TVR Taimar

Présentée au Salon de Londres, en octobre 1976, la TVR Taimar est un coupé dérivé de la 3000 M. Elle se distingue par un hayon arrière, rendant plus pratique l'accès au coffre. L'ouverture du hayon est électrique et est commandée à partir d'un bouton situé sur le montant de la portière conducteur. Le moteur est le V6 Ford 3 litres développant 140 ch. 
De 1976 à 1979, le coupé Taimar est produit à seulement 395 exemplaires. Quelques modèles plus performants ont également reçu le moteur turbo de 233 ch préparé par Broadspeed.
Pour la petite histoire, le nom "Taimar" s'inspirait de celui de la petite amie d'un ami de Martin Lilley, dénommée Tayma. 






Panther De Ville Cabriolet

En complément au modèle Limousine, Panther présente au salon de Londres une version cabriolet de l'exclusive De Ville. Panther propose deux versions, soit avec un toit entièrement électrique en tissu, soit avec un toit rigide amovible. La mécanique de ce cabriolet, qui coûte plus de 30 000 livres, provient de Jaguar. Le moteur est le six cylindres de 4,2 litres ou le douze cylindres de 5,3 litres. La transmission automatique, les freins à disque aux quatre roues, la direction assistée et les roues à suspension individuelle proviennent également de la production Jaguar.



Bristol 603

Au Salon de l'automobile de Londres 1976, la petite entreprise Bristol, spécialisée dans les voitures de luxe, présente au public la 603 qui remplace la 411. La 603 est dans la continuité de la 411 : il s'agit toujours d'une berline de luxe 2 portes mue par un moteur V8 Chrysler et dotée d'une boîte automatique. 
Il y a deux moteurs différents parmi lesquels choisir. Le modèle 603 S est propulsé par un 5,9 litres avec carburateur quadruple corps. La puissance est d'environ 172 ch à 4000 tr/min. La variante 603 E adopte un moteur de 5,2 litres avec double carburateur. Ici, la puissance est d'environ 150 ch à 4000 tr/min. Les différences les plus marquantes par rapport au modèle 411 se trouvent à l'intérieur. L'espace pour la tête, l'espace pour les jambes des passagers arrière et la largeur des hanches ont été augmentés. 



Panther Lima

Présentée au Salon de Londres en octobre 1976, la Panther Lima est un roadster deux places au look rétro inspiré de celui de la Bugatti Type 55. La carrosserie est en polyester. La mécanique (moteur 2279 cm³, 110 ch), la suspension et la partie arrière du châssis sont empruntés à la Vauxhall Magnum. 

En février 1979, Robert Jankel en propose une version au moteur turbocompressé. La Lima MkII, en 1979, reçoit un nouveau châssis entièrement tubulaire et plus rigide que celui de la première série.
La Lima est produite à 897 exemplaires jusqu'en 1982. Elle est alors remplacée par la Kallista qui est mue par un moteur Ford.






Salon de Londres 1976

Le Salon de l’Automobile de Londres 1976 (20-30 octobre) se tient pour la dernière fois à Earls Court. Le salon n’aura pas lieu en 1977 et l’année suivante, il prendra place au National Exhibition Centre à Birmingham. Le salon se tenait à Earls Court (en remplacement d’Olympia) depuis 1937. Notons que la branche anglaise de Ford s'abstint de l'exposition officielle et organisa son propre salon automobile au Royal Albert Hall jusqu'en 1948. Dans les années d'après-guerre, les perspectives de l'industrie automobile anglaise étaient sous égide positive, et les installations de production, qui restaient parfaitement intactes dans de nombreux endroits, avaient permis de reprendre immédiatement la fabrication d’automobiles. En 1976, la situation a considérablement changé avec une large part du marché occupé par les voitures importées (43,5% en septembre 1976). Certaines excuses sont crédibles comme chez Ford Dagenham, où les chaînes de production ont dû être adaptées pour la nouvelle Cortina, extérieurement identique à la Taunus allemande, empêchant ainsi ce « best-seller » de participer à la « bataille d'Angleterre ». Des interruptions de production ont eu lieu chez Ford et Jaguar. Chez Rover, la production en série de la nouvelle 3500 connait quelques lenteurs. L'industrie automobile anglaise lutte depuis plusieurs années contre de telles adversités et il est tout à fait compréhensible que le volume et la qualité de production en souffrent. Il apparait que ce sont essentiellement les voitures d'Europe continentale, et pas spécialement les Japonaises, qui deviennent de plus en plus populaires au Royaume Uni. Ainsi chez Ford, la Cortina est désormais identique à sa cousine Taunus conçue à Cologne et la grande Granada est importée directement d'Allemagne, car le volume de production des versions à conduite à droite est devenu trop faible. Chez Vauxhall, la Chevette assemblée à Luton, n’est rien de plus qu’une Opel Kadett légèrement modifiée. Chrysler UK a également emprunté au continent, mais ce n'est pas sans aucune fierté que la Simca 1307/1308, conçue en Angleterre, équipée de mécaniques françaises, revienne désormais au pays pour y être construite sous le nom de Chrysler Alpine. La situation compliquée de l’industrie automobile britannique se vérifie aussi dans la baisse des chiffres des exportations. La dépréciation continue de la livre sterling crée actuellement des conditions favorables pour le secteur exportateur, mais il ne reste pas beaucoup de temps, car le taux d'inflation élevé et, surtout, le comportement obstiné des syndicats pourraient tuer dans l’œuf l'exploitation de l’avantage du taux de change. Et certains nouveaux modèles se font aussi attendre. Ainsi la nouvelle Mini à hayon est encore loin d'être en vue, son lancement n’étant annoncé que pour mars 1980.
Il y a cependant aussi des nouvelles positives. Tout d'abord, il faut mentionner Rolls-Royce. Malgré une expansion régulière de la production, cette entreprise bien établie n'a pas pu répondre à la demande. British Leyland continue également de signaler une forte demande pour les Jaguar, Daimler, Range Rover et, surtout, bien sûr, pour la nouvelle Rover 3500. La MG Midget, la MGB et la Triumph Spitfire, qui sont tout sauf modernes, sont actuellement tellement demandées que certaines ne sont fabriquées que pour le Royaume-Uni et l'Amérique du Nord. 
La société Aston Martin (1975) Ltd ressuscitée crée sans doute la plus grande surprise d'Earls Court avec une berline futuriste en forme de coin avec un intérieur et une instrumentation à la pointe de la technologie, la Lagonda. Il reste à voir elle entrera en production dans la version montrée. 
British Leyland présente toute sa gamme sur des stands de grande taille. Ces derniers mois, les Mini, toujours populaires, ont été affinées et améliorées, et les modèles Clubman ont même reçu une nouvelle calandre. Les Austin Allegro et Morris Marina font partie des piliers de British Leyland. La série Marina inclut désormais un break supplémentaire équipé de moteur plus petit de 1,3 litres. Chez Triumph, la Toledo a disparu, mais en même temps, la gamme Dolomite a été étendue vers le bas avec des moteurs de 1,3 et 1,5 litres. Le TR 6, qui était encore fabriquée pour le marché américain jusqu'à la mi-1976, a été remplacé par le nouveau coupé TR 7. British Leyland nourrit enfin de grands espoirs pour la nouvelle Rover 3500.
Ford GB emprunte encore davantage en Allemagne, la nouvelle génération de la Cortina ressemble en tout point à la Taunus, sauf pour les lettrages. La dénomination des versions a également été remaniée ; elles sont désormais appelées L, GL, S et Ghia (anciennement L, XL, GT, E). La sélection de moteurs reste la même, mais la 1300 et la 1600 dans sa version « Economy » ne produisent respectivement que 50 et 60 ch DIN au lieu de 57 et 68 ch dans l’ancienne Cortina MkIII. Les ventes de la Granada, désormais importée d'Allemagne de l'Ouest, ont tendance à augmenter. Le moteur V6 Essex 2,5 litres a été retiré de la gamme, car il n'était pas disponible en Allemagne.  Cependant, un 2 litres de 75 ch a été ajouté en entrée de gamme. La série Capri a également été élargie pour inclure la nouvelle variante S. Ford GB cultive toujours sa division sportive avant tout avec les différentes versions de l’Escort : RS Mexico avec un moteur 1,6 litres / 95 ch , RS 1800 avec un moteur 1,8 litres / 115 ch et RS 2000 avec un 2 litres / 110 ch. Il est compréhensible que Ford GB ait repoussé le lancement de la Fiesta dans ce programme étendu et ne la présente pas encore à Earls Court.
Vauxhall a vu ses ventes progresser d’un quart de véhicules de plus qu'il y a un an, notamment grâce aux modèles d’origine allemande, les Chevette et Cavalier. Mais la Viva/Magnum — notons une nouvelle variante de luxe GLS de la Viva avec la calandre à doubles phares de la Magnum — et la VX, lancée en début d’année, sont également populaires auprès du public. La gamme Chevette est désormais complète et comprend les berlines à 3, 2 et 4 portes, ainsi que des breaks et des fourgonnettes. 
Chrysler UK rationnalise ses dénominations. La marque traditionnelle Humber n'existe plus et Sunbeam n'est plus utilisé qu’à l’exportation. Les Avenger, Alpine et Hunter sont désormais toutes des « Chrysler » tandis que la petite Hillman Imp disparaît sans un bruit. Le prototype de sécurité expérimental Chrysler Calspan, basé sur les 1307/1308, est exposé comme attraction majeure du stand. Un avant allongé et des pare-chocs souples à absorption d'énergie pour résister aux chocs urbains et protéger les piétons sont ses caractéristiques.
L'Angleterre compte encore un grand nombre de petites entreprises qui produisent des véhicules sportifs ou luxueux en petites séries, voire à la main. 
L'Aston Martin Lagonda plate et allongée a été conçue par William Towns, responsable du style de l'Aston Martin DBS/V8. Plus de 60 commandes auraient déjà été reçues pour la Lagonda, principalement des États-Unis et des États pétroliers arabes. William Towns est également l’auteur d’une petite voiture de ville longue de seulement 2 mètres et pesant 410 kg.
Sur un petit stand, la société Panther West Wind présente toujours la J72 décapotée et la De Ville en berline et décapotable. Mais l'intérêt principal porte sur le nouveau roadster biplace appelé Lima. Grâce à une mécanique bien connue provenant de chez Vauxhall, ce roadster promet beaucoup des plaisirs à ses futurs propriétaires.
Parmi les voitures de luxe, on trouve la nouvelle Bristol 603. Une meilleure visibilité sur tous les angles et des moteurs plus économiques (5,2 et 5,9 litres au lieu de 6,6 litres) sont ses caractéristiques les plus importantes.
AC présente à nouveau le coupé ME 3000 toujours à l’état de prototype. Un châssis peint en blanc avec des éléments de suspension et une unité de transmission peints en noir peut également être admiré. 
Le constructeur de voitures de sport et de luxe Jensen, dont les installations de production ont récemment été mises aux enchères, n’est plus au salon. La disparition de cette marque n'a pas été sans répercussions pour Lotus qui lui fournissait des moteurs, mais cette entreprise tente de contrer l'abondance de moteurs en augmentant sa propre production de voitures de sport. À Earls Court, le stand de Colin Chapman était occupé par des Eclat, Elite et Esprit jaunes. La production de l'Esprit à moteur central a récemment commencé.
Chez Morgan, la Plus 8 est contrainte de s'adapter, car elle utilise le moteur V8 de la nouvelle Rover 3500, qui est environ 10 ch plus puissant, ainsi que la boîte de vitesses 5 rapports associée. 
En travaillant de nuit, Reliant souhaite également réaliser les futurs plans d'exportation de la Scimitar GTE qui  a de nouveau été améliorée en détail. Une version de luxe de la Reliant Kitten rend cette berline compacte avec carrosserie en plastique encore plus attrayante. 
Comme chaque année, TVR a provoqué quelques troubles dans le salon. D'un côté, un groupe bruyant diffusait de la musique pop, et de l'autre, quand des rythmes particulièrement brûlants résonnaient, une jeune fille dénudée se prélassait dans la soute de la nouvelle Taimar à hayon arrière.
En Angleterre, il existe aussi de petites entreprises spécialisées dans la construction de carrosseries spéciales. Crayford Auto Development Ltd. construit un break basé sur Mercedes-Benz et, plus récemment, une cabriolet Ford Cortina. Coleman Milne transforme la Ford Granada en limousines luxueuses avec chauffeur.
Le Japon lance de nouvelles voitures au salon, dont certaines sont déjà en vente. La Datsun Cherry F-II, la Toyota Corolla Liftback et la nouvelle Honda Accord suscitent un grand intérêt. Mitsubishi a également mis au point une large gamme de modèles pour l’Europe.


Jensen Interceptor

Les modèles Interceptor et FF présentés en 1965 lors du Salon de l'Automobile de Londres à Earls Court, entrent en production en octobre 1966 après avoir subi diverses modifications.
Jensen a commandé au carrossier italien Vignale la conception d'une toute nouvelle carrosserie coupé quatre places. Il est intéressant de noter que la tôle d'acier est privilégiée par rapport à la fibre de verre comme matériau de construction, ce que l'on aurait pu attendre de Jensen d'après son expérience antérieure. La caractéristique principale de la carrosserie, avec une large calandre et des côtés lisses, est la ceinture de caisse basse, les grandes surfaces vitrées et l'arrière de type fastback avec une grande lunette arrière qui s'étend sur les côtés. 
Les deux modèles, Interceptor et FF, partagent le même moteur V8 Chrysler 6,3 litres de 335 ch SAE, généralement combiné avec la boîte automatique Torqueflite. Elle peut être remplacée par une boîte de vitesses conventionnelle à 4 vitesses sur demande spéciale.
A l’intérieur, les sièges, avec dossiers et ceintures de sécurité réglables à l'avant, sont recouverts de cuir ; les sièges arrière sont équipés d'accoudoirs et d'appuie-têtes. L'équipement comprend également un volant en bois avec moyeu encastré, un système de chauffage et de refroidissement régulé par thermostat, deux ventilateurs dégivreurs pour la lunette arrière, des vitres latérales réglables électriquement, des porte-cartes dans les portières et une radio transistor avec second haut-parleur. 
L'équipement de série comporte aussi des amortisseurs Selectaride réglables depuis le siège conducteur, une direction à crémaillère et pignon, des freins à disque aux quatre roues avec assistance et un système de freinage à double circuit.




 

Jensen FF

En octobre 1966, parallèlement à l'Interceptor, Jensen propose la FF (Formula Ferguson) dotée d'une transmission intégrale et d'un empattement allongé de 10 cm (277 au lieu de 267). Elle se distingue par une double sortie d'air sur les ailes avant et un capot plus profilé. La Jensen FF est la première voiture de tourisme produite en série avec transmission intégrale.
 

Salon de Londres 1966

La crise de l'industrie automobile anglaise, déclenchée par la politique déflationniste du gouvernement travailliste, a jeté une lourde chape de plomb sur le 51ème Salon de l'automobile à Earls Court. Les premiers effets de la politique de restructuration déflationniste du premier ministre Harold Wilson ont commencé à se faire sentir. De nombreuses entreprises, dont la British Motor Corporation, plus grand constructeur de véhicules en Angleterre, ont été contraintes de réduire leurs effectifs de milliers de travailleurs ou de passer à des emplois à temps réduit. Chez BMC, ce sont 12000 membres du personnel qui ont été licenciés et le travail à temps réduit a dû être introduits pour 40000 ouvriers (sur environ 70000 au total).
L'effet de choc de la déflation n'a pas manqué aussi de se manifester auprès des acheteurs potentiels. Déjà en août et septembre, les ventes de voitures ont chuté drastiquement. Et de nouvelles réglementations juridiques, qui imposent des acomptes plus importants et un paiement plus rapide, ont pratiquement paralysé le commerce d'occasion. Tout le monde attend l’avenir avec inquiétude et on craint de nouveaux effets négatifs liés à la hausse des impôts et aux restrictions générales de crédit. Il est d'autant plus regrettable que les mesures drastiques du gouvernement aient dû être prises à un moment où l'industrie automobile anglaise est en pleine expansion.
Et malgré la crise, le salon 1966 à Earls Court propose une variété de nouveaux modèles comme on n’en avait rarement vu auparavant. 
Le Salon conserve son caractère résolument international. Pas moins de 72 marques de 13 pays (Grande-Bretagne, États-Unis et Canada, France, Italie, Allemagne de l'Ouest et de l'Est, Suède, Pays-Bas, Tchécoslovaquie, Israël, Russie, Japon et Autriche) se disputent les faveurs des visiteurs du salon. Et le Salon de l'automobile de Londres serait inconcevable sans la présence traditionnelle des camping-cars, caravanes et accessoires.
Parmi les nouveautés, citons les modèles de milieu de gamme Ford Cortina, Vauxhall Viva, Sunbeam/Hillman Hunter, Singer Vogue et Triumph Vitesse (avec moteur deux litres), les versions sportives Sunbeam Imp et Chamois Sport, les coupés Triumph GT 6, les  Austin-Healey Sprite et MG Midget avec moteurs 1,3 litres, le nouveau cabriolet plus spacieux Aston-Martin Volante et le coupé Touring, la Reliant Scimitar GT avec le V6 de la Ford Zodiac, la Gilbern Genie (également avec le V6 de la Zodiac), la Rover 2000 avec transmission automatique, les Jaguar 420 et 420 G et Daimler Sovereign, les Jensen Interceptor et FF avec transmission intégrale, etc. 
Le principal producteur de l'industrie automobile anglaise reste la British Motor Corporation avec les marques Austin, Austin Healey, MG, Morris, Riley, Wolseley et Vandenplas Princess. L'attraction principale du stand BMC sont les deux petites voitures de sport, la MG Midget Mark III et l’Austin-Healey Sprite Mark IV, qui reçoivent un moteur de 1,3 litres à l place du 1,1 litres. Le nouveau moteur 1,3 litre a les mêmes dimensions que celui de la Mini Cooper S, mais il a subi de nombreuses modifications. Ainsi, la puissance est plus modeste avec 65 ch contre 75 sur la Cooper S. La capote est désormais installée en permanence à l'arrière (auparavant rétractable) et peut être rapidement fermée ou abaissée derrière les sièges.
Les deux versions de luxe de la BMC 850, la Riley Elf et la Wolseley Hornet, subissent une nouvelle mise à niveau. Elles diffèrent de leurs prédécesseurs par leurs charnières de porte encastrées. Les modifications apportées à l'intérieur, telles que les vitres descendantes, les bouches d'aération réglables sur le tableau de bord, les poignées sur les portes et les leviers de de vitesses centraux décalés vers l'arrière comme sur la Mini Cooper, soulignent leur touche luxueuse. 
Il est devenu tout sauf simple de connaître la désignation des voitures du groupe Rootes, qui est allié à la Chrysler Corporation depuis un certain temps. Alors qu'une séparation nette des produits des marques Hillman, Humber, Singer et Sunbeam avait été recherchée, Rootes a opté pour des variantes de noms pour des raisons de politique commerciale. Ainsi, la marque Sunbeam qui a toujours incarné des versions luxueuses et sportives des autres produits Rootes, est utilisée pour désigner les nouvelles Hunter et Vogue en Belgique, au Danemark, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, en Suède et en Suisse. Aux Etats-Unis, la Hunter apparaît sous le nom de Sunbeam Arrow. En Grande-Bretagne, elles conservent toutefois les dénominations Hillman Hunter et Singer Vogue. 
Comme toutes dernières nouveautés chez Rootes, le visiteur du salon trouvera deux versions rapides du la petite Imp à moteur arrière, à savoir la Sunbeam Imp Sport et la Singer Chamois Sport. La principale nouveauté est cependant la Hillman Hunter de milieu de gamme ou sa version luxueuse Singer Vogue avec un moteur de 1,7 litres. Les deux modèles partagent aussi la même carrosserie à cinq places. Les seules différences résident dans le dessin avant différent - Hunter avec phares circulaires, Vogue avec phares rectangulaires -et l'aménagement intérieur. Le moteur quatre cylindres de 1725 cm³ déjà connu a subi quelques améliorations parmi lesquelles une nouvelle culasse en aluminium, un nouveau système d'admission avec carburateur Zenith, un refroidissement amélioré et un carter d'huile à ailettes plus rigide. La suspension avant est fondamentalement modifiée, la version conventionnelle à ressorts hélicoïdaux étant remplacée par une McPherson avec jambes de force. 
Sur les Sunbeam Imp Sport et Singer Chamois Sport, l’augmentation de la puissance de 39 à 51 ch DIN est due à l'installation de deux carburateurs horizontaux Zenith-Stromberg et à une augmentation du régime à 6100 t/min. De plus, les freins à tambour utilisent un servo, la suspension a été renforcée, tout comme les arbres de transmission, tandis que des ressorts plus durs et des amortisseurs tiennent compte du potentiel de performance supérieur de ces deux petites voitures. La dimension sportive se retrouve aussi à l'intérieur. Les sièges avant avec dossiers réglables sont plus confortables, un manomètre d'huile, un ampèremètre, un indicateur de liquide de refroidissement et des essuie-glaces plus grands et mieux ajustés complètent l'équipement. La Sunbeam Imp Sport et la Singer Chamois Sport diffèrent par la fausse calandre avant au design différent, les moulures latérales ainsi que le tableau de bord revêtu de bois.
Notons que Rootes propose la Chrysler Valiant importée d'Australie, qui coûte environ 200 £ de moins que si elle était assemblée aux États-Unis.
Chez Ford, la situation est bien meilleure que chez BMC puisque l’usine de Dagenham travaille encore normalement. 
Pour le Salon de l'Auto, Ford présente la Cortina entièrement redessinée avec une carrosserie adaptée aux goûts modernes. Elle devrait être l'un des best-sellers anglais en 1967.
Une autre importante nouveauté provient de chez Vauxhall qui renouvelle entièrement la Viva. Elle se présente avec une carrosserie plus grande et plus élégante et est disponible en versions Viva, Viva de Luxe et SL. Vauxhall a apporté divers changements de détail aux autres modèles avec des calandres redessinées et des sièges plus confortables sur les Victor et VX 4/90. L'augmentation du taux de compression (9:1 au lieu de 8,5:1) a permis d'augmenter la puissance de 70 à 76 ch à la même vitesse de 4800 t/min.
Le coupé fastback Triumph GT 6 dérivé de la Spitfire attire par de nombreux visiteurs sportifs du salon. Comme la nouvelle Triumph Vitesse 2 Litre, la GT 6 dispose du moteur six cylindres 2 litres de 105 ch.
La principale innovation de la berline Triumph 2000 est le système de ventilation amélioré. A l’extérieur, le modèle 1967 se distingue par des éléments en caoutchouc dans les butoirs du pare-chocs.
La fusion de la British Motor Corporation avec Jaguar Cars Ltd. marque une étape supplémentaire dans les efforts de concentration de l'industrie automobile anglaise, qui vise à renforcer la lutte contre la concurrence américaine et européenne. La nouveauté dans la gamme est le modèle intermédiaire Jaguar 420 et son pendant Sovereign chez Daimler.
L'attraction principale du stand Rover, qui a pu augmenter sa production grâce au quota d'exportation élevé, est la version 2000 TC désormais également disponible sur le marché anglais. Grâce à la puissance augmentée de 91 à 110 ch DIN, cette confortable quatre places atteint une vitesse maximale d'environ 175 km/h. Pour les amateurs de transmissions automatiques, Rover propose désormais également la boîte automatique Borg Warner Type 35 pour le Type 2000, qui comprend un convertisseur de couple et une transmission planétaire à trois vitesses en aval. 
Les modèles Jensen Interceptor et Jensen FF à transmission intégrale adoptent de nouvelles formes très attrayantes réalisées par le carrossier italien Vignale. 
Une des véritables attractions du salon est la nouvelle Aston Martin DB S biplace, habillée d’une carrosserie marron. Ce coupé est doté du moteur Vantage 4 litres de 330 ch DIN et une vitesse maximale d'environ 265 km/h est spécifiée par l'usine.
La Volante décapotable quatre places se présente sous une forme rajeunie avec un empattement plus long, plus d'espace intérieur et un rebord d'aileron arrière.
La marque de voitures de sport AC Cars Ltd. est représentée à Earls Court avec la Cobra 289 et le cabriolet AC 428 à carrosserie Frua, lancée il y a un an.
Chez Lotus, parmi les innovations introduites pour 1967 figurent des sièges repensés avec une sellerie ventilée en similicuir et le système de ventilation « Aeroflow ».
Le coupé Marcos 1500 biplace avec carrosserie plastique attire l'attention des visiteurs. Au lieu du moteur Volvo 1,8 litres, la nouvelle version 1,5 litre utilise le moteur de 85 ch de la Cortina GT et sa boîte de vitesses à quatre rapports.
Sur le stand, Marcos présente aussi la Mini GT 850, précédemment présentée comme prototype, et vue en juin aux 24 heures du Mans. Sous sa carrosserie en plastique se cache le châssis de la BMC 850. Les moteurs sont soit le 850 de base ou les 997 et 1275 cm³ de la Cooper. 
La Gilbern Genie, construite par Gilbern Sports Cars, présente un nouveau design. Sa carrosserie en fibre de verre est légèrement plus longue et plus large que celle de la Gilbern GT. Si la GT utilisait le moteur MGB 1,8 litres, la Genie est équipée du V6 Ford de 2,5 litres ou, sur demande spéciale, de 3 litres. L’intérieur est raffiné avec un tableau de bord redessiné et des sièges plus confortables.
La société Crayford Auto Development Ltd. a fourni une version décapotable de la nouvelle Ford Cortina.
De son côté, le carrossier E. D. Abbott propose une version break de la nouvelle Ford Zephyr avec un moteur V6 2,5 litres, dont la large porte arrière est articulée vers le haut.

Jaguar 420

Pour l'année modèle 1967, le programme de production des marques Jaguar et Daimler, appartenant désormais à la British Motor Limited, est enrichi. Jaguar annonce un modèle supplémentaire de taille moyenne : la 420, basée sur la luxueuse berline Type S mais qui diffère par son moteur six cylindres 4,2 litres développant 245 ch et une face avant similaire à celle du modèle haut de gamme Mark 10. 



 



Jaguar 420 G

Par rapport à la Mark 10, la 420 G, lancée en octobre 1966, se distingue par une calandre redessinée avec une subdivision verticale et une fine bande de finition sur le côté long, des enjoliveurs plus élégants et une bande de garniture sur le long côté fixée aux clignotants avant. Les sièges révisés avec rembourrage en cuir perforé offrent désormais un meilleur soutien latéral. Aucun changement n'a été apporté au châssis ni au moteur 4,2 litres, équipé de trois carburateurs SU et délivrant 265 ch. Sur demande spéciale, la Jaguar 420 G peut être équipée d'une cloison avant. 
La production est arrêtée en juin 1970.

 

Daimler Sovereign

Apparue au Salon de Paris, en octobre 1966, la Daimler Sovereign est semblable à la Jaguar 420 mais bénéficie d'une finition améliorée et de la traditionnelle calandre cannelée. La Sovereign vient se positionner entre la V8 2.5-Litre et la Majestic Major. La Sovereign est la première Daimler à être équipée d'un moteur Jaguar. 





Singer Vogue

Exactement deux semaines après la présentation de la Hillman Hunter, le groupe Rootes annonce une version de luxe du même modèle sous la forme de la Singer Vogue. 
Si la différence extérieure avec la Hunter se limite à l'avant doté de phares rectangulaires et le motif central de la calandre, la touche luxueuse de la Vogue se retrouve principalement à l'intérieur. Les sièges et les panneaux de porte sont recouverts du nouveau Amblair en plastique respirant, qui reste frais même par temps chaud.  La console centrale comprend des cendriers pour les passagers avant et arrière et, dans le cas des voitures équipées de transmission automatique, aussi le levier de présélection. Le tableau de bord qui, contrairement au modèle Hunter, possède des cadrans circulaires, présente un placage en noyer, tout comme les rebords de fenêtres et la console. Parmi les autres caractéristiques distinctives figurent la boîte à gants éclairée, les porte-manteaux, le briquet et les accoudoirs à l'arrière et à l'avant droit. 
En avril 1967, le break Vogue reçoit à son tour la nouvelle carrosserie.










 

Ford Cortina Mk II

Moins de six mois après avoir renouvelé ses grands modèles Zephyr et Zodiac, la filiale anglaise de Ford lance une nouvelle édition de son modèle intermédiaire, la Cortina. La Cortina redessinée diffère de sa prédécesseure à succès, dont pas moins d'un million d'unités ont été livrées en quatre ans, par une carrosserie plus élégante avec de grandes vitres et des surfaces latérales courbées, des dimensions intérieures plus grandes et une sécurité accrue pour les passagers. 
La nouvelle Cortina combine harmonieusement l'accent anglais avec le style américain de Ford. Le nouveau modèle avec deux ou quatre portes présente des similitudes indéniables avec la Mustang avec un capot long et un arrière relativement court.
L’avant se caractérise par une large calandre intégrant les phares et les clignotants. L'arrière est équipé de feux arrière disposés horizontalement qui s'étendent vers la paroi latérale. Les flancs présentent une ceinture de caisse légèrement ascendante vers l'arrière.
La nouvelle Cortina est plus spacieuse. Avec pratiquement la même longueur de 427 cm, mais une largeur totale augmentée de 159 à 165 cm, l'espace d'épaule à l'arrière et à l'avant pourrait être augmenté de plus de 5 cm. Plus d'espace est également disponible pour les jambes et le coffre à bagages a été agrandi. Malgré la réduction de hauteur, la surface vitrée a été considérablement augmentée grâce à la ceinture de caisse abaissée, qui donne au pavillon un aspect particulièrement léger.
La priorité a aussi été mise sur la sécurité durant le développement. La carrosserie autoportante avec une partie avant déformable, un compartiment passagers rigide et les serrures de porte (arrière avec verrou enfant) supportant une charge d'environ 1130 kg en cas de collision de véhicule correspondent à la norme établie par l'American General Services Administration. Parmi les autres équipements de sécurité figurent le moyeu de volant encastré, le rembourrage protecteur sur le tableau de bord et les pare-soleils, des essuie-glaces bien adaptés même à grande vitesse (avec lave-glaces sur la GT), des rétroviseurs intérieurs qui se détachent du support en cas d'impact, des ancrages avant pour les ceintures de sécurité, etc.
Ford a également accordé une grande attention au confort dans la nouvelle Cortina. Les sièges avant sont rembourrés en mousse (banquette sur demande) et garantissent un bon soutien latéral. Le système de chauffage et de ventilation « Aeroflow » a également été amélioré en termes d'efficacité : il est désormais destiné à permettre de renouveler complètement l'air à l'intérieur de la voiture en 34 secondes et aussi à retirer plus rapidement la condensation sur les vitres latérales et de la lunette arrière. 
Le modèle GT, plus luxueux, diffère des versions plus simples Deluxe et Super en termes d'équipement. En plus d'un compteur de vitesse avec compteur de jour, des indicateurs de niveau et de température de carburant, des voyants pour dynamo, phares, pression d'huile et clignotants, la GT dispose également d'un indicateur de régime et d'un ampèremètre.
Pour améliorer les performances, le moteur quatre cylindres de 1,2 litres est remplacé par un nouveau 1,3 litre développant 58,5 ch SAE à 5000 tr/min (54 ch SAE pour le 1,2 litre précédent). Son vilebrequin possède cinq paliers pour une plus grande fluidité. Les versions 1,5 litres sont pratiquement inchangées. 
Selon l'usine, la Cortina Deluxe, équipée du nouveau moteur 1,3 litre, atteint une vitesse maximale de 128 km/h et accélère de 0 à 96 km/h en 21,5 secondes. Les variantes 1,5 litre, la Cortina Super avec un seul carburateur et la Cortina GT avec double carburateur Weber, délivrent respectivement 66 ch SAE à 4750 tr/min et 84,5 ch SAE à 5200 tr/min. Ford indique une vitesse maximale de 131 km/h pour la Super avec un moteur 1,5 litre, également disponible sur demande spéciale pour la Deluxe, et une vitesse maximale de plus de 144 km/h pour la GT.
Comme tous les modèles Ford anglais, la nouvelle Cortina utilise également la suspension McPherson avec tube de guidage vertical et triangles inférieures pour les roues avant. Les roues motrices sont guidées sur un essieu rigide soutenu par des ressorts semi-elliptiques. La version GT dispose de jambes de poussée permettant un guidage plus précis des roues et contrebalancent la déflexion des ressorts lors de l'accélération. 


 

Ford Executive

En octobre 1966, Ford annonce une version de luxe de son grand modèle Zodiac Mk. IV, qui porte la désignation « Executive ». De série, elle est dotée d'une boîte automatique (manuelle en option), d’une direction assistée « Hydrosteer », de sièges avant couchette, d’une console centrale pouvant accueillir de petits ustensiles, d’une moquette à poils profonds, d'un tableau de bord garni de ronce de noyer, de ceintures de sécurité à l'avant, d'une radio et d'une instrumentation complète. Extérieurement, l’Executive ne se distingue que par des emblèmes supplémentaires, une bande chromée sur le seuil des portes, des phares antibrouillard, des rétroviseurs extérieurs et un toit coulissant à manivelle. L’Executive est disponible en 12 finitions extérieures différentes (dont quatre sont métallisées).

 

Ford Cortina

Dix mois après la Taunus, c'est sa cousine britannique, la Cortina, qui reçoit la nouvelle carrosserie. Désormais les Taunus et Cortina sont identiques extérieurement et ne peuvent plus être distinguées que par leur nom. Pour la Cortina, la gamme des moteurs proposée comprend le 1.3 litres de 50 ch, le 1.6 litres de 59 ou 72 ch et le 2 litres de 98 ch. Les niveaux de finition sont au nombre de cinq : de base, L, S, GL et Ghia. Les carrosseries disponibles sont, comme pour la Taunus, les berlines deux ou quatre portes te le break cinq portes. 



Opel Rallye Kadett

En octobre 1966, Opel présente une exécution sportive du coupé Kadett, baptisée Rallye. Ce lancement fait suite aux bons résultats obtenus par un coupé Kadett au Rallye Monte-Carlo en début d'année (15ème). Le coupé Rallye Kadett est équipé du moteur 1100 SR (60 ch) alimenté par deux carburateurs Solex. Son équipement comprend des jantes larges et des pneus radiaux, des freins à disque à l'avant avec double circuit et servo. Extérieurement, elle se distingue par des doubles bandes noires sur les flancs, les creux du capot et les bas de caisse également peints en noir et deux phares additionnels. A partir d'août 1967, la Rallye Kadett peut également recevoir le moteur 1900 S (90 ch) de la Rekord.




Volvo 264 TE

La Volvo 264 TE, pour Top Executive, se distingue de la 264 GL par un empattement allongé de 70 cm.  . Ce modèle va être produit en petite série comme limousine de représentation. La transformation sera assurée en Italie dans les ateliers de Bertone. L'aménagement intérieur, luxueux, comprend une sellerie en cuir ou en velours, des garnitures en bois, la climatisation et des vitres électriques.

De 1976 à 1984, seulement 335 Volvo 264 TE ont été produites. Bertone a assurer leur fabrication au début avant que celle-ci ne soit ensuite transférée vers l'atelier suédois de Yngve Nilsson.



Aston Martin Lagonda

Le 12 octobre 1976, les propriétaires nord-américains d'Aston Martin présentent une nouvelle berline Lagonda. Avec ce modèle, ils espèrent sauver la marque et concurrencer Rolls Royce et Maserati sur le marché de la berline de prestige. La Lagonda présentée à ce moment-là puis au Salon de Londres est encore incomplète mais on annonce qu'elle disposera d'un ordinateur de bord et de commandes digitales. L'année 1977 va être consacrée à son développement et notamment de toute la partie électronique qui pose de sérieux soucis. Il faudra attendre la reprise du développement de l'électronique par la société Javelina Corporation, spécialisée dans le développement d'instruments pour avions, pour qu'elle soit au point. La commercialisation de la Lagonda ne débute donc que dans le courant de l'année 1978. Hormis son équipement électronique, la Lagonda est également futuriste par son style avec une carrosserie en aluminium aux lignes basse et rectilignes. l'aménagement intérieur est traité avec tout le luxe qui s'impose avec notamment une sellerie du meilleur cuir.


Salon de Paris 1976

Le Salon de l'automobile de Paris 1976 est plus sobre que les précédentes éditions tenues à la Porte de Versailles. Le « plan Barre », destiné à lutter contre l'inflation galopante, occupe manifestement le milieu de l’automobile française. Le nouveau Premier ministre attaque clairement l'ensemble du secteur du transport motorisé. L'avenir du propriétaire de véhicule n'est donc pas très prometteur, mais aussi celui de l'industrie automobile et de ses concessionnaires. Le budget des automobilistes va de nouveau être mis à rude épreuve par la vignette, qui augmentera à partir du 1er décembre, ainsi que par l'augmentation des prix des carburants. Ces mesures auront certainement un effet néfaste tant sur les ventes que sur la production automobile.
 
A Paris, Ferrari propose deux nouveaux modèles, la 400 automatique 2+2 places et le coupé à moteur central BB 512, évolutions des 3.65 GT/4 2+2 et 365 GT/4 BB.
Les nouvelles Skoda 105 et 120 plus spacieuses et plus puissantes sont présentées pour la première fois au public occidental.
 
L’originale Bertone « Navajo » réalisée sur un châssis modifié de l'Alfa Romeo 33 attira la foule de visiteurs qui n'avaient pas encore vu cette voiture, présentée pour la première fois au Salon de Genève en mars. Parmi les autres réalisations des stylistes, citons aussi la Medici dérivée de la Maserati Indy. Par rapport à la première version de ce prototype vue à Turin en 1974, le capot est moins incliné. Bar, télévision, radio, téléphone et deux sièges rabattables soulignent la touche luxueuse de cette limousine élégante. Chez General Motors, le véhicule expérimental rouge vif « Banshee » attire les regards. Dérivé de la Pontiac Firebird, il se caractérise par des pare-chocs en forme de coin en mousse d'uréthane, intégrés à la carrosserie, ainsi que des vitres latérales dans lesquelles de petits éléments électriques sont intégrés, assurant une faible résistance à l'air et une plus grande douceur. Des carrossiers français les plus réputés, seul subsiste Chapron. Cette année, en plus d'une Peugeot 104 Coupé avec une banquette arrière montée transversalement, il présente une Peugeot 604 avec un intérieur fortement révisé équipé d’un bar, d’un téléphone et d’un bureau pliant. Le couturier Cacharel a fait découper la Renault 5 par le designer Maurice Calka pour en faire une charmante décapotable.
La carrosserie Marland-Vitrex surprend avec son tout nouveau roadster « Jorgia », dont la structure rappelle les voitures des années 1930. Elle dissimule la mécanique familière de la Citroën Dyane. Du même constructeur, nous découvrons la nouvelle voiture de ville à trois roues « Ribud » avec deux sièges, une carrosserie en plastique, un moteur 2 temps de 47 cm³ et une vitesse maximale de 45 km/h.

L'attraction principale chez Citroën est sans aucun doute la LN 3 portes, issue de l'alliance Citroën-Peugeot. Avec cette petite voiture particulièrement compacte, d'une longueur de seulement 338 cm, Citroën dispose désormais aussi d'un modèle extrêmement adapté à la ville. Pour la première fois, l'entreprise, réputée pour sa technologie avant-gardiste, reprend des composants d'une marque étrangère. La carrosserie avec hayon pratique ainsi que le châssis proviennent de la Peugeot 104 Coupé. Cependant, la transmission sous la forme du moteur boxer bicylindre refroidi par air de 602 cm³ de 32 ch correspond à celle des modèles Dyane 6 et Ami 8. Grâce à la refonte de l'avant avec phares ronds et à l'emblème typique de la marque, la nouvelle LN se présente néanmoins comme un produit indépendant. Par ailleurs, les modèles CX 2200 sont remplacés par les CX 2400 avec une cylindrée plus grande. Le moteur quatre cylindres de 2347 cm³, issu de l'ancienne DS 23, est identique à celui de la CX Prestige. Il développe 115 ch au lieu de 110 ch et, surtout, affiche une courbe de couple plus favorable. Dans toutes les versions CX, des angles d'ouverture plus grands facilitent l'accès à l'intérieur. 

Sur le stand Renault, la 14, lancée au printemps, est l'attraction principale pour les visiteurs du salon. Avec ce modèle compact à quatre portes, Renault enrichit sa gamme de la classe moyenne inférieure. Le moteur quatre cylindres 1,2 litre provient de l'usine de moteurs de Douvrin, exploitée conjointement par Renault et Peugeot. La gamme Renault extrêmement étendue, qui comprend les séries 4, 5, 6, 12, 16, 15, 17 et 20/30, a subi de nombreux changements de détail et retouches pour l'année modèle 1977, visant à offrir une présentation plus agréable, un confort accru, une sécurité accrue et un entretien simplifié. L’ Alpine A 310 est désormais propulsée par le V6 PRV de 150 ch et bénéficie de quelques retouches esthétiques. 

Peugeot ne peut plus ignorer la tendance de plus en plus évidente pour les voitures pratiques avec hayon arrière. Alors que les deux versions coupé 104 ZL et ZS ne présentent pas de changements significatifs, Peugeot lance désormais également la berline quatre portes 104 avec un hayon s’ouvrant jusqu'au pare-chocs. La grande lunette arrière améliore la vue arrière. En plus du modèle GL de base avec un moteur transversal de 954 cm³, la gamme comprend désormais les versions GL 6 et SL avec un moteur quatre cylindres de 1124 cm³ développant 57 ch au lieu de 44,5 ch. Tandis que la 204 se retire, la 304, disponible en neuf versions, reçoit un tableau de bord et un levier de vitesses manuels redessinés. La nouvelle variante diesel 304 GLD adopte le moteur 1,3 litre de 45 ch de l’ancienne 204 D. La berline 504 TI avec moteur à injection est équipée de la direction assistée de série. Les versions Familiale et Break GL sont désormais également disponibles avec des essuie-glaces arrière. Sur le modèle 504 GLD, le moteur 2,1 litres est remplacé par le 2,3 litres XD2 développant 70 ch à 4500 t/min.

Chez Chrysler France, la petite Simca 1000 se présente avec d’importantes retouches stylistiques. Le visiteur remarque immédiatement la façade redessinée avec des phares rectangulaires et une calandre noire mat. La Simca 1000, qui a été produite en plus de 1,8 million d'unités à ce jour, est disponible en quatre versions : la 1005 LS avec une cylindrée de 944 cm³, la 1006 GLS avec un moteur de 1118 cm³ et des équipements plus luxueux, et les sportives Rallye 1 et Rallye 2 avec des moteurs 1,3 litre de 60 et 86 ch respectivement. Sur la série 1100 avec les versions LE, LX, GLX, ES et TI, les ceintures à enrouler et les appuie-têtes avant ainsi que le chauffage de la lunette arrière font désormais partie de l'équipement de série. Un pare-brise en verre laminé (de série pour la 1100 TI) est disponible en option. Les Chrysler-Simca 2 litres Automatique et 1610 avec un moteur 1,8 litre — le modèle 160 est abandonné — reçoivent un nouvel intérieur et un système d'allumage à transistors facile d'entretien. Sur la Matra-Simca Bagheera, les sections avant et arrière sont redessinées avec des pare-chocs intégrés tandis que les grandes surfaces vitrées et les nouvelles jantes de roue sont frappantes.

Parmi les dernières nouveautés étrangères présentes au Salon de Paris, il y a la petite Ford Fiesta à traction avant, la VW Golf GTI, qui dégage une puissance particulièrement énergique de 110 ch, mais surtout la VW Golf Diesel avec un moteur 1,5 litre. Les conducteurs paresseux s'intéressent à la Volvo 343 avec transmission Variomatic. Les principales attractions venues de l'Extrême-Orient sont la compacte Honda Accord avec un design fastback et la traction avant, ainsi que la nouvelle version de carrosserie Liftback de la Toyota Corolla.

Les nouvelles grandes voitures de luxe venues de l'étranger attirent aussi les visiteurs dans les allées du salon, telle la « petite » Mercedes 200/280, le coupé BMW 630 CS/633 CSi, les berline et coupé Lancia Gamma, l'élégante Audi 100 comme nouveau fleuron du groupe VW, la très jolie Alfasud Sprint coupé d'Alfa Romeo, mais aussi la nouvelle Princess de British Leyland avec une forme en coin accentuée et les nombreuses voitures américaines de l'année modèle 1977. En revanche, la toute nouvelle Rover 3500 est absente du salon et il faudra attendre l’année prochaine pour la voir à Paris. 

Renault 5 Cacharelle



Ferrari BB 512

Au Salon de Paris 1976, Ferrari dévoile une évolution de son modèle le plus rapide et le plus cher, la BB. L'alésage du 12 cylindres à plat passe de 81 à 82 mm, et la course de 71 à 78 mm, ce qui donne une cylindrée de 4942 cm³, soit près de cinq litres. La désignation "BB 512" ne correspond pas à la capacité de chaque cylindre mais signifie : moteur 5 litres, 12 cylindres ; BB signifie toujours Berlinetta Boxer.
Bien que le taux de compression soit augmenté de 8,8:1 à 9,2:1, la Ferrari BB voit sa puissance légèrement diminuer passant de 380 ch DIN à 7200 t/min à 360 ch. Cette puissance est toutefois déjà disponible à 400 t/min en dessous. La longueur totale a augmenté de 6 cm, et grâce à l'utilisation de pneus plus larges à l'arrière (225/70 VR15), la largeur a également augmenté de 8 cm. A l'avant, la BB 512 est équipé de pneus de taille 215/70 VR 15, tout comme sa devancière. Un nouvel aileron avant est ajouté et a pour mission de réduire l'appui aérodynamique de l'avant de la voiture à grande vitesse. Deux ouvertures d'admission d'air sont placées devant les découpes des roues arrière et servent à refroidir les freins arrière très sollicités. Des radiateurs supplémentaires sont également destinés à améliorer l'alimentation en refroidissement du compartiment moteur. Les performances du coupé à moteur central, qui pèse environ 1400 kg, devraient rester inchangées avec une vitesse maximale indiquée par le constructeur de 302 km/h.




Ferrari 400

Au Salon de Paris, en octobre 1976, Ferrari présente un nouveau coupé 2+2 à hautes performances qui est le premier modèle de la marque à être équipé d'une boîte automatique ! La 400 automatique remplace la 365 GT/4 2+2 dont la production est arrêtée. Elle en diffère non seulement par sa transmission mais aussi par le moteur dont la cylindrée passe de 4390 à 4823 cm³ en augmentant la course de 71 à 78 mm (alésage inchangé de 81 mm). La puissance maximale reste identique à 340 ch DIN mais cependant, elle est déjà disponible à 6500 t/min au lieu de 6800 t/min sur le 4,4 litres. Les mesures de désintoxication des gaz d'échappement « consomment » en fait une partie de la puissance. La boîte automatique provient de chez General Motors. Il s'agit de la Turbo Hydra Matic à trois rapports. Le coupé Ferrari voit ses performances légèrement réduite à cause de la boîte automatique, avec une vitesse maximale annoncée de 245 km/h au lieu de 250 km/h. D'autres éléments distinguent la 400 de la 365 GT/4 2+2. Le bouclier avant est doté d'un aileron qui permet d'améliorer l'apport d'air frais dans le compartiment moteur. Des phares antibrouillard sont désormais intégrés à l'avant et sur le panneau arrière, il n'y a plus que quatre feux au lieu de six. Le rétroviseur extérieur côté conducteur peut être réglé électriquement depuis l'intérieur. Les sièges avant et arrière ont également été repensés. Pour faciliter l'entrée et la sortie des passagers arrière, les fauteuils avant avancent légèrement lorsque leur dossier est rabattu vers l'avant. Les panneaux intérieurs des portes, le tableau de bord et la console centrale, d'où ressort le levier de sélecteur automatique, ont également été modernisés. 




Opel séries spéciales

A l'automne 1976, Opel propose de nouveaux modèles spéciaux. 
La Kadett City est disponible dans une version J.  L'équipement comprend de série des appuie-têtes, des ceintures de sécurité à enrouleur, des phares H4 et un pare-brise en verre laminé. Le moteur est le 1,2 litre à essence normale de 52 ch DIN. Extérieurement, la Kadett City J se distingue par des rétroviseurs extérieurs, des pare-chocs, des encadrements de vitres et une calandre noirs mats. Une décoration latérale à plusieurs rayures noires est conçue pour séduire les jeunes acheteurs.
La Commodore 2500 CL est proposée à un prix inférieur à celui du modèle de base. Elle reçoit une boîte manuelle à quatre vitesses, des rétroviseurs extérieurs ajustables depuis l'intérieur, des sièges inclinables avec appuie-tête réglables, la direction assistée, un toit en vinyle et des jantes GS avec pneus à ceinture en acier de taille 175 HR 14. Le pare-brise en verre stratifié est de série. Moyennant un supplément, la 2500 CL peut également être équipée d'une boîte automatique à trois vitesses.
La série Euro-Kadett, proposée sur les berlines 2 ou 4 portes, City et Caravan, comprend un système de nettoyage des phares, des phares à faisceau halogène, des jantes et un volant sport, ainsi qu'un bouchon de remplissage de carburant verrouillable. 
A l'occasion de la sortie de la millionième Rekord de l'actuelle génération, Opel lance deux versions spéciales sous le nom de Millionaire : la berline 4 portes et le break Caravan, tous deux équipés du moteur 2 litres de 100 ch. L'équipement supplémentaire comprend un essuie-glace de phares, des phares halogènes supplémentaires, un rétroviseur extérieur ajustable de l'intérieur, un bouchon de carburant verrouillable, des poches de rangement sur les portes avant et, pour la berline, un toit en vinyle ainsi qu'un déverrouillage électrique du coffre depuis l'intérieur. La break Caravan est équipée d'un lave-glace de lunette arrière et d'un contrôle manuel de niveau. Une boîte automatique est disponible pour les deux modèles moyennant un supplément.






Salon de Paris 1966

Du jeudi 6 au dimanche 16 octobre 1966 se tient le 53ème Salon international de l'automobile au Parc des Expositions à la Porte de Versailles à Paris. Les deux plus grandes attractions de ce premier salon d’automne viennent d’Italie. 

Juste en face du hall d'entrée, les visiteurs découvrent le véhicule expérimental Ferrari 365 P Berlinetta Speciale créé par Pininfarina. Il s'agit d'un coupé avec un moteur V12 monté au centre d'une cylindrée de 4,4 litres. La ligne très élégante et aérodynamique avec la lunette arrière courbée vers l'intérieur rappelle quelque peu la Pininfarina Dino. Les roues, en étoile à cinq branches, proviennent de la Ferrari de Formule 1. La caractéristique principale de cette voiture est cependant la disposition des trois sièges alignés côte à côte avec le siège du conducteur légèrement avancé au centre. 

La deuxième grande attraction est signée OSI qui a conçu un original coupé sur base de l’Alfa Romeo Giulia 1600. Pour pénétrer dans l’habitacle, toute la section centrale de la carrosserie, comprenant les vitres avant et latérales formées d'une seule pièce, s’ouvre vers l’avant. Le moteur Giulia à quatre carburateurs est installé transversalement à l'arrière, et la puissance est transmise au différentiel via une chaîne. La carrosserie est haute de seulement 1014 mm. Le dessin des roues en magnésium rappelle celui des Chaparral de compétition.

De nombreuses nouvelles voitures de l'année modèle 1967 sont visibles par le public pour la première fois à Paris. Parmi les nouvelles créations nationales, il convient de mentionner en premier lieu les versions coupé et décapotable de la Peugeot 204.

Depuis quelques années, les constructeurs préfèrent dévoiler leurs nouveaux modèles avant le début des salons d'automne, plutôt que d'utiliser ces grands salons automobiles pour la première présentation. En conséquence, les salons ont probablement perdu une partie de leur attraction en matière de surprises. C'est le cas à Paris où les dernières innovations de l'industrie automobile ont déjà depuis quelques semaines été annoncées par la presse. La Simca 1301/1501, voire la nouvelle Opel Rekord et la nouvelle Ford Taunus 12M/15M circulent déjà en rue.

Passons d’abord en revue les stands des constructeurs français.

Renault. Il n’y a plus qu’une seule version de la Renault Dauphine, autrefois modèle principal de sa marque, au catalogue, à savoir la version Gordini. Celle-ci, ainsi que la Renault 8 n'ont pratiquement pas subi de modifications. La Renault 8 Gordini 1300 doit également entrer en production en série. 5000 unités doivent être produites. L'objectif de la direction Renault est de rivaliser avec la BMC Cooper S dans les voitures de tourisme de série jusqu'à 1300 cm³. Le moteur, équipé de deux doubles carburateurs Weber, développe 103 ch SAE avec un taux de compression de 10,5:1. La vitesse maximale en cinquième vitesse devrait être d'environ 180 km/h. Il y a également très peu d'innovations sur la Renault 10 et la Caravelle. Les changements les plus significatifs dans la gamme Renault ont sans aucun doute été apportés à la 16. Elle reçoit un nouveau système de chauffage. Il comprend deux éléments chauffants distincts, qui permettent une régulation individuelle de la température à la fois pour la partie inférieure de l'intérieur de la voiture et pour l'intérieur au niveau des vitres. Sans aucun doute, cette innovation contribue également à une sécurité accrue. Depuis l'arrivée de la Renault 16 sur le marché français, elle a connu une multitude d'améliorations. Parmi les changements les plus récents, la chose la plus frappante est le tableau de bord plus attrayant. 
Sur la Renault 4, les freins sont plus avec une augmentation de la surface de freinage de 216 à 288 cm². De plus, la 4 dispose désormais d'une suspension révisée et de nouveaux sièges plus luxueux.

Citroën. Sur le stand Citroën, une 2 CV blanche attire les regards, illustrant sa polyvalence avec une audacieuse multitude de produits à transporter. Les innovations les plus significatives de la marque concernent les modèles ID et DS. De l'huile minérale est désormais ajoutée au système hydraulique, qui promet une durée de vie plus longue pour tous les organes de ce système. L’ID 19 a également été équipée d'une nouvelle unité de transmission. Elle dispose d'un vilebrequin à cinq paliers, d'une cylindrée portée à 1985 cm³ (comme sur la DS) et d'une puissance légèrement supérieure de 84 ch. Des sièges avant réglables en hauteur et un chauffage spécial appelé « grand froid » sont désormais disponibles en option. De plus, de nouvelles couleurs de carrosserie sont proposées. Les nouveautés de l'Ami 6 sont une isolation acoustique améliorée, un tableau de bord revu et une grille de calandre légèrement modifiée. 
Le 2 CV pourra désormais recevoir des sièges avant séparés sur demande.

Panhard. Les modèles 24 CT, 24 BT et 24 B sont toujours en construction. Certains sont disponibles dans de nouvelles couleurs.

Peugeot. Les nouveaux coupés et cabriolets Peugeot 204 sont les vedettes du stand. Le Coupé et le Cabriolet 204 diffèrent de la berline quatre portes par leur empattement plus court et leur longueur totale réduite (374 au lieu de 399 cm). Ils disposent également d'instruments ronds sportifs et d'une boîte à gants verrouillable. Cependant, le moteur et la transmission sont été repris sans changement par rapport au modèle de base.
La berline 204 reçoit des feux arrière agrandis. La version « Grand Luxe » dispose désormais de sièges inclinables de série.
Sur la berline 404, la puissance du moteur dans la version à carburateur est passée de 76 à 80 ch SAE. Les éléments de suspension ont été complétés par deux stabilisateurs de torsion. Le tableau de bord a été entièrement révisé et dispose d'instruments ronds parfaitement lisibles. La roue de secours a été déplacée sous le plancher de la voiture, rendant le coffre encore plus volumineux. Le réservoir d'essence peut désormais contenir 55 (auparavant 50) litres.
Les coupés et cabriolets 404 reçoivent un nouveau visage. Il comprend deux phares rectangulaires à iode. Les barres horizontales sont plus fines. 
Notons l'arrêt de la production de la Peugeot 403.

Simca. Les modèles 1301 et 1501 se présentent avec un porte-à-faux arrière et avant qui a été allongé de 20 cm par rapport aux modèles précédents. Le tableau de bord a également été modifié (contrairement à la Peugeot 404, il est passé d'un instrument rond à un compteur de vitesse horizontal) et le système de chauffage et ventilation a été repensé. Le modèle 1501 est également disponible avec une transmission automatique Borg-Warner.

Alpine. Les Alpine sont toujours construites en trois versions de carrosserie : un coupé biplace profilé « Tour de France », un coupé quatre places « GT 4 » et un cabriolet biplace. Des moteurs Renault de 1108, 1149, 1255 et 1296 cm³ sont installés sur celles-ci, avec des puissances variant entre 66 et 120 ch SAE. Récemment, une version équipée du moteur 1,5 litres de la Renault 16 (90 ch SAE) a complété la gamme. Les Alpine sont désormais également disponibles avec des phares à iode intégrés à l'avant. 

Sovam. Cinq unités de ce modèle original sont produites chaque semaine avec des moteurs Renault légèrement améliorés de 850 ou 1100 cm³ de cylindrée et la traction avant. Le modèle haut de gamme 1300 Super atteint une vitesse maximale de 220 km/h. 

Matra. Chez Matra, les modèles Jet 5 et Jet 5 S (anciennement orthographiés « Djet ») ont été rejoints par une nouvelle version Jet 6. Elle se distingue des deux autres versions par son moteur Renault de 1255 cm³ (au lieu de 1108) et sa puissance portée à 105 ch. La vitesse maximale de ce modèle est de 210 km/h. 

CG. Cette nouvelle marque fait sa première apparition au Salon de l'automobile de Paris. Elle est une création de la carrosserie Chappe Frères et Gessalin. Le Spider CG 1000 biplace a une carrosserie en plastique et les moteurs proviennent du coupé Simca 1000.

Plusieurs nouveaux modèles étrangers peuvent être vus pour la première fois au Salon de Paris. Pour le marché automobile français, les modèles provenant des pays partenaires de la CEE — l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas — sont particulièrement importants. Ainsi, en plus des modèles nationaux, les acheteurs intéressés montrent de l’intérêt non seulement sur les modèles nationaux amis aussi pour la nouvelle Opel Rekord, les Ford Taunus 12M et 15M, la Fiat 124 et la Daf 44. 
Les petits modèles Taunus 12M (désormais avec un moteur de 1,3 litre) et 15M rappellent sans équivoque la Mustang grâce à leur long capot (malgré les moteurs V4 !) et une partie arrière relativement courte. 
La nouvelle série Opel Rekord attire également beaucoup d'attention. Les lignes aux vitres latérales plus hautes sont bien plus attrayantes que celles des modèles précédents. La version coupé, très admirée, se présente comme une petite Oldsmobile Toronado. Opel présente également une version rallye du coupé Kadett. Elle délivre 60 (au lieu de 55) ch DIN et atteint une vitesse maximale de 148 km/h. Le véhicule présente de nombreuses améliorations techniques.
La dernière-née d'Alfa Romeo, la Giulia GT 1300 Junior a été lancée au début du salon. Elle se distingue de ses sœurs plus chères GT, GTC, GTV et GTA, équipées de moteurs 1600 cm³, par une face avant différente et un intérieur légèrement simplifié. Les performances de la Junior sont de 103 ch SAE, et la vitesse maximale de 170 km/h. 
Sur le stand Ferrari sont exposées la 275 GTB 4 (= quatre arbres à cames), qui a à peine changé extérieurement, ainsi que la nouvelle 330 GTS Spider deux places. Lamborghini présente la Miura P400 dans sa version définitive. 
La dernière création importante de l’industrie automobile britannique peut déjà être vue à Paris (avant Londres) : la Sunbeam Hunter. Un accord de distribution existe en France entre Rootes et Simca, tous deux sous l'égide de Chrysler, qui concerne principalement les petits modèles à moteur arrière Hillman et Sunbeam ainsi que les voitures de sport Sunbeam Alpine et la Humber Super Snipe.
La nouvelle petite Vauxhall Viva avec une carrosserie plus grande et plus élégante, notamment dans sa version SL, est également déjà visible à Paris. 
Chez Triumph, la GT 6 célèbre sa première apparition en salon. Le coupé fastback est proposé en France au même prix que la TR 4 A et le modèle quatre portes de 2000. Le moteur deux litres de la GT 6 développe 105 ch SAE et est désormais également installé sur le modèle Vitesse 6.
La gamme élargie de modèles d'Aston Martin est également exposée. Le très élégant coupé du carrossier italien Touring est particulièrement impressionnant. 
La décapotable AC 428, parent luxueux de la Cobra avec un moteur V8 Ford 7 litres, peut être vue pour la première fois à Paris.
La BMC, Ford et Rover (le modèle 2000 est désormais disponible en version automatique) ainsi que de nombreux autres constructeurs automobiles britanniques sont représentés à Paris mais sans innovations remarquables.
La nouvelle Volvo 144 est l'une des attractions du salon 1966 pour le public, malgré son prix élevé en France. Au stand Saab est exposée la nouvelle version dotée d'un moteur Ford V4 beaucoup plus puissant.
La Daf 44, évolution de la Daffodil entièrement automatique, attire également beaucoup d'attention. La carrosserie conçue par G. Michelotti et le moteur plus puissant (844 cm³ et 34 ch) permettent à cette voiture de répondre même aux exigences les plus élevées. 
 Les derniers modèles en provenance de l'URSS (Moskvitch Scaldia 1300), d'Allemagne de l'Est (Wartburg), de Tchécoslovaquie (Skoda) et d'Autriche (Steyr-Puch) sont également présents au Salon de Paris. 
Traditionnellement, les modèles américains du nouveau millésime, qui ont été lancés entre août et octobre, sont présentés pour la première fois au Salon de l'automobile de Paris. Au-delà des changements techniques et, surtout, stylistiques, l'industrie automobile américaine présente également cette année de véritables innovations. Parmi elles, l'anti-Mustang de General Motors, la Chevrolet Camaro, est la première et principale à mentionner. Ses lignes sportives sont élégantes et sobres. En revanche, la Cadillac Eldorado à traction avant est présentée dans un style plutôt extravagant. Tout en conservant les éléments traditionnels des Cadillac, les stylistes ont réussi à donner à ce véhicule de prestige un caractère très personnel.
Chez Ford, bien sûr, la Mk II lauréate des 24 heures du Mans est entourée d’une foule constante de visiteurs. La véritable nouveauté est la Mercury Cougar, grande sœur de la Mustang. Le capot long et l'arrière relativement court sont également des caractéristiques de design typiques de celle-ci. 
La Plymouth Valiant est là avec une carrosserie redessinée. La Rebel de Rambler (American Motors), qui est succède au modèle Classic, est vendue en France sous le nom de Renault Rambler.

Hillman Hunter

En octobre 1966, au Salon de Paris, le groupe Rootes (Chrysler UK) présente une nouvelle berline Hillman Hunter aux lignes plus modernes qui succède à la Super Minx. La Hunter fait partie de la série Arrow qui sera déclinée dans les différentes marques du groupe. Le moteur est le 1.7 litres (74 ch) de la génération précédente. Il est incliné de 15° afin de permettre un ligne plus plongeante du capot. L'overdrive ou la boîte automatique sont en option.
Le break est annoncé en avril 1967. En octobre 1967, la Hunter reçoit des phares rectangulaires à l'avant pour la distinguer de la nouvelle Minx. En 1969, la Hunter reçoit un servofrein. Pour 1971, la calandre est retouchée et différente selon les niveaux de finition : Deluxe, Super, GL et GT. Cette dernière, qui apparaissait comme un modèle distinct est maintenant intégrée dans la gamme Hunter. Le modèle Deluxe reçoit le moteur 1.5 litres (54 ch) de la Minx qui est supprimée. Le moteur 1.7 litres équipe les autres versions et développe 61, 67 ou, sur la GT à deux carburateurs; 79 ch.
Le modèle 1972 reçoit un nouveau tableau de bord. Une version GLS complète la gamme. Elle est équipée du moteur (94 ch) préparé par Holbay. Pour 1975, la Hunter reçoit des pare-chocs plus épais tandis que les feux arrière sont intégrés dans un panneau décoratif en aluminium anodisé.  
A l'exportation, la Hunter est commercialisée sous la marque Sunbeam.