 ch). Elle reçoit une carrosserie bicolore de série et peut être finies dans de jolies teintes métallisées. Comme sur la 1400 B, ce qui est vraiment nouveau sont la roue de secours placée sous le plancher du coffre, le bouchon du réservoir de carburant accessible de l'extérieur et dissimulé derrière un volet et le tableau de bord avec un compteur de vitesse à ruban. Le coupé conservent les cadrans ronds et reçoit un compte-tours.
En 1957, la berline 1900 B reçoit la même grille de calandre
que le coupé.
Fiat 1400 B
La 1400 B est présentée en avril 1956 au Salon de Turin. Par rapport à la 1400 A, elle reçoit quelques
modifications et un moteur encore plus puissant (58 ch SAE ou 51 ch DIN). Extérieurement, la 1400 B se distingue par sa carrosserie bicolore et sa calandre équipée d'un phare antibrouillard central. L'équipement comprend l'éclairage du compartiment moteur, un ventilateur de chauffage à plusieurs niveaux, des accoudoirs centraux et une sellerie bicolore assortie. Parmi les autres nouveautés : la roues de secours logée en dessous du coffre, la trappe extérieure de remplissage d'essence et, sur la tableau de bord, un compteur à ruban qui remplace des cadrans ronds.
Austin-Healey 100
Au Salon de Londres, le 22 octobre 1952, Donald Healey présente le roadster Healey Hundred. Afin de réduire le coût de ce nouveau modèle, Healey a utilisé de nombreux éléments provenant du catalogue Austin, dont le moteur de l'A90. L'exemplaire présenté au Salon a été construit par le carrossier Tickford. La Healey 100 intéresse Leonard Lord, directeur général d'Austin, qui cherche une remplaçante à l'A90 Atlantic. Leonard Lord conclut un accord avec Donald Healey pour la produire en série. Les carrosseries fabriquées par Jensen Motors reçoivent les composants mécaniques Austin à l'usine Austin de Longbridge. La voiture est alors rebaptisée Austin-Healey 100. La « 100 » a été ainsi nommée par Healey pour sa capacité à atteindre la vitesse de 100 mph (160 km/h).
Les premières Austin-Healey 100 (Type BN1) sont équipées du moteur 4 cylindres Austin de 2660 cm³ développant 91 ch. La transmission est modifiée et est à trois rapports plus un overdrive. Au total, 10.030 modèles BN1 sont construits de mai 1953 à août 1955.
Moteur : 4 cylindres en ligne, 2600 cm³ (87,3 x 111,1 mm), 91 ch à 4000 t/min.
Arbre à cames latéral, 2 carburateurs horizontaux SU H4.
Empattement 229 cm, voie avant 124 cm, voie arrière 126 cm, longueur 371 cm, largeur 152 cm, hauteur 124 cm, poids (à sec) 930 kg.
Vitesse max. 170 km/h
La type BN2 qui succède à la BN1 reçoit un nouveau train arrière et une boîte 4 vitesses, avec overdrive sur les deux rapports supérieurs. Les passages de roues avant sont légèrement plus grands. La peinture bicolore est en option. La production de la BN2 cesse en juillet 1956 après 4.604 unités (y compris les 100 M).
L'Austin-Healey 100 M, lancée au Salon de Londres 1955, est une version à hautes performances dotée de plus gros carburateurs et d'un arbre à cames à grande levée. Son moteur développe 110 ch à 4500 t/min. La suspension avant est rigidifiée. Elle se distingue par un capot doté de persiennes et maintenu par une ceinture.
DeSoto Golden Adventurer
La division DeSoto de Chrysler lance au printemps 1956 un coupé hardtop à hautes performances ; la Golden Adventurer. Le moteur, dérivé de celui des Fireflite et Firedome, se caractérise par des soupapes suspendues obliquement et une chambre de combustion hémisphérique. L'alésage est augmenté de 1,5 mm pour atteindre la cylindrée de 5588 cm³. Alimenté par deux carburateurs quadruples corps, le V8 développe 324 ch SAE avec un taux de compression de 9,25 : 1. Lors d'un essai de vitesse, la Golden Adventurer, avec Bob Byron au volant, a atteint 220,9 km/h sur le mille lancé. Extérieurement, la Golden Adventurer diffère par sa peinture blanche ou noire soulignée d'or.
Rambler American Rogue Typhoon
Au Salon de New York, American Motors lance une version plus puissante du coupé American Rogue équipée du moteur V8 Typhoon de 4,75 litres développant 200 ch. L'équipement comprend une boîte manuelle à quatre rapport (automatique en option), la direction assistée, un servo-frein, des disques de freins avant, des sièges baquets et une radio.
Marathon C-300
La Marathon Electric Vehicles Ltd, à Montréal, a développé un véhicule à moteur électrique, la C-300. Il est conçu pour une grande variété d'usages et peut transporter deux personnes avec des bagages (charge utile de 385 kg). La C-300 peut atteindre la vitesse de 55 km/h et a une autonomie de 80 km entre deux charges des batteries embarquées. Le moteur 72 volts (8 ch) est contrôlé par un accéléromètre breveté par Marathon. La suspension possède des ressorts hélicoïdaux à l'avant et des lames à l'arrière. La carrosserie en fibre de verre est montée sur un châssis tubulaire en acier et sa partie supérieure est en tissus. Marathon est connu pour ses véhicules électriques pour le transport intérieur (en usine, dans les aéroports, etc.). Avec le modèle C-300, il propose sa première voiture destinée au trafic routier. Le prix annoncé est de 3500 dollars canadiens.
La C-300 est produite à plus de 600 exemplaires jusqu’en 1980. Mais la fin de la crise énergétique et la chute des prix de l’essence ont sonné le glas des trois années d’efforts pour conquérir le marché automobile.
Salon de Belgrade
Du 5 au 15 avril 1976 se tient le 15ème salon de l'Auto de Belgrade. C'est l'occasion de (re)découvrir la production du principal constructeur local, Zastava. Sa gamme comprend la 750 (ex-Fiat 600 D), la 1100 (une Fiat 128 à hayon arrière) et la 1300/1500 (dérivé de l'ancienne Fiat des années 1960) qui est aussi désormais proposée dans une exécution luxueuse "Elegant". Zastava qui a assemblé sa millionième voiture (une 1100) fin mars, assure aussi le montage des Polski-Fiat 126P et 125P, des Lada et de la Fiat 132.
Mais Zastava n'est pas le seul constructeur automobile présent en Yougoslavie. A Nova Garica, Cimos assemble les Citroën 2 CV, Ami 8 et GS. A Novo Mesto, IMV, déjà connu pour l'assemblage des caravanes Adria, monte également des Renault et un véhicule utilitaire (à mécanique Renault 16 ou Mercedes Diesel). Enfin, à Sarajevo, la fabrique TAS assemble les Volkswagen Coccinelle qui seront prochainement rejointes par la Golf.
Production automobile 1975 Importations 1975
Crvena Zastava Skoda 7.500
Zastava 101/1100 59.798 Wartburg 5.000
Zastava 750 47.020 Moskvitch/ZAZ/Volga 6.500
Zastava 1300/1500 12.741 Opel 2.460
Montage : Audi 1.620
Polki-Fiat 125P 10.875 Simca 1.180
Lada 1200/1500 9.002 Ford 1.000
Fiat 132 1.407 Peugeot 1.000
140.843 Volkswagen 900
IMV Sunbeam 800
Renault 4 15.026 British Leyland 480
Renault 12 3.933 Fiat 450
Renault 16 107 Renault 400
19.066
TAS Exportations 1975
VW 1200 11.047 vers :
VW 1303 1.563 Tchécoslovaquie 1.832
VW Passat 398 Egypte 1.368
13.008 France 1.262
Cimos Pologne 1.050
Citroën 2 CV 6 2.905 Koweit 1.000
Citroën Ami 8 3.156 RDA 924
Citroën GS 2.079 Danemark 855
8.140 Belgique 824
Total 181.057 Pays-Bas 821
RFA 747
Total export 11.836
Volvo PV 444
La Volvo PV 444 reçoit une nouvelle grille de calandre. L'autre nouveauté est l'augmentation de la puissance du moteur 1,4 litres qui passe de 44 ch à 4000 t/min à 51 ch à 4500 t/min. A l'intérieur de nouveaux tissus ont été dessinés par le styliste Graf Sigvard Bernadotte. Enfin, la PV 444 est dotée de série de nouveaux pneus tubeless.
Audi 100 Estate
Le carrossier britannique Crayford met production une version break de l'Audi 100. La transformation se fait exclusivement avec des pièces en acier, sans pièce en plastique. Le toit est prolongé vers l'arrière. Les ailes supérieures arrière sont légèrement relevées. Le chauffage de la lunette arrière et le système d'essuie-glace sont de série. Les sièges arrière peuvent être rabattus. La troisième fenêtre latérale est également disponible en verre coloré sur demande. Le break Audi 100 coûte 5500 livres.
Fiat 124
Le 30 mars 1966, Fiat annonce sa nouvelle berline de catégorie moyenne, la 124. Elle vient se positionner dans la vaste gamme du constructeur turinois entre la 1100 R récemment présentée et la 1500, la 1300 étant supprimée. Le nouveau type de désignation choisi par Fiat ne doit pas faire penser que la 124 soit révolutionnaire. Elle est une synthèse des modèles 1300 au niveau de sa puissance et 1800 au niveau des ses dimensions généreuses. La 124 est habillée d'une spacieuse carrosserie à quatre portes au style très classique. L'intérieur est spacieux pour un véhicule de cette catégorie et offre une excellente habitabilité pour cinq passagers. Les sièges avant sont réglables de série et offrent une bonne adaptation ergonomique. La sellerie est soit en cuir synthétique, soit en tissus.
Le moteur est un tout nouveau 1,2 litres à cinq paliers (une première pour Fiat) développant une puissance élevée, de 60 ch. L'architecture est traditionnelle ; il s'agit d'une propulsion. Elle présente cependant des nouveautés, dans cette catégorie, avec les freins à disque aux quatre roues et l'essieu arrière avec tube de poussée court et suspension hélicoïdale.
En novembre 1966, Fiat complète la gamme 124 avec le break Familiare.
En novembre 1970, la 124 bénéficie de quelques retouches esthétiques : calandre noire à trois barres horizontales, feux arrière carrés. En août 1972, la grille de calandre est de nouveau redessinée, les poignées de portes sont encastrées et le moteur gagne 5 ch supplémentaires. En 1974, la Fiat 124 cède la place à la nouvelle 131 Mirafiori.
Carrosserie : berline 4 portes, 5 places
Moteur : 4 cylindres en ligne, 1197 cm³ (73 x 71,5 mm), 60 ch à 5600 t/min
Empattement : 2420 mm, voies : 1330/1300 mm, Lxlxh : 4030 x 1625 x 1420 mm
Poids : 855 kg
Vitesse maxi : 140 km/h
Duesenberg
Disparue en 1937, la prestigieuse marque américaine Duesenberg compte de nombreux nostalgiques. C'est ainsi qu'un projet de renaissance voit le jour au cours des années 1960. Fritz Duesenberg, le fils d'August sollicite le talentueux designer Virgil Exner pour dessiner la future nouvelle Dusenberg. Un prototype est réalisé sur base un châssis de Chrysler Crown Imperial, raccourci de trente centimètres. Il est dévoilé le 29 mars 1966 au Sheraton Lincoln Hôtel d'Indianapolis. La Duesenberg se caractérise par une majestueuse silhouette soulignée par de nombreux chromes. La face avant est soulignée par une calandre verticale. Les ambitions sont grandes avec une stratégie de production à grande échelle, adossée à un grand constructeur, Chrysler en l'occurrence. Les chiffres annoncés sont d'une production de 300 exemplaires dès 1966 pour atteindre ensuite le rythme de 2 000 voitures par an.
L'équipement de la Duesenberg est complet. Aucune option n'est au catalogue et de série, elle reçoit une sellerie en cuir fin, des inserts en acajou et les équipement les plus sophistiqués tels que l'air conditionné, un régulateur de vitesse, une console radio pour les passager arrière et même ... un altimètre. Sous le capot, le moteur V8 Chrysler 7,2 litres développe 350 ch mais il est prévu une préparation portant la puissance à 400 ch.
Mais, finalement, ce projet n'aboutit pas. Les tractations commerciales avec Chrysler échouent, les conclusions du service Marketing étant négatives. De plus, la propriété du nom Duesenberg pose problème. Si Fritz Duesenberg et Virgil Exner détienne bien l'accord d'un membre de la famille, plusieurs autres ayants droit en contestent l'usage.
Renault 5 Alpine
Un mois après l’économique 5 GTL, fin mars 1976, Renault continue à compléter la gamme 5, cette fois avec une exécution sportive dénommée « Alpine ». En utilisant ce nom, au lieu de Gordini (dénomination qu'elle reçoit toutefois sur la marché britannique), la Régie entend capitaliser les succès de la berlinette A110 en rallyes et son engagement dans les courses d’endurance. C’est d’ailleurs dans l’usine Alpine à Dieppe que la Renault 5 Alpine sera construite. La 5 Alpine s’inscrit dans la nouvelle catégorie des voitures compactes et sportives à l’image de la Golf GTI que Volkswagen a présentée fin 1975. Elle est équipée d’un moteur de 1397 cm³ développant 93 ch, dérivé du 1,3 litres Cléon de la 5 TS dont l’alésage est porté de 73 à 76 mm. Il est alimenté par un carburateur double corps Weber et est disposé longitudinalement derrière l’essieu avant avec la boîte 5 vitesses devant. La culasse spécifique est en alliage d’aluminium, les chambres de combustions hémisphériques et les soupapes positionnées en V. Les performances sont intéressantes avec une vitesse de pointe de 170 km/h. La Renault 5 Alpine est disponible en différentes teintes : noir, rouge, vert, gris métallisé et bleu Alpine. Extérieurement, elle se distingue par un spoiler avant avec phares à iode intégrés, de fin filets décoratifs de couleur contrastée sur les flancs et le capot, des roues « sport ». A l’intérieur, les sièges baquets sont garnis de tissu (ou de simili cuir en option) et dotés d’appuie-tête intégrés. Les Renault 5 Alpine seront les modèles choisis pour la « Coupe Renault 5 Elf » en 1977.
Les modèles 1979 reçoivent de nouvelles jantes à trois fentes semblables à celle de l'A 310 V6.
En septembre 1981, Renault remplace la 5 Alpine par la 5 Alpine Turbo. Grâce au turbocompresseur Garrett, le couple est amélioré, la puissance grimpe à 110 ch et la vitesse maximale à 185 km/h. La 5 Alpine Turbo dispose de quatre freins à disques et d'un allumage électronique intégral. Extérieurement, la 5 Alpine Turbo se reconnaît à ses jantes en alliage léger au dessin rappelant celui des 5 Turbo. En avril 1984, la 5 Alpine Turbo est rebaptisée 5 Lauréate Turbo. Les boucliers sont désormais de la même couleur que la carrosserie. La production de la 5 Lauréate Turbo est arrêtée en septembre 1984.
Saab 99 Combi-Coupé 5 portes
Au Salon de Genève 1976, trois ans après la version trois portes, Saab lance une version 5 portes de la 99 Combi-Coupé. Comme sur la 3 portes, la banquette arrière est repliable. Une fois celle-ci dépliée, elle dispose d'un volume de chargement de près de 1,5 m³. La 99 Combi-Coupé 5 portes est uniquement proposée en finition GL avec le moteur 2 litres de 108 ch avec boîte manuelle 4 vitesses ou automatique.
Innocenti Mini Cooper
Depuis qu'elle a commencé à assembler l'Austin A40 en 1960, l'usine métallurgique milanaise Innocenti a complété sa gamme avec de nombreux autres modèles de la BMC, en y apportant sa touche personnelle.
La gamme Mini Minor italienne est désormais complétée par une version Cooper. Elle reçoit le moteur de 998 cm³ avec double carburateur, développant 61 ch SAE. La Cooper d'Innocenti présente par ailleurs de nombreuses caractéristiques propres au modèle Cooper S avec un renforcement des arbres de transmission et du différentiel, des moyeux de roues avec des roulements coniques, des jantes plus larges (4,5 au lieu de 3,5"), des freins à disque avant plus grands et une surface de plaquettes augmentée. De plus, l'Innocenti Mini Cooper est équipée d'une assistance au frein Lockheed-Bonaldi, de pneus radiaux SR-10 de taille 145, d'un volant en alliage léger et de fauteuils avant améliorés et plus luxueux.
Opel Kadett Aero
Au Salon de Genève en mars 1976, Opel diversifie sa gamme Kadett en proposant une version découvrable. La Kadett Aero est réalisée par le carrossier Baur et se caractérise par un arceau intégré à la carrosserie. Les places avant sont recouvertes d'un toit amovible et les places arrière d'une capote repliable. La Kadett Aero est équipée du moteur 1.2 S de 60 ch et son équipement comprend notamment un volant sport et des jantes larges. La fabrication artisanale de l'Aero induit un prix de vente élevé.
La production est arrêtée début 1978 après 1 242 exemplaires.
Volvo 265 DL
Au Salon de Genève 1976, Volvo propose une version break de la 264 : la 265. Elle reçoit une version à carburateur du moteur V6 dont la puissance est réduite de 140 à 125 ch.
Maserati Kyalami
Avec la Kyalami présentée au Salon de Genève 1976, Maserati retrouve un coupé 2+2 qui avait disparu de son catalogue depuis la suppression de la Mexico. En difficulté, Maserati a été repris par un organisme d'état et Alessandro de Tomaso en 1975 et, en toute logique, la Kyalami est étroitement dérivée de la De Tomaso Longchamp dont elle reprend le châssis et les suspensions. Les lignes de la carrosserie sont signées Pietro Frua. Elle est mue par le moteur V8 de 4136 cm³ développant 270 ch. Le nom Kyalami évoque la victoire remportée en 1967 sur le circuit du même nom par Pedro Rodriguez sur une Cooper à moteur Maserati.
Lamborghini Silhouette
En grande difficulté, Lamborghini s'est vu accorder un crédit conséquent par le gouvernement italien. Cela lui permet d'exposer une nouveauté à Genève, la Silhouette dérivée de l'Urraco. La Silhouette se caractérise par des passages de roues élargis, des pneumatiques taille basse, un large spoiler à l'avant sous la calandre et un toit amovible qui se ange contre la cloison arrière de l'habitacle. Des haut-parleurs sont montés dans les appuie-têtes afin de pouvoir encore entendre la radio même quand on roule toit enlevé. Le moteur est le V8 3 litres de 260 ch.
Triumph Dolomite
En mars 1976, la British Leyland décide de rationnaliser la gamme des berlines Triumph et de les regrouper sous la dénomination Dolomite. Elles disposent toutes désormais d'un pare-brise en verre feuilleté, d'appuie-têtes et d'un dispositif amélioré de colonne de direction.
En entrée de gamme, la Dolomite 1300 remplace la Toledo. Elle conserve la face avant de cette dernière avec ses petits phares rectangulaires mais hérite en revanche de la poupe longue des autres berlines et des jantes plus larges (4,5 pouces au lieu de 4). Son équipement est amélioré et comprend notamment une lunette arrière chauffante.
La Dolomite 1500 est identique à la 1300 mais reçoit le moteur de 1493 cm³ développant 71 ch et d'une sellerie en nylon brossé au lieu de vinyle.
La Dolomite 1500 HL succède à la 1500 TC. Extérieurement, elle s'apparente à la 1850 avec, notamment, ses doubles phares ronds.
La Dolomite 1850 HL est une version améliorée de la 1850 de 1972. Elle reçoit des vitres teintées.
En haut de la gamme, la Dolomite Sprint est reconduite, pratiquement inchangée.
Lancia Gamma
Avec la Gamma, dévoilée au Salon de Genève en mars 1976, Lancia renoue avec la tradition des grandes berlines qui avait été interrompue avec l’arrêt de la fabrication de la Flaminia en 1969. L’entrée en production de la berline est annoncée pour l’été tandis que le coupé la suivra à l’automne. La Gamma a entièrement été dessinée par Pininfarina. Son concept, avec la traction avant et le moteur boxer, semble être un testament au regretté professeur Fessia dont cela était le crédo technique dès 1946 avec la Cemsa-Caproni et ensuite avec la Lancia Flavia apparue en 1961.
La berline se caractérise par ses quatre portes et un hayon à l’arrière. Deux petites fenêtres latérales supplémentaires augmentent la surface vitrée. Les pare-chocs, recouverts d’une protection en plastique, sont prolongés jusqu’aux découpes latérales des roues à l’avant comme à l’arrière.
Le coupé est élégant et reprend certains éléments de style déjà vus sur le coupé Fiat 130 et la Lancia Monte Carlo. Le coupé est établi sur un empattement de 255,5 cm, soit 10 cm de moins que celui de la berline.
Il est surprenant qu’un moteur quatre cylindres ait été choisi pour un modèle de haut de gamme. Il s’agit d’un boxer de 2484 cm³ à deux arbres à cames, développant 140 ch à 6000 t/min. Il est alimenté par un double carburateur. Le moteur boxer est une solution particulièrement adaptée à la traction avant, car il maintient le centre de gravité bas et assure une bonne charge sur les roues avant. La boîte de vitesse est manuelle à cinq rapports.
La Gamma vient renforcer le rôle de Lancia sur le marché en tant que voiture de classe émergente. Elle souligne que la marque conserve non seulement son indépendance technique au sein du groupe Fiat, mais qu'elle peut également la renforcer encore davantage grâce aux ressources de la société mère. La relation technique de la Lancia Beta avec Fiat a pu laisser l'impression que la marque ne survivrait à l'avenir qu'en tant que constructeur de versions de luxe des Fiat. Cependant, Fiat estime apparemment que les fusions ne doivent pas conduire à diluer l'identité des sociétés regroupées, mais au contraire à la renforcer.
Moteur : 4 cylindres à plat, 2484 cm³ (102 x 76 mm), 140 ch à 5400 t/min.
Carburateur inversé double corps Weber.
Boîte de vitesse 5 rapports.
Empattement : 267 cm. Dimensions : 458 x 173 x 141 cm.
Poids : 1320 kg
Vitesse maximale : 195 km/h
Coupé : mêmes caractéristiques que la berline, sauf :
Empattement : 255,5 cm. Dimensions : 448,5 x 173 x 133 cm.
Poids : 1270 kg
Salon de Genève 1976
Le 46ème Salon international de l'automobile de Genève ouvre ses portes le 11 mars 1976. Si la crise énergétique semble surmontée, l'humeur n'est cependant pas au beau fixe dans le monde de l'automobile en Suisse. Le prix de l'essence a franchi la barre du franc. Les importateurs ont enregistré 189 945 nouvelles immatriculations en 1975, le plus faible résultat depuis 1968. Le projet de nouvelles réglementations sur les émissions et le bruit fait craindre que quarante pour cent des modèles de véhicules en circulation ne soient plus utilisables. Mais cette période morose ne dissuade toutefois pas 462 610 visiteurs de venir découvrir les nouveautés du salon.
Sensation chez Bertone
Le carrossier Bertone surprend dans le hall des carrosseries spéciales avec la Navajo, tournant sur un
carrousel rotatif. Elle est construite sur un châssis d'Alfa Romeo 33 Stradale et se caractérise par une silhouette en coin. A l'intérieur, le tableau de bord est équipé d'écrans numériques.
Les autres carrosseries spéciales exposées à Genève paraissent presque ordinaires aux côtés de la Navajo. Pietro Frua présente une variante de son coupé sur base BMW 3.0. Felber est présent avec la Beach Car, une voiture de plage dessinée par Giovanni Michelotti et basée sur une Ferrari 365 GTC/4. Quant à Pininfarina, il a installé le coupé Lancia Gamma sur son stand.
Ford dévoile la Mustang III, prototype d'un coupé à traction avant dérivé de la future Fiesta.
General Motors présente l'Opel GT2, déjà dévoilée en 1975.
Enfin, Caruna propose un coupé spécial doté de la mécanique de la Porsche 911.
Nouvelles voitures de sport
L'intérêt pour les voitures de sport reste intact et plusieurs nouveautés sont dévoilées à Genève. Sur le stand Lamborghini est lancée la Silhouette, version à toit rétractable de l'Urraco 3 litres.
A côté, chez Maserati, le nouveau propriétaire Alejandro de Tomaso présente la Kyalami, un coupé 2+2 fort ressemblant à la De Tomaso Longchamp.
Ferrari présente pour la première fois en Suisse la 308 GTB.
Bristol est présent avec le cabriolet 412 et TVR dévoile une version Turbo de la 3000 M.
Beaucoup de nouveautés venues d'Allemagne
Une des principales attractions du salon 1976 est le nouveau coupé BMW 630 CS ou 633 CSi. Genève est aussi le premier salon pour la nouvelle série Mercedes-Benz W123 avec les modèles 200 à 280 E à essence et 200 D à 300 D Diesel. La nouvelle Ford Taunus est aussi présente.
Opel surprend avec une version Aero, décapotable, de la Kadett réalisée par le carrossier Baur.
Audi lance à Genève la 80 GTE à moteur 1,6 litres à injection. Chez Volkswagen, les innovations sont plus discrètes avec essentiellement la Passat LX dotée d'un équipement plus luxueux.
Modèles déjà connus chez les Français
Chez les constructeurs français, les nouveautés sont déjà connues depuis quelques mois, telles que la Renault 20, le coupé Peugeot 104 ZS plus puissant ou la Simca 1307/1308.
Chez les Britanniques
Aucun nouveau modèle majeur ne figure parmi les voitures britanniques. Chez British Leyland sont mises en évidence la Princess 6 cylindres et la Jaguar XJ-S.
Elégance et sportivité chez les Italiens
Une autre nouveauté majeure du Salon 1976 est la Gamma, modèle de haut de gamme chez Lancia.
Fiat expose une série spéciale du spider X 1/9, orné de bandes noires sur les flancs.
Et chez les Japonais
Aucune première mondiale n'est dévoilée à Genève. Le coupé Corolla Liftback de Toyota et la deuxième génération de la Datsun Cherry ont déjà été vues à Bruxelles en janvier.
Honda expose la Civic ESS, version améliorée à l'initiative personnelle d'Edgar Schwyn, représentant de Honda à Zurich, et qui comporte notamment des sièges Recaro, des jantes en alliage et des vitres électriques.
Première mondiale suédoise
Saab propose la version 5 portes du Combi-Coupé 99 en première mondiale. Quant à Volvo, il présente pour la première fois la 343, fruit de la collaboration entre DAF et Volvo, et le break 265.
Les constructeurs suisses
Monteverdi, comme toujours, dispose d'un stand imposant, où il présente le nouveau 4x4 Safari.
Felber présente la FF Lancia Michelotti, un roadster exclusif basé sur la Lancia Fulvia. Sbarro renouvelle sa réplique de la BMW 328 avec une version America à moteur 6 cylindres.
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