Fiat 1100 R

Fin janvier 1966, la Fiat 1100 R (avec R comme Rinovatta) est retouchée en profondeur. La carrosserie est modernisée avec une calandre élargie enveloppant la partie inférieure des phares et une poupe carrée sans ailerons. Le couvercle du coffre est rehaussé de 8 cm et le volume de charge augmente de 20%. Le capot présente une ligne plus plongeante et s'ouvre désormais dans le sens de la marche. Les roues sont plus petites (13 pouces). La commande de vitesse n'est plus sur la colonne de direction, mais au plancher. Le tableau de bord est revue et s'inspire de celui de la 850. Le réservoir est déplacé dans l'aile droite, et la roue de secours sous le tapis du plancher de coffre. Le moteur retrouve la cylindrée 1100 d’origine pour une puissance de 48 ch. Les freins avants sont à disque. Ce modèle surprend car beaucoup s'attendaient à ce que la 1100 soit remplacée par un nouveau modèle à traction avant, mais celui-ci arrivera plus tard.
La berline 1100 R est secondée par un break Familiare équipé d'une banquette arrière rabattable et qui offre un plan de chargement de 1,6 m². 

 

Chevrolet Corvette

Pour 1956, la Corvette reçoit une nouvelle carrosserie avec des flancs creusés et un arrière arrondi. Les portes sont dotée de véritables vitres en verre. Un hardtop démontable est proposé en option. De série, la boîte est manuelle à trois rapports. La boîte automatique Powerglide est désormais une option. Le moteur est désormais un V8 de 4342 cm³ développant 228 ch. Chevrolet propose en option un arbre à cames haute performance qui permet d'atteindre les 240 ch. 

Sur le modèle 1957 esthétiquement inchangé, les performances sont améliorées avec le moteur dont la cylindrée est portée à 4637 cm³. Dans sa version la plus puissante, il est alimenté par injection Ramjet et développe 287 ch. En avril 1957, une boîte manuelle 4 rapports est disponible en option.





BMW 2000 TI

En janvier 1966, en même temps que la nouvelle berline 2000, BMW en propose une version 2000 TI plus puissante. Elle conserve cependant l’apparence extérieure des versions 1800 et 1800 TI avec des phares ronds et les petits feux arrière verticaux. Grâce à deux carburateurs, la puissance est de 120 ch au lieu de 100 ch. La vitesse maximale annoncée est de 180 km/h.

BMW 2000

Tandis que la production de la 700 LS et des anciens modèles à moteur V8 est arrêtée, en ce début d’année 1966, BMW présente les nouvelles berlines 2000 et 2000 TI. Il s’agit de versions plus puissantes des modèles 1600/2000. La 2000 bénéficie par ailleurs de quelques changements d'apparence. Le moteur deux litres, d’exactement 1990 cm³, est une bien connu puisqu’il a été introduit sur le coupé 2000 C à l’été 1965. L'alésage du moteur a été augmenté de 84 à 89 mm avec la même course que le 1800 (80 mm). La puissance est de 100 ch à 5500 tr/min, ce qui le situe entre celle du 1800 (90 ch) et du 1800 TI (110 ch). Par rapport à la 1800, la 2000 bénéficie de suspensions et de disques de freins renforcés. Extérieurement, le style est repensé avec des phares rectangulaires et des feux arrière plus grands disposés horizontalement. Le couvercle de coffre redessiné et reçoit l’inscription 2000. Le montant central des montants de portes est équipé de chaque côté d'un panneau extérieur chromé. Plusieurs modifications ont également été apportées à l'intérieur. Les sièges avant ont une forme presque en coquille et une inclinaison différente du siège. Les poignées des accoudoirs des portes avant sont déployées vers le haut. Les sièges arrière reçoivent un support central rabattable, tandis que la lunette arrière est désormais ventilée. Comme la 1800, la nouvelle 2000 peut également être équipée en option de la boîte automatique ZF au lieu de la boîte manuelle à quatre vitesses.








Mercury Monclair Phaeton Sedan

Dans la gamme Mercury Montclair, un nouveau modèle fait son apparition, le faux cabriolet quatre portes Phaeton sans montant central. Il est disponible avec une boîte automatique en version 228 ch ou bien avec une boîte manuelle à trois rapports avec le moteur de 213 ch. 



Saab Sonett II

Le 15 mars 1956, Saab présentait le prototype d’une voiture sportive biplace au Salon de Stockholm. Baptisée Sonett, elle est restée à l’état de prototype. Dix ans plus tard, Saab revient avec la Sonett II qui sera lancée à l’occasion du Salon de Genève en mars. Ce n’est plus un spider mais un coupé. Il reprend le moteur 3 cylindres de 843 cm³ de la berline MonteCarlo. Avec une puissance de 60 ch à 5200 t/minet un poids de 660 kg, il peut atteindre les 170 km/h. L’alimentation est assurée par trois carburateurs horizontaux. Le coupé Sonett II aurait dû être découvert à Genève mais un journal suédois a levé le voile sur le projet et Saab a décidé d’anticiper l’annonce de son coupé de quelques semaines. Par rapport à la berline, l’empattement est raccourci. La carrosserie est en polyester sur une structure en acier inoxydable. Les éléments de carrosserie, d’une épaisseur de 3 mm, combinent une résistance suffisante avec un poids faible. Le capot et les ailes avant sont construits en une seule pièce et se relèvent vers l'avant pour accéder à la mécanique. Le style se caractérise par un avant allongé et un arrière coupé qui lui donnent les allures d’une voiture de course. 



Salon de New York 1976

Du 24 janvier au 1er février 1976 se tenait le salon de l’automobile de New York au Coliseum en présence de tous les constructeurs américains et aussi de nombreuses marques européennes et japonaises.
Pontiac propose une série spéciale 50ème anniversaire de la Firebird Trans Am de couleur noir et or.
La firme Custom Cloud Motors de Miami présente cet original coupé Chevrolet Monte Carlo affublé d’une calandre dans le style de celle des Rolls Royce. 
Parmi les constructeurs européens présents à New York, il y a Lancia qui est de retour sur le marché américain après huit ans d’absence.

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BMW Série 3

Une des critiques concernant la BMW Série 3 lors de sa sortie en juin 1975 concernait la face arrière qui semblait inachevée. Désormais, un panneau noir mat vient garnir l’espace entre les feux.

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Mercedes-Benz 200-300 D (W123)

Huit ans après le début de la production de la précédente génération et trois ans après la présentation de la grande classe S, Mercedes-Benz élargit sa gamme avec le lancement de neuf nouveaux modèles supplémentaires qui remplaceront les petits modèles après une période de transition de quelques mois. Si sur certains marchés d’exportation, essentiellement en Europe, les nouvelles Mercedes-Benz seront disponibles tout de suite, dans d’autres pays comme aux Etats-Unis, les modèles compacts ne seront introduits que pour 1977 en raison des réglementations d'homologation étendues. 
Une nouvelle nomenclature désigne les nouveaux modèles : 200, 230, 250, 280, 280 E pour les versions essence et 200 D, 220 D, 240 D et 300 D pour les Diesel. 
Les principales caractéristiques de la nouvelle génération sont les suivantes : 
• Carrosseries redessinées dans un style similaire à celui de la classe S avec des dimensions plus généreuses : 4,5 cm plus long et 1,5 cm plus large.
• Châssis : à l'avant, suspension indépendante sans sous-châssis de conception nouvelle, adaptée à la classe S et, à l'arrière, suspension indépendante à bras oscillants triangulaires comme auparavant ; empattement augmenté de 4,5 cm, voie avant de 4 cm et arrière de 0,5 cm. 
• Moteurs quatre cylindres de 2.0 et 2.3 litres reconduits. Moteur six cylindres de 2,5 litres, modernisé, qui remplace les anciens 2,3 litres (230/6) et 2.8 litres (250) de la précédente série. Moteur à double arbre à cames de 2,8 litres disponible avec des carburateurs quadruple corps ou injection Bosch K-Jetronic. Les moteurs Diesel à 4 et 5 cylindres restent les mêmes.
• Réservoir de carburant placé (65 l ou 80 l sur les 280/280 E) placé au-dessus de l'essieu arrière pour des raisons de sécurité.
• Systèmes d'échappement améliorés, colonne de direction avec tube ondulé rétracté, marche arrière synchronisée pour les 280/280 E. 
• Les phares précédemment verticaux sont disposés horizontalement, ce qui rend la calandre plus étroite. Tous les modèles sont équipés d'un système de contrôle de la portée des phares qui permet d'ajuster la portée aux conditions de charge du véhicule. 
• La structure de la carrosserie autoportante est soudée au système de plancher du châssis et a été conçue et construite selon les dernières découvertes en matière de sécurité passive. En ce qui concerne l'augmentation de la résistance au renversement et aux chocs latéraux, une attention particulière a été accordée à la conception des colonnes de la paroi avant, des colonnes centrales et de la structure du cadre du toit. Des longerons droits à l'avant de la voiture et la roue de secours sous le plancher du caisson, qui est soutenue par la section centrale de l'essieu arrière, permettent également une déformabilité plus optimale des extrémités de la voiture. 
• Comme pour les modèles S, les ceintures de sécurité à enrouleur sont intégrées dans la carrosserie, l'ancrage de la boucle de ceinture est fixé au cadre du siège pour assurer une meilleure position de la ceinture abdominale. 
Extérieurement, les 280/280 E se distinguent des autres modèles par des phares rectangulaires au lieu de ronds et des coins de pare-chocs chromés au lieu de noirs et plus longs à l’arrière. A l'intérieur, le caractère luxueux de ces deux modèles plus chers est souligné par des décorations supplémentaires.
Le tableau de bord a été redessiné et la console centrale a été conçue pour accueillir la climatisation, qui est disponible moyennant un supplément.
Quelques détails montrent qu’à Stuttgart-Untertürkheim, on s'intéresse de près à la vie quotidienne des utilisateurs de ses véhicules. Ainsi, pour éviter que les pantalons ou les jupes longues ne frôlent le seuil de la porte lors de l'entrée et de la sortie de la voiture et ne se salissent, il a été reculé et pourvu d'un couvercle en plastique étroit et en surplomb.
Les modèles 280, 280 E et 300 D sont équipés de série d'une direction assistée. Des freins à disque ainsi que des pneus radiaux (175 SR 14 ou sur les 280/280 E 195/70 VR 14) sont de série sur tous les modèles. 
Les nouvelles Mercedes sont doitée soit d’une boîte manuelle à quatre rapports soit de boîte automatique à quatre rapports à convertisseur interne. Une innovation particulière est réservée aux 280/280 E : la boîte de vitesses manuelle est également synchronisée pour la marche arrière.

Principales caractéristiques techniques

Modèles 4 cylindres essence
200 : 1988 cm³, 94 ch à 4800 t/min
230 : 2307 cm³, 109 ch à 4800 t/min
Modèles 6 cylindres essence
250 : 2525 cm³, 129 ch à 5500 t/min
280 : 2746 cm³, 156 ch à 5500 t/min
280 E : 177 ch à 6000 t/min
Modèles 4 cylindres Diesel
200 D : 1988 cm³, 55 ch à 4200 t/min
220 D : 2197 cm³, 60 ch à 4200 t/min
240 D : 2404 cm³, 65 ch à 4200 t/min
Modèle 5 cylindres Diesel 
300 D : 3005 cm³, 80 ch à 4000 t/min








Jaguar Mark VII Pinin Farina

Texte traduit du site https://www.carrozzieri-italiani.com/

La Jaguar MK VII Pininfarina Coupé Speciale, création rare et exquise de Pininfarina en 1956, témoigne du génie artistique et du savoir-faire exceptionnel du design automobile de cette époque. Ce modèle unique a été conçu avec une méticulosité extrême et présenté lors d'événements prestigieux, marquant durablement l'histoire de l'automobile. Dévoilée au Salon de l'automobile de Bruxelles en 1956 , la Jaguar MK VII Coupé Speciale a immédiatement conquis le cœur des passionnés et des connaisseurs. Elle a ensuite brillé au Concours d'Élégance de Cannes , au Salon de l'automobile de Genève et à celui de Turin en 1956 , ainsi qu'au Concours d'Élégance de Rome en 1957 , où elle a été la vedette de chaque événement. Construite selon les spécifications exactes de son client exigeant, cette voiture d'exception arborait une face avant travaillée, reflet du souci du détail caractéristique de Pininfarina. La carrosserie aux proportions harmonieuses respirait l'élégance, tandis que la peinture bicolore ajoutait une touche de sophistication. Étonnamment, la Jaguar MK VII Coupé Speciale ne présentait aucune identité visuelle distincte, ce qui lui conférait un charme énigmatique. Toutefois, un clin d'œil subtil à ses origines Jaguar se manifestait à travers la calandre, encadrée d'une large barre saillante. Ce choix de design unique ajoutait une touche de mystère au véhicule, suscitant la curiosité des observateurs quant à ses origines. Les années 1950 furent un âge d'or pour le design automobile, et la Jaguar MK VII Pininfarina Coupé Speciale demeure un exemple éclatant de la créativité et de l'innovation qui ont marqué cette période. Son héritage perdure grâce aux souvenirs de ceux qui ont eu la chance de la voir lors des plus prestigieux salons automobiles de l'époque.






Frazer

La Kaiser-Frazer Corporation est fondée le 25 juillet 1945 par Henry J. Kaiser et Joseph W. Frazer. Durant la guerre, ils ont fabriqué les fameux Liberty Ships du débarquement. Le second dispose déjà d’une solide expérience dans l’automobile. Il a travaillé pour plusieurs constructeurs et est, depuis 1944, le président de la Graham-Paige Motors. Les deux hommes s’associent pour produire un modèle commun à leurs deux marques. Les modèles fabriqués par Graham-Paige adoptent la marque Frazer. 
Le 20 janvier 1946, au Walldorf Astoria Hotel à New York, Kaiser et Frazer présentent les prototypes de leurs modèles. La production en série débute le 29 mai 1946 et le lancement commercial un mois plus tard.
Dessinée par Howard Darrin, la Frazer se caractérise pour une carrosserie de type « ponton » de conception nouvelle par rapport aux autres constructeurs américains qui continuent à fabriquer leur modèles d'avant-guerre. La Frazer remporte la médaille d'or de la Fashion Academy of New York pour son design.
La Frazer est uniquement proposée sous forme d’une berline quatre portes.  Le moteur est un six cylindres Continental de 3720 cm³ développant 101 ch.

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Kaiser Special

Durant la guerre, Henry J.Kaiser a construit les fameux Liberty Ships. Une fois la paix revenue, il décide de se lancer dans la fabrication d’automobiles. Il s’associe avec Joseph W. Frazer en juillet 1945 pour fonder la Kaiser Frazer Corporation. Kaiser envisage un moment de produire une traction avant mais le prototype ne donne pas satisfaction et il opte finalement pour un modèle plus classique dont la carrosserie est dessinée par Howard Darrin. Celle-ci est de forme débordante avec des ailes englobées dans la caisse. C’est la première carrosserie de type « ponton » que tous les constructeurs adopteront à l’avenir.
Le 20 janvier 1946, la Kaiser et la Frazer, sont dévoilées à l'Hôtel Waldorf Astoria de New York. Toutes deux partagent la même carrosserie et le même moteur Continental de 3720 cm³ développant 101 ch. La Kaiser Special est dotée d'un équipement plus ordinaire que celui de la Frazer. 


 
 
 

Fiat Abarth 131 Rally

A l’occasion du Rallye Monte-Carlo où le spider 124 Abarth Rally court officiellement pour la dernière fois, Fiat lance son nouveau modèle qui le remplacera. Il est dérivé de la berline deux portes 131 Mirafiori. Le moteur double arbre de 1995 cm³ à quatre soupapes par cylindres, extrapolé de celui de la 132, développe 140 ch à 6400 t/min. La puissance est transmise au moyen d'une boîte de vitesses à cinq rapports. Alors que la 131 de base a un essieu rigide à l'arrière, la Rally est équipée de quatre roues indépendantes. 
La carrosserie nue (sans capot ni ailes) est équipée de son capot léger avec prise d’air et de ses éléments aérodynamiques (béquet, aileron, élargisseurs d’ailes) en matière synthétique chez Bertone. Le moteur est préparé chez Abarth. L’assemblage final est effectué à l’usine Fiat de Rivalta. 
La 131 Rally sera produite à 400 exemplaires afin d’obtenir l’homologation en Groupe 4, vraisemblablement à partir du 1er mars 1976. La production doit être portée à 1000 unités d'ici la fin de l'année, de sorte que la voiture puisse ensuite être homologuée en Groupe 2. La version de compétition développera 215 ch à 7000 t/min et recevra un moteur alimenté par injection Kugelfischer. La vitesse de pointe, qui est de 190 km/h dans la version normale, devrait atteindre environ 230 km/h. La voiture pèse 980 kg. La 131 Rally est montée sur le nouveaux pneus larges Pirelli P7.



ZAZ 965 Zaporojetz

Au milieu des années 1950, la plus petite voitures soviétique est la Moskvitch. Le bureau d’études  prépare dès 1956 une petite voiture qui pourrait être vendue à un prix bien inférieur. Il est décidé de la fabriquer dans l'usine de Zaporjie qui, jusque-là, produisait des moissonneuses-batteuses. Baptisée "Zaporojetz", la petite voiture, de son vrai nom ZAZ 965 (ZAZ pour Zaporosky Avtomobilny Zavod, usine d’automobiles de Zaparojie), est présentée à l’Exposition des Réalisations économiques de Moscou, en février 1959. La première ZAZ de présérie sort de l'usine le 18 juin 1959. Inspirée par la Fiat 600, elle est équipée d'un moteur 4 cylindres en V de 746 cm³ développant 23 ch. La boîte est à quatre vitesses dont trois synchronisées. Elle peut atteindre la vitesse de 80 km/h. Le premier modèle de série quitte les chaîne le 22 novembre 1960. 
La Zaporojetz est présentée au Salon de Bruxelles en 1961 puis à celui de Londres en 1961 et1 962 mais aucune ZAZ ne trouva à l'époque acheteur en Europe occidentale. 
En octobre 1962, la 965 devient 965 A. Elle se distingue de sa devancière par ses clignotants situés sous les phares (et non plus sur les ailes), par une baguette chromée qui court le long de la carrosserie, et par un plus gros moteur, de 887 cm³ délivrant 27 ch
En 1965, la ZAZ 965 est de retour au Salon de Bruxelles. Cette fois-ci, elle est réellement commercialisée, sous la marque Yalta, en Belgique et en Autriche. 306 exemplaires ont été vendus en Belgique entre 1966 et 1970. La production de la 965, remplacée par la 966, a cessé en mai 1969.




Wartburg 311

La Wartburg 311 succède à l'IFA F9. Elle en reprend la  mécanique (moteur 2 cylindres, 991 cm³, 37 ch) mais la carrosserie est de ligne moderne. En janvier 1956, elle est exposée au Salon de Bruxelles et commercialisée en Belgique par François Pierreux qui en assure l'assemblage dans ses ateliers. Il en dérive une version luxueuse baptisée Président. 

En 1958, toutes les Wartburg reçoivent le grille de calandre à fin maillage déjà vue sur le roadster 313. En 1961, le moteur gagne 3 chevaux puis 5 chevaux l'année suivante.
 

Méan Sonora

En décembre 1964, Jacques D'Heur fonde la Méan Motor Engineering Société Anonyme à Liège. Le nom Méan évoque le village du Condroz où la famille D'Heur possédait un petit château. Jacques D'Heur se lance dans la fabrication d'un spider deux places à carrosserie en matière synthétique, la Sonora. Le prototype, équipé d'une moteur 1500 de Ford Cortina GT, fait ses premiers tours de roues en course en 1965. La production en petite série débute en 1966. Les éléments de suspension proviennent des Renault 8 ou de NSU. Pour la mécanique, le client a le choix : le 1 litres Ford Anglia, le 1500 Cortina GT ou bien le V6 2 litres de la Taunus. A partir de 1967, le choix des moteurs est élargi : le client peut également choisir dans la gamme VW, Porsche, Renault ou NSU. Malheureusement, la fabrication des Méan coûtait trop cher et la petite entreprise travaillait à perte. La famille D'Heur renfloua plusieurs fois la trésorerie mais fin 1971, la société dut être mise en liquidation et on dut vendre le château de Méan pour apurer les dettes.

Grégoire Sport

Après l'échec de la Hotchkiss-Grégoire, l'ingénieur français Jean-Albert Grégoire décide de se lancer dans un nouveau projet, celui d'une voiture de sport. Sa conception débute au printemps 1955 dans les ateliers de son entreprise, Tracta. La carrosserie est dessinée par Carlo Delaisse et fabriquée par Henri Chapron. Le moteur, un 4 cylindres de 2188 cm³ à deux carburateurs double corps, provient chez Hotchkiss et Grégoire l'équipe d'un compresseur Constantin pour pouvoir atteindre la puissance de 125 ch à 4500 t/min. La boîte est manuelle à quatre rapports. Le freinage est assuré par des disques à l'avant et des tambours à l'arrière. La Grégoire Sport se caractérise par un empattement court et d'important porte-à-faux, configuration rendue obligatoire par la position du moteur Hotchkiss.
Jean-Albert Grégoire envisage, dans un premier temps, de dévoiler son modèle au Salon de Genève 1956 mais il anticipe finalement sa sortie de deux mois en la présentant, le 15 janvier 1956, à l'International Sport Car Show organisé au musée Ford de Dearborn aux Etats-Unis. Il pense que le marché américain peut être un important débouché pour sa voiture de sport.
Mais, de production artisanale, la Grégoire Sport est très chère : 3 500 000 francs français, soit dix fois le prix d'une 2 CV et plus onéreux qu'une Facel Vega affichée 2 950 000 francs. Et même à ce prix, la marque est perdante car le prix de reviens se chiffre à 4 300 000 francs !
Au Salon de Paris, en octobre 1956, Grégoire expose son cabriolet mais aussi un coupé, modèle unique réalisé à la demande d'Albert Dewandre. Ce coupé a parfois été attribué à l'écrivaine Françoise Sagan car elle apparaît sur une série de photos aux côtés de cette voiture.
En 1958, l'empattement est allongé de 12 cm pour essayer de relancer les ventes mais la clientèle ne se montre pas intéressée. Trop chère et trop complexe, la Grégoire Sport n'est finalement produite qu'à cinq exemplaires.









Salon de Bruxelles 1956

Le 39ème salon de l'Automobile de Bruxelles s'ouvre dans une atmosphère remplie d'enthousiasme pour l'avenir avec un marché en plein développement. pour les automobilistes, les bonnes nouvelles viennent de la réduction du prix de vente de certains modèles, notamment chez Mercedes-Benz et chez Volvo. Les deux nouveaux modèles venu d'Allemagne de l'Est surprennent aussi par leur prix attractif : 55 000 francs pour la Zwickau et 75 000 francs pour la Wartburg. 
Les préparations de l'Exposition universelle de 1958 qui ont commencé ont hélas obligé les organisateurs du salon à réduire considérablement l'espace d'exposition et les fabricants et importateurs d'accessoires ne sont pas présents. L'espace réduit n'empêche cependant pas Ford d'occuper un pavillon latéral entier pour la deuxième fois consécutive. Tous les autres exposants se retrouvent réunis dans le grand palais central. 
Comme chaque année, le Salon de Bruxelles est l'occasion de découvrir la nouvelle gamme européenne des constructeurs américains.
La voiture de sport anglaise AC Ace est exposée à Bruxelles avec un moteur Bristol de 105 ch. Abarth présente une version sportive de la Fiat 600, la 750 qui se caractérise par sa livrée bicolore et son moteur à la cylindrée portée à 747 cm³ pour une puissance de 41,5 ch. L'Abarth 750 se vend au prix de 79 500 francs (contre 54 500 pour la Fiat 600 de base). 
Chrysler crée la surprise en proposant un moteur Diesel perkins sur ces modèles économiques Plymouth, DeSoto Diplomat et Dodge Kingsway. Ce Diesel de 3,15 litres développe 64 ch à 3000 t/min et est associé à une boîte manuelle trois vitesses.
EMW présente pour la première fois la Wartburg P-311 qui remplace l'IFA F9. La puissance du moteur est portée à 38 ch. L'empattement est allongé de 10 cm. l'assemblage de la Wartburg en Belgique doit débuter en mai.
A Bruxelles, Ferrari présente la 410 Super America dont le châssis avait été exposé en octobre à Paris. Elle est habillée d'une élégante carrosserie dessinée par Pinin Farina, ce qui en fait une des plus belles voitures du salon. Chez Maserati, les visiteurs découvrent le modèle A6G/54 Gran Turismo en deux versions de carrosserie réalisé par Zagato et par Allemano.
Sur son stand, Fiat présente un modèle innovant, la 600 Multipla offrant jusqu'à sept places.
L'importateur belge de la voiturette Isetta annonce qu'il va la remplacer par la version française du même modèle, fabriquée par Velam.
Chez Panhard, l'importateur présente un cabriolet quatre places réalisé par le carrossier Albert d'Ieteren dont le prix affiché est de 119 500 francs. Le cabriolet repose sur la structure de la berline mais les panneaux latéraux arrière ont été étendus vers l'avant et les quatre portes ont été remplacées par deux portes en matière plastique. 
La marque belge Minerva présente un nouveau véhicule tout-terrain de 7 à 10 places. Il est disponible en deux empattements différents et avec quatre moteurs au choix, soit le Continental de 2,6 ou de 2,3 litres, soit un Diesel Jenbach 2 cylindres de 1,4 litres ou 3 cylindres de 2,1 litres. 
Volvo présente une variante de la PV 444 équipée d'un moteur de 70 ch. Un pare-soleil sur le pare-brise et une nouvelle face du radiateur la distinguent du modèle précédent. Elle est disponible immédiatement et coûte 97 000 francs.
Enfin, sept ateliers mécaniques de Herstal se sont associés dans le projet de construire sous licence la Moretti 1200 Sport en Belgique. Il ne s'agit encore que d'un projet et le début de la production n'est pas attendu avant six mois. Il existe des opportunités particulièrement intéressantes pour ce type d'entreprises à Herstal où des centaines de petits ateliers se concentrent principalement sur la fabrication d'armes. Cependant, la question se pose du choix de la Moretti, une voiture de sport n'étant pas le véhicule idéal pour mener au succès commercial.
Parmi les attractions du salon pour les visiteurs, il y avait bien entendu la Citroën DS 19 ou la prestigieuse Continental Mark II mais aussi, arrivée quelques jours après l'ouverture, sur le stand du carrossier Pinin Farina d'une Jaguar Mk VII spéciale dont le style s'inspire de celui de la Lancia Florida.


Fiat 600 Multipla

Dévoilée en janvier 1956 au Salon de Bruxelles, la Fiat 600 Multipla est une variante familiale de la 600 dotée de trois banquettes et de places avant très avancées. Fiat en propose trois versions : 4-5 places, familiale 6-7 places et taxi. La 600 Multipla reprend la mécanique de la berline, montée à l'arrière, à savoir un 4 cylindres de 633 cm³ développant 21 ch. La vitesse maximale est de 90 km/h. 

En 1960, la 600 D Multipla reçoit, comme la berline, un moteur de 767 cm³ au lieu de 633 cm³. La puissance grimpe à 39 ch et la vitesse maximale à 105 km/h. Cette seconde génération de la 600 Multipla se distingue extérieurement par des clignotants ronds.



 

Lancia Fulvia HF

Du coupé Fulvia dévoilé en mars 1965 au Salon de Genève, Lancia dérive une version destinée essentiellement à la compétition. C'est le coupé HF qui est présenté en janvier 1966. Par rapport au coupé de base, la Fulvia HF se distingue par des grands phares Carello de 170 mm de diamètre et des ailes élargies pour accueillir des jantes de 6 pouces en alliage léger. La carrosserie est allégée avec des éléments ouvrant en peraluman, des vitres en plexiglas et l'absence de pare-chocs. Le poids est ainsi réduit de 960 à seulement 780 kg. L'équipement comprend un compte-tours, un manomètre de pression d'huile, un levier de vitesses au plancher et des sièges-baquet. Le moteur est le V4 à double arbres à cames en tête de 1216 cm³ mais il est alimenté par deux carburateurs double corps et développe 90 ch à 6000 t/min.


Salon de Bruxelles 1966

Le 45ème salon de l'automobile de Bruxelles ouvre ses portes le 12 janvier 1966. Il attire peu de véritables nouveautés. La nouvelle voiture de compétition de Porsche, la Carrera 6, aurait pu être l'attraction du salon mais la firme de Stuttgart a préféré la dévoiler au Racing Show de Londres. Les visiteurs peuvent cependant découvrir quelques modèles modifiés ou exposés pour la première fois tels que la Ford GT 40 dans sa version routière, la Mercury Comet avec sa nouvelle carrosserie plus spacieuse ou la Renault 10 à boîte automatique.
Le salon bruxellois est l'occasion de voir, pour la première fois en Europe occidentale, la nouvelle Zaporojetz soviétique qui sera commercialisée en Belgique sous la marque Yalta au prix de 43 900 francs, un des plus bas du marché (La Fiat 500 est affichée 39 500 francs). La Yalta est équipée d'un moteur V4 de 887 cm³ développant 27 ch.
Du côté des artisans locaux, Apal présente une monoplace de Formule Vee tandis que la nouvelle société liégeoise Méan Motor Engineering, fondée par Jacques D'Heur, présente les prototype d'un spider à moteur central et d'un coupé à moteur arrière. Le châssis tubulaire emprunte des éléments de Volkswagen à l'avant. Le moteur est celui de la Ford Cortina GT. Les carrosseries sont réalisées en résine polyester. Quant au carrossier Jacques Coune, il expose trois de ses créations : un break BMW 1800, un coupé Peugeot 204 et une nouvelle version de la MGB, un spider dénommé Gemini. MG produisant désormais une version coupé du modèle B, Jacques Coune a arrêté la fabrication de sa propre version coupé du modèle. 
L'intérêt croissant des automobilistes belges pour les voitures d'exception est comblé avec la présence au salon de marques comme ASA, Lamborghini, De Tomaso, Ghia, Alpine et Morgan.
Il faut souligner la présence de deux constructeurs japonais pour la première fois au salon de Bruxelles: Hino et Toyota.
Enfin, il est à noter que les voitures du groupe Rootes sont désormais exposées par Chrysler. Le groupe américain reprend à son compte la distribution des marques britanniques Hillman, Humber, Singer et Sunbeam en Belgique.





Ford Model B / V8 Type 40-34 (1934)

Pour 1934, les modifications apportées aux Ford sont moins importantes que pour les deux années précédentes. La calandre est plus plate avec un contour élargi et moins de barres. Les persiennes du capot sont droites. La puissance du moteur V8 est de nouveau augmentée, montant à 85 ch à 3800 t/min. C'est le dernier millésime du moteur 4 cylindres. 

Coupé 5 fenêtres



Coupé 3 fenêtres

Berline 4 portes

Cabriolet

Victoria

Cabriolet

Station Wagon


Ford Model B / V8 Type 40-33 (1933)

Le 9 février 1933, Ford présente ses modèles 1933. L'empattement est allongé de 2692 mm à 2845 mm sur un nouveau cadre à traverses. La calandre est redessinée avec un pente avant plus pointue vers le bas. Les volets de capot suivent la même courbe que la calandre. La capot couvre désormais entièrement le moteur. Les ailes à jupes sont plus arrondies et les pare-chocs sont courbés. Les phares ont perdu leur barre de support. Le nouveau tableau de bord a des instruments placés dans un insert ovale devant le conducteur et il y a une boîte à gants côté passager..
La gamme comprend 10 types de carrosseries. Les coupés cabriolet et Victoria sont livrés en version Deluxe uniquement, et la version la plus chère de la gamme, le break « Woody », est uniquement disponible en version Standard. La puissance du moteur V8 est accrue de 15% pour atteindre les 75 ch à 3800 t/min.

Coupé 5 fenêtres Deluxe

Cabriolet

Victoria


Saab 99 GLE

Au Salon de Bruxelles, en janvier 1976, Saab dévoile la berline 4 portes 99 GLE. Elle est dotée du moteur 2 litres à injection de 118 ch, d'appuie-tête sur les sièges arrière, de rétroviseur extérieurs à commande électrique, de la direction assistée, d'une radio stéréo et de jantes en alliage avec incrustations dorées.



Vauxhall VX

Dès son lancement en 1972, la Vauxhall Victor FE est critiquée pour ses défauts. Vauxhall décide de proposer un modèle corrigé et cela se concrétise par le lancement de la VX au Salon de Bruxelles en janvier 1976. Le changement de dénomination a été voulu par le Directeur du Marketing Hal Carpenter, les études mettant en évidence la mauvaise réputation des Victor et Ventora. Le choix de la dénomination VX pour tous les modèles s'aligne sur la version sportive VX 4/90.
Outre le changement de dénomination, quelques modifications sont apportées : phares de plus grand taille, calandre élargie, tableau de bord avec garniture en bois et console centrale. Plusieurs modifications ne sont pas visibles de l’extérieur : essieu arrière modifié, arbre principal de transmission renforcé, renforts de porte pour éviter les collisions latérales et alternateur plus puissant. Le moteur et la transmission sont améliorés. Les moteurs gagnent en puissance ; la 1800 délivre désormais 88 ch au lieu de 77 et la 2300, 108 au lieu de 100. Ces meilleures performances ont été obtenues grâce à des culasses redessinées, une nouvelle courbe d'allumage, un dispositif rotatif pour les soupapes d'échappement et un renforcement du vilebrequin. La gamme comprend les VX 1800 et 2300 en berline et break ainsi que la berline 2300 GLS qui reprend l'équipement de la Ventora supprimée de la gamme. La 2300 GLS dispose en série d'une direction assistée et de la transmission automatique. 

La Vauxhall VX est produite jusqu'en octobre 1978.